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Art et Culture Publié le mercredi 22 avril 2009 | L’intelligent d’Abidjan

Sidiki Bakaba à propos du retrait de ses gardes du corps: "Le Lieutenant-colonel Amichia veut m’assassiner"

Les gardes du corps de Sidiki Bakaba, directeur du Palais de la culture d’Abidjan (PCA), lui ont été retirés. Un qui assurait sa sécurité et deux autres auprès de sa conseillère, son épouse. Une décision que ne comprend pas Sidiki Bakaba quand le Lieutenant-Colonel de la première compagnie de la GR à Treichville rappelle ses hommes alors que ceux-ci lui ont été accordés sur instructions « du président de la République ». De cet acte, le directeur du PCA voit une menace contre sa personne. « Le Lieutenant colonel Amichia veut m’assassiner », explique-t-il au téléphone dans la soirée du lundi. « J’ai beaucoup d’autres gardes du corps dans la vie », réplique-t-il. Pourquoi ce retrait ? Sidiki dit ne pas comprendre. Joint au téléphone hier, le Lieutenant-Colonel Amichia indique qu’il répond d’une autorité et que M. Bakaba « sait le contenu du courrier à lui adressé qui explique le retrait de ses gardes ». Mais les situations et les évènements s’entremêlent. Loin d’avoir une même origine. Dans la même matinée du lundi à 7 heures du matin, des actes de « vandalisme » sont posés à l’arrière du camp de la Garde Républicaine (GR) sur un espace devenu « litigieux » situé entre le PCA et la gare lagunaire Sotra de Treichville. Le panneau impressionnant, grandeur nature qui fait face au Plateau et qui appartiendrait à un opérateur de téléphonie est saccagé, sur un côté. Sur le chantier où l’on verra naître – en dessous du panneau – un espace ludique et de divertissement, les travaux sont arrêtés net. Situation oblige. Des individus – certains – encagoulés « le visage peint en noir, venus du palais de la culture, ouvrant la grille – côté Espace Anoumabo – a témoigné hier mardi Zamblé, tapissier exerçant à côté dudit espace, se sont mis à tout saccager ». Pour lui, il n’y a pas de doute, ces individus ne sont pas de Treichville. Ils sont arrivés munis de couteaux, de pioches, de masse (marteau servant à casser le béton), de barre de fer et machettes. Témoignage soutenu par le vigile sur le site en location et appartenant à l’ex-ministre Mme Sarassino. Lui qui a été tenu en respect quand quatre autres ouvriers ont pris la clé des champs, de peur d’être pris pour cible. Estimé à une « centaine » - ce qui revient des témoignages de ceux présents - pendant que certains d’entre eux bloquent l’accès d’où ils sont venus de même que l’autre bout de la ruelle menant à la gare des bateaux-bus, la majorité s’est mise à l’ouvrage. Du diluant trouvé sur le chantier ils aspergent le véhicule Nassel Peugeot immatriculé 9029ESO1qu’ils incendient. Le véhicule qui permet de « travailler en hauteur », a indiqué Comara Moussa coordonnateur et chef de chantier, est une propriété de l’Atelier design, le maître d’œuvre et maître d’ouvrage du projet. La femme, nous a-t-on fait savoir, du responsable de la régie Quartz retrouvée hier sur le site a préféré ne pas se confier à la presse. « C’est bon. Merci de venir. Quand on a une plaie, on la soigne. En parler, c’est remuer le couteau dans la plaie », a-t-elle évoqué. Pour Comara « il y a eu du vandalisme, du pillage et du vol. Ils se sont livrés à des actions malhonnêtes. Ils n’ont pas su faire valoir leur droit ». Caractérisant le vol, il se demande « comment ils savaient qu’il y avait quelque chose » à l’intérieur du conteneur d’abord dérouillé puis vidé de tout son contenu. Du matériel de soudure, des truelles, brouettes, du ciment, etc. En clair, « tout ». En l’espace de 30 minutes, la mission est terminée car un d’entre les casseurs - souligne Faye, chef maçon - décomptait le temps de l’opération pendant qu’un autre filmait. Les dégâts sont aussi considérables sur le domaine jouxtant construit par Mme Sarassino. A l’aide d’échelle, ils accèdent à la toiture et font des ouvertures. Pour Faye, « ils savent s’y prendre, font des trous en des endroits précis du mur où recoller est un travail énorme ». Chez le gardien du domaine de Mme Sarassino dont le téléphone a été arraché parce que voulant appeler à l’aide, l’épouse relève le vol, par les occupants du site, de la somme de 115 mille Fcfa ; une tontine que lui a confiée sa sœur. M. Comara, taille imposante, style jeunot, ne se fait aucun doute : « nous avons été attaqués – le regard orienté vers le PCA – par Bakaba (Ndlr : Sidiki). Nous sommes en conflit depuis ». Il revient, dit Comara, de faire l’expertise, évaluer les pertes et relever les dégâts. « Il n’y a aucun reste juridique qui nous empêche de poursuivre », admet-il après avoir donné des instructions à M. Koné et les autres qui se mettent à la tâche. Qu’a dit M. Bakaba le même jour ? « Il n’y a pas de débat. Je suis un artiste, pas un casseur. Je casse le décor que je construis sur la scène. Je suis serein. J’attends d’eux des preuves qui inculpent ma personne ». Voyant quelqu’un – Mme Sarassino – qui tire les ficelles, « elle fait de l’intoxication. Je ne sais pas jusqu’où elle pourrait aller. Ce sont des accusations sans preuve ». Pour lui, tout ceci est la preuve qu’il « dérange énormément » car pour ce qu’il fait « 90% des Ivoiriens auraient abandonné. Je préfère qu’on m’attribue cela qu’autre chose. Le mensonge a pris une grande place dans ce pays ». Selon Sidiki Bakaba, « ceux qui m’en veulent ont mille raisons de le faire ». L’impression qu’il a, « beaucoup de personnes sont mouillées » pour la question traitant du site saccagé qui est, admet-il, du domaine du Palais de la culture.

Koné Saydoo
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