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Politique Publié le samedi 21 novembre 2009 | L’intelligent d’Abidjan

Les Samedis de Biton - Visites présidentielles

Le Président de la République vient de terminer sa visite dans le Worodougou. L’un des grands moments, pour moi, de la vie politique réside dans ses voyages. Ils me procurent de forte sensation. Je ne manque jamais les journaux télévisés de 13h ou de 20h. Je suis impatient de les voir. Et cela pour plusieurs raisons. J’aime voir les villes et les villages de la Côte d’Ivoire. On nous les présente durant ces voyages. Surtout pour les villages que je ne connais pas et dont j’entends parler. J’aime les voyages et chaque ville présentée me donne l’envie de la visiter. C’est un énorme travail pour la promotion du tourisme intérieur que fait le Président. Il est bon de faire venir les touristes de l’étranger pour visiter notre pays et nos lieux marqués par l’histoire. Mais, je l’ai souvent dit et écrit, qu’il est bon de développer le tourisme intérieur. Regardez, cela est identique pour le cacao. Habituer les Ivoiriens à consommer notre café et notre cacao est un plus pour notre économie. Il y a quelques années, une campagne publicitaire, qui a duré assez longtemps, consistait à dire : « Consommez Ivoirien. » La première consommation ivoirienne, à mon avis, consiste à développer le tourisme intérieur. Il suffit de cars climatisés et confortables à destination de plusieurs villes le week-end. Des réservations dans les hôtels. Et le tour est joué. Il est incontestable que chaque homme se fera accompagner par sa femme ou sa petite amie. Je n’ai jamais compris cette tendance des hommes à courir après les femmes quand ils arrivent dans une ville ou à se faire accompagner par une femme, généralement pas leur épouse. Aller en week-end dans une ville de l’intérieur est bien pour le moral. On échappe à Abidjan. Cette ville est comme une baleine qui mange tout ce qui passe devant sa bouche. S’en sortir de temps en temps est bien pour le moral, la santé et la réflexion. A chaque fois que je rentre à Abidjan, revenant d’une petite ville, je me dis : « Les dépenses vont commencer. » Et j’ai l’impression d’étouffer en foulant le sol de la capitale économique. A voir tous ces visages qu’on voit à travers le petit écran on sent la sérénité due à des villages ou villes qui n’ont pas été encore pollués, ces endroits aux arbres. Si les habitants du Worodougou savaient combien ils étaient heureux, ils éviteront Abidjan. Elles sont si jolies et splendides les femmes du Worodougou. J’ai une envie folle de mettre mes pas à ceux du Président. Le tourisme intérieur ne pourra qu’enrichir ces régions. Malheureusement, les hommes d’affaires ne voient que la rentabilité immédiate. Développer une affaire de ce genre prendra au minimum trois ans. Aucun ne sera capable d’attendre un an pour voir ses affaires prospérer. Et c’est le mal français que décrit Alain Peyrefitte dans son fameux livre. La deuxième raison se situe dans la présentation des cadres des villes et villages visités. J’étais si heureux de voir Hamed Bakayoko recevoir le Président Laurent Gbagbo dans son domicile de Séguéla. Encore plus ému de son adresse au Président. Des larmes me sont tombées des yeux. La troisième raison. Elle est évidente. Entendre les discours du Président. Ce sont des chantiers pour moi. Je n’ai pas encore l’intégralité de tous les discours prononcés dans le Worodougou. Mais d’ores et déjà, je peux revenir sur les extraits d’un discours prononcé le 10 juin 2009, à Zouan-Hounien au cours de sa visite dans les 18 montagnes. En cette période électorale, ce sont des lignes à méditer chaque jour. L G a dit : « Quand le Président de la République est élu, il ne se retrouve pas miraculeusement devant une maison remplie d’argent. L’argent qu’il dépense pour vous, vient de vous, c'est-à-dire des taxes que nous prélevons sur l’exportation du café, du cacao, de l’hévéa, du palmier à huile, sur la commercialisation du riz, de la banane, du tarot ; sur l’exploitation des mines d’or, de pétrole, de diamant. C’est de là que provient l’argent que l’Etat utilise pour vous soigner, assurer la scolarisation de vos enfants. Comprenez que si vous croisez les bras, l’Etat n’aura rien à vous donner. Plus vous travaillez pour vous enrichir, plus l’Etat est riche et pourra voler à votre secours. Moins vous travaillez , moins l’Etat est riche. Travaillez donc pour vous enrichir et enrichir l’Etat afin qu’il puisse déverser sur vous, ce qu’il aura récolté comme taxe. » Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.

PS : Une enquête réalisée auprès de plus de 2000 personnes , en Grande Bretagne, aurait démontré que les plus de 55 ans sont sentimentalement plus actifs que leurs cadets. La retraite n’est pas une mise en berne des activités sexuelles. « Beaucoup pensent que la vie sexuelle de nos parents est taboue. Mais notre enquête montre qu’il est possible d’avoir une vie sentimentale active passée la retraite » a affirmé le responsable de l’enquête. Que dire des Africains, cadets , juniors et seniors qui sont tous au même niveau. D’après les femmes : « Y a pas son petit y a pas son grand. » Nous sommes tous actifs. Sur le plan sexuel, la retraite n’est que le début du championnat. D’ailleurs, les « petites filles » aiment les seniors. Elles me l’ont dit au cours d’une émission de Radio où je présentais mon livre : «Christine» qui parle du démon de midi.

Par Isaïe Biton Koulibaly
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