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Société Publié le vendredi 24 avril 2009 | Le Repère

Enquête-OSER-Automobilistes : Ah, ces radars de la discorde !

Il est 9h30 mn le lundi 23 mars dernier, à la descente de l'échangeur allant dans le sens d'Adjamé-Liberté vers Cocody les deux Plateaux. K. Marcel, à bord de son véhicule, est intercepté par une unité radar pour excès de vitesse. Alors, le contrevenant demande à voir le cliché qui identifie son véhicule ainsi que la vitesse à laquelle il roulait. Les agents lui demandent, s'il veut le savoir, de se rendre à la direction de l'Oser. K. Marcel se met dans tous ses états et il s'ensuit des échanges quelque peu vifs. A la fin, K. Marcel se décide à payer les 2000Fcfa que les agents de l'unité radar lui ont réclamés en refusant cependant de prendre son récépissé. Il s'engouffre, tout remonté, dans son véhicule et part.

Ils sont nombreux ces usagers qui grognent quotidiennement en contestant les décisions des unités radar qui les interceptent sur les routes pour excès de vitesse. A l'instar de K. Marcel, certains usagers de la route, interceptés, reprochent aux unités radar de cacher sciemment les radars dans le but de se faire de l'argent. D'autres, par contre, doutent de la fiabilité des radars face à l'impossibilité pour les agents de produire sur le champ, à l'interception les preuves de leurs infractions. Et, en plus, on leur demande de se rendre plus tard à la direction de l'Office de sécurité routière pour des preuves. Ce sont là entre autres des éléments qui constituent la cause de l'interminable discorde entre les unités radar de l'Oser et des usagers épinglés.


Les précisions du directeur de l'Oser

Face à cette situation très embarrassante, le directeur de sécurité routière, Dr Ehui Aka Désiré que nous avons rencontré le vendredi 17 Avril dernier à son bureau, en présence de certains de ses collaborateurs, a réagi. Ainsi, selon lui, " le radar est un instrument d'évaluation du comportement des conducteurs relativement aux messages de sensibilisation de l'Oser, pour ce qui est du respect des vitesses de limite réglementaires. A cet effet, l'unité radar vérifie le respect par les automobilistes, des limitations de vitesse prescrites par le code de la route, sensibilise les conducteurs et sanctionne les contrevenants en vertu de la loi n° 63-526 et 63-527 du 26 décembre 1963 relatives aux peines applicables aux infractions en matière de police de la route. A ce titre, l'unité leur fait payer une amende forfaitaire de 2000F Cfa sur le lieu de l'infraction ou à l'Oser, selon la convenance du concerné. Il ne s'agit donc ni pour l'Oser, ni pour l'Etat de se faire de l'argent, mais de faire baisser la vitesse afin de réduire le risque routier. D'ailleurs, les 2000F sont directement perçus par le trésor public par le biais de son agent comptable qu'il détache à l'Oser. Nous ne cachons pas les radars. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est que depuis le retrait de tous les radars analogiques, nous ne disposons plus que de radars numériques qui ne sont pas toujours visibles même quand ils sont placés au bord de la route''. Concernant la question de la preuve sur place soulevée par des contrevenants, le n°1 de la sécurité routière en Côte d'Ivoire persiste et signe. '' Nous ne pouvons pas donner la preuve de l'infraction sur la route. Si on veut le faire, on risque de créer plus de problème qu'on en résout. Car une unité radar qui va sur le terrain est composé de 6 personnes dont 2 agents Oser et 4 agents des forces de l'ordre. Cette équipe est organisée sur la terrain comme suit : un agent opérateur technique suit le radar. Et l'autre reste avec les forces de l'ordre qui sont généralement situées dans un intervalle de 500m à 1km de celui qui est au niveau du radar. Lorsque le radar flashe un véhicule, alors l'opérateur technique avertit l'équipe qui intercepte, à l'aide d'un talkie-walkie en leur indiquant la marque et la couleur de la voiture en infraction ainsi que la vitesse à laquelle elle roulait. Donc, si le contrevenant conteste, il ne serait pas aisé de faire demi-tour au poste avancé pour voir les images de son infraction. Ce que nous faisons donc, c'est que les unités radar ramènent après leurs sorties les cartes mémoires des radars numériques à la station de lecture et un agent formé à cet effet, traite les images et les range par jour et par site de l'unité radar. Ainsi, les automobilistes peuvent se rendre à la direction de l'Oser pour visionner la preuve de leurs infractions en cas de contestation. Et la capacité de stockage est suffisamment importante pour archiver les images pendant au moins 6 mois. Il faut que les automobilistes sachent que nous n'inventons rien. Pour ceux qui contestent, les unités sont appelées à ne retenir exclusivement que le permis de conduire et à leur donner un récépissé avec le quel ils doivent venir à l'Oser aux fins de payer leur amende forfaitaire de 2000F''. Le patron de l'Oser qui était soutenu par ses collaborateurs a lancé un appel aux usagers de la route en leur demandant de s'approprier le radar comme un bon compagnon de route pour leur protection contre le risque d'accident lié au facteur excès de vitesse. Il a ajouté que les usagers de la route, en respectant les vitesses maximales réglementaires, économisent non seulement en consommation de carburant, mais également en usure de certaines pièces de véhicule.

François Bécanthy
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