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Politique Publié le jeudi 29 juillet 2010 | Le Mandat

Réactions des députés /Jean Michel Moulod, président du Groupe parlementaire Pdci : "Nous ne pouvons pas cautionner la mascarade d’Agoh Marthe"

© Le Mandat Par Christian
Presse nationale - Le quotidien "L`Expression" souffle sa première bougie en présence des ministres Sy Savané, Konaté et du Roi de Bassam
"L’Expression" a célébré son 1er anniversaire à Grand-Bassam, dans le cadre somptueux du Koral Beach, les 3 et 4 juin 2010. Photo: le député-maire, Jean-Michel Moulod
Nous estimons que nous avons tendu la perche. Vous avez vu Madame la vice-présidente vouloir sanctionner un tel, alors qu’elle a eu un comportement des plus déplorables que nous avons dénoncé dans notre déclaration. Nous avons voulu sauvez la séance, mais elle veut la diriger comme elle l’entend. Nous ne pouvons donc pas nous associer à ce qui s’apparente à une mascarade. On aurait pu la récuser totalement compte tenu de son comportement passé. Nous avons écrit au président Mamadou Koulibaly pour qu’il assume ses responsabilités et qu’il définisse clairement les choses. Pendant longtemps nous avons vu la première vice-présidente dans la salle et un vice-président présider une plénière. C’est ce qu’elle a refusé la dernière fois. Mais nous avons voulu calmer le jeu. Aujourd’hui, c’est elle qui profère des menaces, des sanctions… Et elle veut conduire cette rencontre comme elle l’entend. Il n’y a pas d’ordre du jour. Or, c’est le président de l’Assemblée qui arrête l’ordre du jour après l’accord des présidents des conférences. Donc quand elle vient, elle doit présenter les choses conformément aux règles. Concernant les sanctions, nous aimerons bien voir, qu’elle sanctionne les Groupes parlementaires et nous verrons bien la suite.


Adjoumani Kobenan, président de la Commission : ‘’L’Assemblée nationale aujourd’hui est n’importe quoi’’ /‘’Agoh Marthe ne mérite pas sa place’’

Je l’ai déjà dit, Madame la première vice-présidente n’a aucune notion du droit quand bien même, elle serait professeur de droit. J’ai appris par la suite, qu’elle a fait une capacité en droit, avant d’acquérir ses diplômes. Mais, il y a des gens qui ont acquis leur diplôme à partir de la capacité de droit et qui aujourd’hui tiennent bien la route. Son comportement est indigne d’une première vice-présidente de notre institution. Hier, à l’occasion de la rencontre avec les présidents, les vice-présidents et présidents des commissions, nous avons posé un préalable pour condamner son attitude parce qu’elle fait des amalgames entre la suppléance en cas d’empêchement, et la représentation en cas d’absence. La notion de suppléance va jusqu’au remplacement du président qui est empêché par un nouveau président de l’Assemblée nationale. Elle devrait connaître cela en tant que professeur de droit. On le lui a rappelé. Mais de manière unilatérale, elle choisit de lever la séance. Nous avons protesté. C’est au cours de la sortie de la salle, qu’elle profère des menaces, des injures. Que des grossièretés sortent de la bouche d’une première vice-présidente, c’est inadmissible ! Elle ne mérite donc pas d’être à cette place. Nous disons : tant que c’est Mme Agoh Marthe qui viendra présider des séances à l’Assemblée nationale, nous n’allons pas accepter. Comme d’ailleurs l’autre jour, eux-mêmes ont réfuté Woï Messé qui était dans ses droits. Aujourd’hui, l’Assemblée nationale est n’importe quoi, mieux vaut rester à la maison que d’y venir. Ces excuses sont plates. Elle est venue plutôt pour nous narguer. Quand on présente des excuses, ce n’est pas à la volée, mais du fond du cœur. A Mamadou Koulibaly, je lui dis, quand on prend le courage de dénoncer des faits, il faut aller jusqu’au bout. Il faut que Mamadou Koulibaly vienne jouer son rôle, car avec Agoh Marthe, c’est n’importe quoi.


Woï Messé, vice-président : ‘’Agoh Marthe est instrumentalisée’’

Nous n’avons pas voulu être complices d’une mascarade. Il y a eu une conférence des présidents qui s’est tenue. Cette conférence n’a pas pu arrêter l’ordre du jour. Parce que la première vice-présidente qui, la dernière fois, avait créé le désordre, a encore tout fait pour que la séance du mardi 27, ne se passe pas bien. Elle a été la première à sortir de la salle. Aujourd’hui (Ndlr hier), elle ne peut pas venir s’asseoir là, pour dire n’importe quoi. Les députés de notre bord ont demandé l’ordre du jour de la séance. Il n’y en avait donc pas. Nous avons d’abord posé un préalable où elle devait présenter des excuses publiques. Elle a tenté de le faire. Mais vous avez vu en quels termes elle a présenté les excuses. Toujours est-il que cela à perturbé le bon fonctionnement de l’Assemblée. Elle n’a également pas présenté d’excuses pour ce qui s’est passé le mardi. Donc, c’est une dame qui, visiblement, est instrumentalisée pour bloquer le fonctionnement de l’Assemblée. Par conséquent, nous ne pouvons pas rester là pour l’écouter. Ce n’est pas elle qui invente l’ordre du jour. L’ordre du jour est pris de commun accord, à la conférence des présidents. Nous sommes dans une maison de la démocratie. Tout ce qui se passe en plénière est préparé dans le cours des réunions précédentes. La réunion du bureau, surtout la conférence des présidents. Ce sont ces présidents qui arrêtent l’ordre du jour. Elle ne peut pas à elle seule, décider de l’ordre du jour. S’il y a blocage à l’Assemblée nationale, ce sont eux qui l’auront voulu. L’institution ne mérite pas toute ces choses. Nous ne réclamons pas la présence effective des présidents Mamadou Koulibaly car depuis dix ans, cette Assemblée existe. L’Assemblée peut fonctionner avec la décision que son président prend, en désignant un tel ou un tel autre pour la présider. Aujourd’hui, Mme Agoh Marthe fait de l’affaire Mamadou Koulibaly une affaire d’Etat. Ça c’est une affaire interne. Si elle n’est pas contente du rôle qu’on lui fait jouer, qu’elle sache qu’il y a une procédure dans ce pays. Quelle s’adresse au Conseil constitutionnel qui dira ce qu’il faut faire. Mais elle n’a pas le droit de venir bloquer le fonctionnement de notre institution. On ne peut pas continuer à accepter cela. Elle a voulu me pousser à la faute. J’ai évité cela et j’ai suspendu la séance. Si l’Assemblée est bloquée, c’est par la faute de Mme Agoh Marthe et non de quelqu’un d’autre (…).

Propos recueillis par Etienne Atta
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