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Politique Publié le vendredi 20 février 2015 | L’intelligent d’Abidjan

Conseil constitutionnel: un ex-ministre demande le retour du poste de vice-président

L’ex-ministre de la justice Faustin Kouamé a publié un ouvrage intitulé ‘‘Election du Président de la République en Côte d’Ivoire 1993-2010 Espoirs, dérives, droits et antidroit’’. La dédicace de ce livre a eu lieu le jeudi 19 février 2015 aux Restaurant BMW au Deux-Plateaux.

Faustin Kouamé, qui a été l’une des personnalités qui ont consu la Constitution ivoirienne, a indiqué les raisons pour lesquelles la Côte d’Ivoire a opté pour le Conseil constitutionnel en lieu et place de la Cour Constitutionnel comme c’est le cas dans d’autres pays. « Pour la Côte d’Ivoire, nous nous sommes dit qu’on n’a pas besoin de Cour constitutionnelle mais de Conseil constitutionnelle à cause de l’ignorance, de la précarité institutionnelle des dirigeants (président, ministre etc.) », a-t-il déclaré. Tout en dénonçant la suppression par le régime Guéi Robert poste de vice-président du Conseil constitutionnel : «Nous avons prévu dans cette loi deux (2) vices présidents de sorte que ceux-ci puissent arrêter les dérives éventuelles ou les erreurs des Présidents. Regardez le coup d’état du 24 décembre 1999.

Pour effacer totalement les traces de Bédié et du régime Bédié on a cru bien faire en supprimant la vice-présidence du conseil constitutionnel. La Côte d’ivoire est le seul pays au monde à avoir une institution juridictionnelle sans vice-président et comme, je l’ai dit dans l’ouvrage, actuellement le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire depuis la loi organique du 05 juin 2001 est une institution à organigramme despotique. Et je viens de le dire et je voudrais rétablir les choses non pas par rapport à une personne mais par rapport à ce qui est universel car si dans ce monde, vous êtes la seule personne à prendre une décision, c’est que c’est vous qui êtes dans l’erreur. C’est vrai que nous sommes premier en cacao, premier en route mais il faut pas être premier aussi dans la dégradation institutionnelle.

Avant la crise de 2010, si le conseil constitutionnel avait des vices présidents, on aurait arrêté les sortie de route juridique du président du conseil constitutionnel ». Parlant de la démission de Francis Wodié de la tête du Conseil constitutionnel, l’homme de droit a relevé que « la démission est un droit fondamental mais « Francis Wodié étant une haute entité de la République, une haute entité de principe a démissionné. Mais jusqu’à ce jour, nous ne semblons pas avoir retrouvé sa lettre de démission». Par ailleurs, le conférencier a rappelé les promesses faites par le Président de la République d’extirper de la Constitution les articles homogènes. «Les chefs d’Etat dénoncent l’article 35 de la Constitution. Mais une fois au pouvoir, ça devient leur compagnon », a-t-il regretté. Il a signalé que l’article 35 ne peut empêcher Alassane Ouattara d’être candidat tout en promettant qu’il précisera sa pensée dans les prochains jours.

Abdoulaye Touré
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