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Politique Publié le jeudi 18 mars 2010 | Le Patriote

Pour la Commission Technique Mines et Energie - La Présidente : Touré Maférima

Délestage à Bouaké/ Mme Moné Zampéhi Zéliatou (Veuve de Moné Salif) :
“Mes enfants ont brûlé comme du charbon”
Suite à la coupure du courant, un père et ses trois enfants sont morts, la semaine dernière par la faute d’une bougie ayant provoqué un incendie. Quelques jours après la mort tragique de son époux et de ses trois enfants, la veuve de celui qui fut le gardien des locaux de Konan Konan Denis, ancien maire de Bouaké, parle.
Mardi 16 mars, il est 13h lorsque nous prenons attache avec la personne ressource qui devait depuis trois jours établir le contact avec la famille du regretté M. Moné Salif. C’est dans cette cellule familiale, que la veuve a élu domicile pour un meilleur suivi après la mort tragique de son mari par incendie. Instant tant souhaité, après trois jours de négociation avec la famille du regretté Moné Salif pour obtenir cet entretien. « Puisque dame Zampény Zéliatou, âgée de 29 ans, étant sous le choc a tenté plusieurs fois de se donner la mort. Ainsi, elle demeure sous une vigilance stricte de sa belle famille. Il fallait qu’elle retrouve un peu ses esprits avant de la laisser échanger avec des visiteurs », confie M. Moné Abnu, l’aîné de celui qui a été gardien des locaux de l’ancien maire de Bouaké, M. Konan Konan Denis, à notre arrivée au quartier ‘’Campement’’, situé à quelques encablures de Bouaké sur la route de M’Bahiakro, dans les environs de la piscine municipale. Nous sommes reçus par Moné Boukary, l’oncle du disparu. Quelques minutes après, nous voici en face d’une jeune fille. C’est Mlle Zampény Zéliatou, épouse de feu Moné. Elle avance à pas lents, suivie d’une vieille femme qui se présente comme la grand-mère du disparu. Avant d’entamer les échanges, nous jetons un coup d’œil sur le certificat de décès du mari de Zampény Zéliatou qui atteste que « M. Moné Salif, 35 ans, est décédé le 11 mars 2010 par brûlure au 3ème degré ». Le document, qui porte la signature de Yéo Chifolo Jérôme, chirugien au service traumato-orthopédie du Chu de Bouaké, confirme la mort par incendie de l’infortuné vigile. Ainsi, cinq jours après le drame qui a emporté Moné Salif et trois de ses enfants âgés de six, quatre ans et 18 mois, la veuve explique les circonstances de la disparation tragique de son époux et de leurs enfants.

LP : Comment va votre moral ?
Z.Z : C’était très dure, mais par la grâce de Dieu, j’ai un peu de moral. Perdre son mari et ses trois enfants, qui étaient si petits pour une femme vous comprenez que ce n’est pas facile.

LP : Pouvez-vous nous dire pourquoi et comment votre maison a pris feu.
ZZ : Depuis que cette situation de délestage a commencé, nous utilisons de la bougie pour nous éclairer. Nous dormons dans une maison communément appelée « entrée coucher » mais assez vaste pour contenir tout nos effets. Ce jour-là, comme d’habitude lorsqu’il ya coupure du courant, nous allumons la bougie. Et nous étions dehors, il était environ 21 heures, lorsque nous avons vu la fumée sortir de la maison. Puisque les trois enfants dormaient à l’intérieur, mon mari qui était couché dehors s’y est précipité pour secourir les enfants. Dans son élan, la porte qui est en fer s’est refermée après qu’il se soit retrouvé à l’intérieur de la maison.

LP : votre mari étant à l’intérieur, qu’est-ce que vous avez fait ?
ZZ : Etant toute seule hors de la maison, j’ai poussé la porte en vain, elle n’a pu s’ouvrir. C’est ainsi que j’ai couru pour aller chercher du secours dans le voisinage. A notre retour avec les bonnes volontés qui ont répondu à mes cris détresses, nous sommes venus trouver que le feu avait déjà fait des ravages. Lorsqu’ils ont pu avoir accès à l’intérieur de la maison, deux de mes enfants étaient déjà calcinés. Il s’agit de mes plus grands enfants. Ceux là ont vu leur corps ramassés. Mais, celui âgé d’un an et demi est décédé à l’hôpital tout comme son père. Sinon les deux plus âgés ont été brulés et devenus comme du charbon. Le bras de l’un d’entre eux, s’est même arraché depuis l’épaule lorsqu’on a tenté de le soulever.

LP : N’y avait-il pas un liquide inflammable dans votre maison ?
ZZ : Si, un bidon d’essence.

LP : Comment l’incendie a pu être circonscrit ?
ZZ : Tout avait fini de brûler dans la maison quand les agents de l’Onuci sont arrivés.

LP : Depuis combien de temps votre mari travaillait ici comme gardien. Et son patron qu’a t-il fait quand il a appris que son gardien a trouvé la mort dans cet incendie.
ZZ : Franchement, depuis le jour du drame ses proches parents sont arrivés. Pendant le sacrifice du troisième jour une forte délégation est aussi arrivée en son nom. Donc, je peux dire que les parents de son employeur ont toujours été à nos côtés.
Maiga Idrissa (Correspondant)
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