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International Publié le mercredi 11 mars 2009 | Nord-Sud

Bilan : Leçons d`une compétition

Le Championnat d'Afrique des nations, c'est fini. Avec une superbe République Démocratique du Congo, reine de cette première édition. Si au plan sportif, ça été un fiasco pour la Côte d'Ivoire, le pays hôte a relevé le défi de l'organisation.

Le rideau est tombé sur la première édition du Championnat d'Afrique des nations. Huit concurrents, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, la Zambie, la Tanzanie, la Libye, le Ghana, la Zimbabwe et la République Démocratique du Congo (RDC), grand vainqueur, ont gratifié l'Afrique du sport roi du beau jeu. Cette édition initiale a permis au continent noir de s'apercevoir de l'énorme vivier dont il dispose. Les Ghanéens, les Sénégalais, les Zambiens et surtout les Congolais ont montré de belles potentialités. Et l'on s'est rendu compte que tous les meilleurs footballeurs africains ne sont pas tous dans les Championnats professionnels.


Du niveau de la compétition

Les observateurs avertis sont unanimes du niveau élevé du premier Championnat d'Afrique des nations remporté par la République Démocratique du Congo. Et la finale RDC-Ghana a achevé de convaincre les sceptiques. Du 22 février au 8 mars, huit nations ont montré ce qu'elles ont de mieux au plan domestique. Après deux à trois journées, les puristes se sont rendu compte que la poule B basée à Bouaké et composée du Ghana, de la Libye, du Zimbabwe et de la RDC, était plus relevée. Pas que celle d'Abidjan où étaient logés la Côte d'Ivoire, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie était nulle. Mais la poule de la capitale de la paix a démontré qu'elle était la meilleure en donnant le champion de l'épreuve. Tant au plan technique, tactique voire physique, les Léopards, même s'ils n'avaient pas la faveur des pronostics, ont prouvé qu'ils étaient les plus réalistes et ambitieux. La preuve, la RDC a placé quatre joueurs dans l'équipe type du Chan avec Glagys Bokese, Kazembe Mihalo, Bongeli Lonfo, Mputu Trésor. Aucun Ivoirien n'y figure. Et l'idée de l'organisation de cette épreuve donne raison à la CAF. Qui offre une tribune aux locaux, un espace d'expression au haut niveau.


De l'engouement

Le contact entre le public ivoirien et le premier Championnat d'Afrique des nations n'a pas été facile. Et le président du Cochan, Jacques Anouma, était quelque peu inquiet quant à l'intérêt que les Ivoiriens allaient accorder à cette compétition. Mais au fur et à mesure que l'épreuve avançait vers les sommets, l'engouement allait grandissant. Malheureusement, l'élan du public abidjanais a été freiné par les médiocres prestations de la sélection Ivoire. Une situation qui n'a nullement entamé l'ardeur des supporters de Bouaké à se rendre au stade de la Paix. Bien au contraire. Le public bouakéen a damné le pion à son rival abidjanais. A un moment donné de la compétition, la comparaison n'était plus possible. Et cette présence massive du public de Bouaké aux rencontres a même poussé le Cochan à suggérer à la Caf de transférer les demi-finales dans la capitale du Centre. Demande rejetée. Malgré cela, Bouaké réclamait toujours la finale.


De l'organisation pratique

La Côte d'Ivoire, en acceptant l'organisation du Chan 11 mois seulement avant son entame, savait qu'elle s'exposait à deux défis majeurs: remporter le trophée et réussir l'organisation. Les Ivoiriens sont passés à côté du premier. Lourdement. L'entraîneur Kouadio Georges et son équipe n'étaient pas à la hauteur de l'épreuve dont le niveau s'est avéré véritablement élevé. Si la Côte d'Ivoire a piqué du nez au plan sportif, elle a réussi son organisation. Du logement des délégations à leur transport, les conditions de travail des équipes, et bien d'autres, le Cochan a réussi son pari. Le Chan a permis au football ivoirien de remettre ses deux stades aux normes et exigences de la FIFA. Et la Côte d'Ivoire devrait tirer de grosses leçons de cette compétition qu'elle vient d'organiser après la Coupe d'Afrique des nations 1984. Elle doit maintenant savoir qu'elle ne doit plus organiser une compétition pour le plaisir de le faire. Pour abriter un tournoi de cette trempe, il faut s'en donner les moyens financiers, techniques, et humains.


Tibet Kipré
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