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Politique Publié le jeudi 9 juillet 2015 | AFP

Côte d’Ivoire: pas de menaces jihadistes sur le territoire, selon le gouvernement

© AFP Par Serge T
Cérémonie d`ouverture du forum sur la normalisation et l`innovation en matière de TIC
Jeudi 02 Juillet 2015. Abidjan. M. Bruno Koné, Ministre de la poste et des TIC et M. Houlin Zhao, Secrétaire Général de l`Union Internationale des télécommunications ont présidé la cérémonie d`ouverture du forum sur la normalisation et l`innovation en matière de TIC.
Abidjan - La Côte d’Ivoire est à l’abri de menaces de jihadistes qui avaient étendu, depuis le Mali, leurs attaques jusqu’aux frontières du pays, a estimé mercredi le gouvernement ivoirien, se disant toutefois prêt à riposter "le cas échéant".

"Il n’y a pas de menaces réelles visibles à ce jour sur le territoire ivoirien", a affirmé Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, lors d’une conférence de presse ponctuant un Conseil des ministres.

Le pays, jusque-là épargné par les raids islamistes d’un groupe jihadiste opérant au Mali voisin, s’est toutefois préparé contre des attaques. "Des précautions sont prises pour que, le cas échéant, nous puissions réagir efficacement", a poursuivi M. Koné, qui a fait état d’un renforcement militaire "aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays et en particulier à
certaines frontières".

Le groupe Ansar Dine, dont les combattants ont étendu leurs attaques aux frontières maliennes avec la Mauritanie et la Côte d’Ivoire, avait menacé il y a une semaine de frapper ces deux pays, qu’il accuse de coopérer avec "les ennemis de l’islam".

La Côte d’Ivoire, l’un des alliés de la France en Afrique de l’Ouest, sort d’une longue décennie de crise politico-militaire (2002-2010). Vendredi, les députés ivoiriens ont adopté une loi antiterroriste, qui permet des écoutes et des perquisitions en pleine menace jihadiste.

La loi punit d’"un emprisonnement de 10 à 20 ans" le recrutement ou l’affiliation à "un groupe criminel organisé en vue de participer à la commission (d’)actes terroristes". La loi autorise "les interceptions de correspondances", l’enregistrement de paroles, d’images et de dossiers électroniques "sans le consentement des intéressés", ou encore les perquisitions "à toute heure de la nuit et en tout lieu".

ck/jf/etb
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