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Société Publié le mardi 2 mars 2010 | Fraternité Matin

Mines et énergies : Augustin Komoé s`informe sur son ministère

Le nouveau ministre des Mines et de l’Energie, Augustin Comoé, et ses collaborateurs étaient lundi, au Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd), pour s’imprégner des défis du secteur.

Sans passer par quatre chemins, le nouveau ministre a déclaré aux experts du Bnetd, notamment ceux du département industrie, mines et énergie (Diem), menés par leur directeur général, Dr. Ahoua Don Mello, qu’il était un néophyte en la matière et qu’il était venu se faire une idée claire des dossiers du secteur. Augustin Comoé s’est appesanti sur la crise énergétique que connaît le pays en ce moment, et souhaité explorer avec les experts du Bnetd les solutions possibles au délestage électrique. «La Côte d’Ivoire ne mérite pas pareille situation. Nous avions pris de l’avance sur beaucoup de pays dans ce domaine. Je suis venu scruter, avec le Bnetd, les horizons pour sortir le pays de la situation et surtout, pour que le pays n’y retombe plus», a-t-il indiqué. Le nouveau ministre des Mines, qui n’avait pas encore pris fonction officiellement au moment de la rencontre, a estimé que la situation est si préoccupante qu’il ne pouvait pas attendre de remplir cette formalité administrative, avant de se lancer à la recherche de solutions au délestage.


En retour Kouassi N’da, directeur du Diem, a livré une réflexion globale sur l’évolution de la politique énergétique de la Côte d’Ivoire. On retient de son exposé que la bonne tendance amorcée par le pays, qui s’est doté de trois plans directeurs : production et transport, distribution et électrification rurale, s’est effondrée du fait des dysfonctionnements de la réforme de décembre 1998. Laquelle a ordonné la liquidation de l’Eeci, la dissolution du Fnee et du Commissariat du gouvernement, la création de trois (3) nouvelles sociétés d’Etat: l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité (Anaré) ; la Société de gestion du patrimoine du secteur de l’électricité (Sogepe) ; la Société d’opération ivoirienne d’électricité (Sopie). La principale conséquence de cette réforme a été la perte de la coordination entre les différents acteurs et l’absence de l’œil du technicien, notamment celui du Bnetd écarté par cette restructuration. Il s’en est donc suivi «un endettement massif du secteur du fait des travaux effectués en inadéquation avec les ressources disponibles ; la signature de convention avec Lustran, Abatta et Eei, des opérateurs sans référence ni expérience de production», soutient l’expert du Bnetd. Les lacunes accumulées par le secteur son nombreuses. Aussi, préconise-t-il la création d’un comité de gestion de la crise énergétique, pour faire face aux urgences du moment.


David Ya
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