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Showbizz Publié le jeudi 14 janvier 2010 |

Djuna Mumbafu parle de l’Empire Bakuba, de Pépé Kallé et de son groupe

L’Empire Bakuba n’appartient pas au passé parce que le président Dilu Dilumona, et Papy Tex, en collaboration avec d’autres collègues du groupe, sont en train de préparer quelque chose pour remonter le groupe. Dès qu’ils auront besoin de moi, je n’hésiterai pas à apporter ma contribution artistique.
Djouna Mumbafu est un oiseau rare que l’on ne petit trouver que dans une forêt universelle. Depuis la sortie de son premier album « Tonnerre de Brest » il y a environ 5 ans, l’échassier de la musique congolaise parcourt le monde avec son groupe « Big One ».

Revenant de la Guinée Equatoriale où il a livré quatre spectacles dont deux à Bata et deux à Malabo, Djouna Mumbafu pane de l’Empire Bakuba qu’il a eu à diriger, de Pépé Kallé qui a fait de lui ce qu’il est et de son groupe dont les musiciens lui sont restés fidèles.

Visa : A Kinshasa, le public ne cesse de vous qualifier d’oiseau voyageur, pouvons-nous connaître votre bilan de l’année 2009 ?

Djouna Mumbafu : Mon bilan de l’année 2009 est positif. Je peux dire que depuis ta sortie de mon album « Tonnerre de Brest », mon bilan est positif. Je me suis rendu trois fois en Angola, précisément à Soyo, Mbanza Kongo et Luanda. Je suis allé au Zimbabwe, en Zambie, au Bénin deux fois et en Guinée Equatoriale. Pour la Guinée Equatoriale qui est mon tout dernier voyage de l’année 2009, j’étais invité par le gouvernement de ce pays.

Chaque 31 décembre, le patron de la jeunesse africaine, le Président Théodore Obiang Ngouema, organise une grande manifestation en l’honneur de la jeunesse équatorienne. C’est pourquoi, il m’a invité pour faire plaisir à la jeunesse de la ville de Bata où j’ai donné deux spectacles, le 31 décembre 2009 et le 1èr janvier 2010. Nous avons clôturé notre tournée par la ville de Malabo, la capitale, avec deux concerts livrés les 6 et 7janvier 20l0.

Djouna Mumbafu, pouvez-vous nous faire la lecture de la musique congolaise durant l’année 2009 ?

Dans l’ensemble, la musique congolaise a évolué positivement mais, elle a connu des hauts et des bas. Du côté des producteurs et des groupes, il s’est pose le problème de membres qui devaient composer la délégation. Si le groupe aligne 30 personnes, le producteur, de son côté, se limite à 12 ou 15. En ce qui concerne le travail, tout le monde semble faire la même chose. Alors qu’à l’époque, chaque orchestre avait son style. On distinguait facilement les styles Viva la Musica, Quartier Latin. Empire Bakuba,ZaIko, Wenge, T.P OK Jazz, Afrisa. Même l’orchestre Kiam avait son style. Et quand Shama Shama jouait, le public reconnaissait facilement son style.

Aujourd’hui, lorsqu’un artiste fait quelque chose qui accroche, tous les autres cherchent à faire comme lui. Mais il y a des cas d’exception. Certains d’entre nous sortent de l’ordinaire. Le cas d’Awilo Longomba, qui a connu un succès fou avec son propre style, est vraiment une exception. Il n’a pas copié tout ce que les autres ont fait. Il est aujourd’hui difficile d’identifier le travail d’un artiste puisqu’on fait la même chose. On peut reconnaître que c’est tel orchestre, lorsque le leader lance le nom de quelqu’un.

L’album « Tonnerre de Brest » a hissé Djouna au firmament du succès discographique mondial et il maintient le cap. A quand la sortie d’un nouvel album ?

C’est une grâce que Dieu m’a faite. Il a réalisé ce que je lui ai demandé : maintenir longtemps mon album sur le marché avant la sortie d’un nouvel album... Certains croient que pour être présent sur le marché, il faut procéder à la sortie, chaque six mois, d’un nouvel opus. Je félicite mes collègues Fally et Ferre qui ont mis deux ans pour la sortie de leurs nouveaux albums. Moi, personnellement, j’ai pris cinq ans et d’autres ont pris du temps plus que moi. Il faut faire un travail de qualité pour que le disque se maintienne longtemps sur le marché et non produire un travail qui soit facilement balayé après six mois. Après cinq ans de « Tonnerre de Brest », je promets au public la sortie, cette année, d’un nouvel album. Je suis content d’avoir écouté les conseils de vieux Lutumba, du ministre de la Culture et des Arts et du Grand- Père Bozi Boziana. Le président Lutumba m’a dit: «Tu dois patienter avant la sortie d’une nouvelle œuvre car ton album qui se trouve sur le marché est à cheval entre la RDC et l’extérieur du pays ». Il avait pleinement raison.

Vous préparez un nouvel album, si vos anciens collègues de l’Empire Bakuba, comme Boeing, Lofombo et les autres demandaient à vous prêter main forte, accepteriez-vous ?

C’est bien, mais pour le moment, je n’ai pas prévu ça. Dans ma tête, je pense à autre chose, peut être qu’un conseil de leur part serait le bienvenu. Nous acceptons les conseils des non musiciens et pourquoi pas les leurs.

Djouna a son groupe « Big One », Boeing 737 a « Empire Fondation » et « Lofombo a « Delta Force », pouvons-nous dire que l’Empire Bakuba appartient au passé ?

L’Empire Bakuba n’appartient pas au passé parce que le président Dilu Dilumona, et Papy tex, en collaboration avec d’autres collègues du groupe, sont en train de préparer quelque chose pour remonter le groupe. Dès qu’ils auront besoin de moi, je n’hésiterai pas à apporter ma contribution artistique.

Pouvons-nous connaître votre programme et celui du groupe Big One pour l’année 2010 ?

Nous avons beaucoup de voyages à faire mais à cause de la préparation du nouvel album, nous serons obligés d’annuler les tournées les plus longues.
J’allais oublier de vous dire qu’au cours de l’année 2009, j’ai aussi conduit mon groupe à Surinam où nous avons livré deux concerts. Lors du même voyage, nous avons fait la Hollande.

Quel est alors votre secret puisque vous avez voyagé et êtes rentrés au pays avec une équipe au grand complet ?

Cela dépend des musiciens que vous avez et du patron qui vous dirige. Aucun foyer ne manque de problème. Il est préférable d’arranger lorsqu’il y a des problèmes. Au cas où ça ne marche toujours pas, c’est la séparation. Dieu a dit que si vous trouvez que telle partie du corps vous conduit au péché, coupez-la.J’étais dans Delta Force et je suis parti seul mais aujourd’hui, j’ai créé un autre groupe plus dynamique que le premier.

Quel sentiment avez vous lorsque vous voyagez avec votre groupe alors qu’on vous traitait d’animateur ? Saviez-vous qu’un jour vous alliez entretenir votre propre groupe ?

Je remercie beaucoup Dieu parce qu’il a réalisé ce que je lui avais demandé. J’étais le Chef d’orchestre de l’Empire, j’ai dirigé Pépe Kallé, Papy Tex, Dilu, Boeing 737, Dons Ebunga, MP Chén et les autres. Ca signifie que j’ai déjà dirigé trois orchestres sans le savoir. Heureusement, cette expérience m’a rendu sage. Si je n’étais pas passé pas par là, je n’allais pas m’hasarder à créer un groupe. Celui qui vit aux côtés d’un cultivateur connaît à quel moment il faut arroser les semences et comment il faut labourer.

Quelle est la question que Visa ne vous a pas posée et que vous voulez que nous la reprenions dans nos colonnes ?

Je vous remercie pour votre visite, vous êtes parmi les journalistes expérimentés de notre pays. Les questions que vous m’avez posées montrent que vous êtes un professionnel. Merci à tous les journalistes de la presse écrite de la RDC et au groupe de presse Le Palmarès ainsi qu’à tous mes fans à travers le monde, je sais qu’ils me liront car j’ai été surpris de trouver vos deux journaux, Visa et Le Palmarès, dans un bureau en Afrique du Sud. Bonne année à tous!

Propos recueillis par B.G./Visa
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