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Économie Publié le mercredi 24 mars 2010 | L’intelligent d’Abidjan

Deuxième revue du programme économique / Philippe Egoumé à propos du PPTE: "Le dossier de la Côte d’Ivoire sera traité selon son mérite technique"

Le représentant-résident du FMI à Abidjan, M. Philippe Egoumé, a animé une conférence de presse pour faire le point de la mission de cette institution financière qui a eu lieu en Côte d’Ivoire durant la période du 4 au 19 Mars 2010. C’était au 17ème étage de l’immeuble Sciam, Abidjan Plateau.

Au cours de cette conférence, M. Philippe Egoumé a indiqué que l’objet de la mission de l’institution qu’il représente n’était autre que la deuxième revue du programme économique de la Côte d’Ivoire. Cette mission consistait donc à constater la mise en œuvre du programme économique en 2009 et discuter de la mise en œuvre de celui de 2010 qui est appuyé par la FEC (Facilité Elargie de Crédit) en remplacement de la FRPC (Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance) en vue d’accroître l’assistance du FMI aux Etats. Il ressort de sa communication que la croissance économique en Côte d’Ivoire a atteint au cours de l’année 2009, le taux de 3,9% contre 2,3% en 2008. Selon M. Philipe Egoumé, ce taux est prometteur dans la mesure où c’est la première fois que la croissance économique est supérieure à la croissance démographique. Se prononçant sur l’exécution du budget 2009, M. Egoumé a noté une conformité dans l’exécution du budget avec les engagements pris qui s’est soldée par un déficit budgétaire de 1,6% du PIB (Produit Intérieur Brut). Poursuivant, il s’est attardé sur la lenteur constatée dans la mise en œuvre des réformes structurelles, notamment dans les domaines de l’électricité, l’amélioration du climat des affaires et surtout la soutenabilité de la masse salariale à moyen terme. Ce qui l’amène à déclarer : « La masse salariale en Côte d’Ivoire représente plus de 43% des recettes fiscales contre 35% recommandée par l’Uemoa. Il faut calibrer tout cela ». Avant de se prononcer sur la situation de la SIR. « Le problème de la SIR (Société Ivoirienne de raffinage) n’est pas isolé des problèmes de raffinage dans le monde. La Sir produit 3 millions de tonnes de produits dont seulement 800.000 tonnes sont vendues sur le marché local. Le prix de sortie des produits pétroliers de la Sir est calqué sur le prix à l’international. Avec la crise financière internationale, il y a eu une contraction de la demande des produits des raffineries. Les exportations sur le marché international ont dans cette situation de crise connu une contraction des marges», a-t-il expliqué. Avant d’indiquer son souhait de voir la SIR, pilier industriel de la Côte d’Ivoire sortir de la zone de turbulence. Un autre volet de cette conférence a été consacré au point d’achèvement de l’initiative PPTE et à la contreperformance des douanes Ivoiriennes. Face aux interrogations et inquiétudes quant à l’atteinte du point d’achèvement, le conférencier a indiqué que le point d’achèvement est flottant. Il y a donc un certain nombre de mesures qu’il faut mettre en œuvre. Aussi a-t-il tenu à préciser que le gouvernement ivoirien y travaille. «Les prélèvements parafiscaux ont énormément diminué, nous ne sommes pas loin de 22% de tous les prélèvements. Après les accords cadres, il faut arriver à des accords avec tous les créanciers de la Côte d’Ivoire. Jusque-là, il reste le Brésil. Avec le club de Londres, la grosse partie est en train d’être traitée. Je dois avouer qu’il y a eu un travail formidable du ministère de l’Economie et des Finances ainsi que celui du Plan et du développement», a-t-il révélé. Avant de préciser que, le dossier de la Côte d’Ivoire sera traité selon son mérite technique. Toute chose qui laisse croire que l’organisation des élections n’est pas la condition majeure. Commentant les contreperformances des douanes ivoiriennes, M. Philipe Egoumé a expliqué : «En 2009, on n’a pas eu un résultat à la hauteur des projections. Toutefois, le représentant-résident du Fmi s’est réjoui du travail compensatoire de la direction générale des Impôts qui a permis de combler le gap.

K.H
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