x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Politique Publié le samedi 24 avril 2010 | Le Patriote

Interview / Pr Maurice Kacou Guikahué (PDCI) à propos de la sortie de crise: “Bakayoko et la CEI inquiètent”

© Le Patriote Par KS
Politique nationale : Pr Maurice Kakou Guikahué, secrétaire général adjoint du PDCI-RDA, délégué départemental de Gagnoa
Photo: Pr Maurice Kakou Guikahué, ancien ministre de la Santé
Le processus de sortie de crise s’enlise et cela n‘est pas fait pour arranger les choses. Depuis en effet la remise en scelle de la Commission électorale indépendante à l’issue de la crise du 12 février née de la double dissolution de la CEI et du gouvernement, rien ne bouge. Pour le Secrétaire général adjoint du PDCI chargé de la mobilisation et membre influent du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le Pr. Maurice Kacou Guikahué, la situation de blocage est entretenue par la CEI: Et il a tenu à le dire de fort belle manière avec le franc-parler qui le caractérise: « (…) Pour moi, si une commission arrive après Mambé, elle doit poursuivre l’œuvre là où Mambé l’a laissée. La preuve ? Youssouf Bakayoko «était au gouvernement. Il suivait donc l’activité de la CEI. Il n’est pas novice. En plus, il est délégué départemental du PDCI. Il a donc une équipe qui a suivi de près les travaux de la CEI au nom du PDCI. Amadou Soumahoro qui est du RDR était Directeur régional de campagne d’ADO. Il était donc au courant de tout. Ceux qui sont là-bas ne viennent pas de la planète Mars». Le ton est donné.



LP: Monsieur le ministre, le RHDP envoie des missions à l’intérieur du pays à compter d’aujourd’hui jusqu’à demain dimanche, quelles sont les raisons qui motivent ces tournées?

Maurice Kacou Guikahué: Merci de nous interroger à la veille de ces missions importantes à l’intérieur du pays. C’est un évènement. Parce que c’est la première fois que le RHDP envoie des missions d’une telle importance et d’un tel nombre à l’intérieur du pays. Pour rappel, vous savez que le RHDP a été créé en 2005. Après cela, il y a eu des activités qui étaient surtout, concentrées sur le district d’Abidjan et sa banlieue. Surtout après la crise née de la double dissolution de la CEI et du gouvernement. Nous avions aussi remarqué que les quatre leaders ont organisé successivement, les 19 février et le 3 mars derniers, des réunions de Bureau politique des partis composant le RHDP. Nous avons aussi envoyé des missions dans le district d’Abidjan et sa banlieue pour expliquer les raisons de l’entrée du RHDP au gouvernement Soro II et à la CEI. Nous avons expliqué que la condition que nous avions posée, Gbagbo n’étant plus Président constitutionnellement depuis octobre 2005 et qu’il n’est chef de l’Etat que par un arrangement de l’ONU et des organisations internationales, ne pouvait plus être chef de l’Etat à partir du moment où il sort des accords. Dans la mesure où il est revenu dans les accords avec le renouvellement de la CEI comme le préconisait Pretoria, nous n’avions plus de raisons de ne pas nous aligner sur cet arrangement. Il faut, nous pensons, expliquer tout cela à nos militants.

Parce qu’il y a un flou et il y a une intoxication. Comme cela a été le cas du chef d’Etat-major (Phlippe Mangou, NDLR) qui a dit lors de la rencontre qu’il a eue avec les femmes du RHDP, qu’il n’était pas normal que le RHDP dise qu’il ne reconnaît pas Laurent Gbagbo comme chef de l’Etat et qu’il participe à son gouvernement. Lui-même n’a pas été informé de notre démarche et de la philosophie qui nous ont conduits à prendre cette décision. Il faut donc l’expliquer aux militants et donner la position du RHDP sur les questions d’audit de la liste provisoire et le renouvellement des CEI locales et beaucoup d’autres choses. Lors du dernier Bureau politique, les quatre leaders avaient dit qu’il fallait, après les élections, faire une réflexion vers la constitution d’une formation politique houphouétiste, fusion des quatre partis. Cela aussi doit être expliqué. C’est un pas important pour le RHDP que d’organiser ces missions à l’intérieure du pays.

LP: Y a-t-il eu des critères précis pour nommer les émissaires dans telle ou telle région?

MKG: Au cours de ces missions, si vous prenez une personnalité du PDCI, elle vous dira la même chose que celle du RDR, de l’UDPCI ou du MFA. Parce que nous avons une identité de point de vue, en ce qui concerne le RHDP. Dans ces conditions, on peut envoyer n’importe quelle personnalité dans n’importe quelle région du pays. Cependant, il fallait que tout le monde participe.

Nous avons voulu envoyer plusieurs délégations qui sont des délégations techniques, et en même temps, politiques. Nous avons dit qu’il fallait deux personnalités. Aussi pour que le travail soit bien consistant, nous avons fait un croisement d’opinions et de personnalités. Les gens vont en mission, ils sont des partis politiques différents mais, ils vont dans le même esprit.

L.P.: Parlant du blocage du processus, vous, en tant que RHDP qui souhaitez vivement aller aux élections, comment vivez-vous cette situation?

M. K .G: D’abord, il faut dire que le blocage est dommageable. On a mis en place une CEI depuis le 25 mars. Depuis, on ne sait plus où elle va. On n’a pas de brides d’informations. Cela est très inquiétant. Je pense et on dit que la réflexion précède l’action, la première des choses, c’est d’aller expliquer sur le terrain la situation à nos militants. On a fait une explication très large au niveau du district d’Abidjan. Maintenant, on va vers l’intérieur du pays. Toutes nos bases seront au même niveau d’information. Nous aviserons pour la suite. Nous allons informer tout le monde pour dire que le pays est bloqué aujourd’hui. Tout est bloqué par la volonté du camp présidentiel qui trouve des subterfuges pour ne pas aller aux élections. Il faut que tout le monde sache que c’est le FPI et le camp présidentiel qui ne veulent pas aller aux élections. Nous allons le faire preuves à l’appui. C’est une phase très importante pour le futur.

L.P.: M. le Ministre, et si les militants rétorquaient aux émissaires ceci: «Le pays est bloqué? Que faites-vous pour le débloquer?» Quelles réponses les délégations leur donneraient-elles.

M.K.G: Effectivement pour l’heure, on ne leur a pas dit ce qu’il faut faire. Mais, il faut à leur niveau aussi faire quelque chose. Parce que la mission, elle est double: donner des informations de la direction à la base, mais aussi recueillir le maximum d’informations de la base et leurs orientations ainsi que leurs préoccupations, qui vont guider prochainement nos actions pour que nous ne soyons pas en porte-à-faux avec la base. Par exemple, si nous avons programmé une activité comme la marche des jeunes, le 15 mai, et s’il se trouve que pendant les missions, les gens adhèrent, cela nous confortera dans nos positions. Ils peuvent en plus nous donner d’autres pistes. C’est un rendez-vous du ‘’donner et du recevoir’’. Mais surtout pour écouter la base. Leur dire comment nous sommes organisés, ce que pensent nos leaders, comment nous fonctionnons. En retour, les militants leur expliqueront comment ils sont organisés dans leurs régions. Ils vont aussi nous expliquer leur problème et nous dire comment ils voient les choses.

Ce sont des missions extrêmement importantes.

L.P.: Au niveau du blocage, cela fait plusieurs semaines que la CEI a été mise en place. Est-ce que l’inactivité de la CEI vous déçoit?

M.K.G: Beaucoup ! Parce que nous avons suivi le processus électoral depuis près de deux ans. On a fait les audiences foraines. Des choses qui doivent durer 45 jours, prennent des années. T

Tout le monde a suivi. Ensuite, l’ancienne équipe qui était là a fait de bonnes choses. Il y a eu l’affichage public de la liste provisoire. Ceux qui devaient se plaindre ont eu 45 jours pour le faire.

Il y a eu ensuite une rallonge de près d’un mois. Mieux, la liste se trouve sur Internet. Cela a permis de gérer certaines difficultés à distance. Je peux dire, contrairement à Beugré Mambé qui a dit que 95 % du travail a été fait que c’est plutôt 100 % du travail qui a été fait. Nous sommes malheureusement dans un pays où les particularités créent des problèmes à la majorité. Pourquoi? On a dit aux gens de s’inscrire avec leurs actes de naissance. Tout le monde s’est inscrit. Après, on a fait les croisements selon le mode opératoire arrêté et signé par décret par le Président de la République. Après ce croisement, on a sorti la liste électorale provisoire. Sur 6.400.000 personnes, il y a eu 5.300.000 qui sont reconnues comme étant des Ivoiriens. On a trouvé qu’il y avait quelques problèmes sur les 1.000.000 restant. Mathématiquement, sur 6 millions, si vous avez 5 millions, cela veut dire que 83 % de votre échantillonnage est très bon. Il n’y a que 17 % qui pose problème. Normalement, pour ne pas léser les 83 %, on devrait, après la période du contentieux, commencer à confectionner les cartes d’identité, les cartes d’électeurs pendant qu’on recherche dans les 17 % le chiffre qui peut ressortir. Moi, je pense que ce chiffre-là ne peut pas dépasser 400.000 personnes. Pour moi, si une commission arrive après Mambé, elle doit poursuivre l’œuvre là où Mambé l’a laissée. Le président qui vient d’être élu était au gouvernement. Il suivait donc l’activité de la CEI. Il n’est pas novice. En plus, il est délégué départemental du PDCI. Il a donc une équipe qui a suivi de près les travaux de la CEI au nom du PDCI. Amadou Soumahoro (Son premier vice-président, NDLR) qui est du RDR était Directeur régional de campagne d’ADO. Il était donc au courant de tout. Ceux qui sont là-bas ne viennent pas de la planète Mars. Je pense que deux semaines après leurs installations, ils devraient pouvoir reprendre le travail. Je leur donne un bénéfice d’un mois. Mais pour moi, le mois supplémentaire qu’ils viennent d’ajouter est anormal. C’est cela mon point de vue.

L.P.: Pour vous, qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cette anomalie et ce retard dont vous parlez?

M.K.G: C’est ce que je cherche, moi aussi, à comprendre. Parce que pour moi, le travail de Mambé est excellent. C’est comme si, au cours d’un devoir, un élève avait 17 sur 20. Il fallait dès ce moment s’attaquer à la liste des 1 400 000 personnes pour régler rapidement leur cas. Le décret sur le contentieux à mon sens, reste valable. Puisqu’il n’y a pas eu un autre décret remettant en cause le premier signé. Le mode opératoire est connu. Que cherchent encore les nouveaux responsables de la CEI ? L’actuel président de la CEI a été ministre des Affaires étrangères. A ce poste, il a remplacé un autre ministre. Une semaine après, il a fait des missions à l’extérieur pour faire des discours au nom de la Côte d’Ivoire. Je ne comprends pas sa lenteur à la tête de la CEI.

L.P.: Est-ce que vous le soupçonnez de s’être laissé corrompre?

M.K.G: Non, je ne le soupçonne pas ! C’est une façon de vous dire que je le connais et qu’il a des capacités et que moi, il y a des choses que je ne comprends pas. Je ne fais pas de soupçon. Loin de là. Je ne sais pas ce qui se passe là-bas à la CEI. Peut-être que c’est une institution à part. Je ne comprends pas. Ce que je peux dire, c’est que le rythme de travail est très lent étant donné que le mode opératoire est toujours d’actualité. Maintenant, s’il y a un nouveau mode opératoire qui est en train d’être préparé, qu’on nous informe. La CEI ne communique pas. Ils ont organisé un séminaire à la suite duquel, ils nous ont donné des communiqués théoriques. Quelle est l’application faite de ce séminaire ? Nous, on n’a pas dit que la CEI devait se contenter des résolutions du séminaire. Ce que moi je veux, c’est qu’on nous dise qu’on reprend le contentieux tel jour. C’est tout ce qu’on attend d’eux. Pourquoi le contentieux ne reprend pas après plus de 30 jours de présence à la CEI ? C’est cela mon problème.

L.P.: M. le Ministre, ce retard doit avoir certainement une incidence sur le chronogramme.

L’élection présidentielle était prévue pour ‘’fin avril –début mai’’. Vous y croyez toujours?
M.K.G: Vous-même qui me posez cette question, vous savez très bien que le pays ne ressemble pas à un pays qui doit aller à des élections à ‘’fin avril- début mai’’. Quand on veut aller aux élections, il y a un environnement d’élection qu’il faut créer. Est-ce que vous avez votre carte d’électeur? Est-ce que vous avez votre carte d’identité? Nous ne sommes pas dans une atmosphère d’élection. Cela voudrait dire que les gens voulaient gagner du temps. Ils viennent de créer un comité d’experts. Pour moi qui fait la politique depuis mon bas âge, un comité d’experts qui est un regroupement de personnes, nécessite d’abord d’identifier ces experts en question. L

Leur trouver un profil, un cahier de charges, des attributions, déterminer la durée de leur mission, trouver la qualité des décisions qu’ils prennent. Il faut les payer pour leur travail. Il faut donc modifier le budget. Il faut que le ministre de l’Economie et des Finances dise qu’il a l’argent pour les payer. Après, il faudra envoyer leur mouture aux partis politiques pour réflexion. Ce qui va nécessiter les discussions au sein des partis. Cela va mettre du temps. Il faudra ensuite faire des observations qui pourront être acceptées ou rejetées. Il faut au moins 6 mois pour avoir tous ces résultats. A ce rythme-là, on ne peut pas faire d’élections avant janvier 2011. De deux, il faut statuer sur chaque nom qui figure sur la liste pour dire si oui ou non, tel ou tel est ivoirien. Mais Meleu Mathieu vient de dire que beaucoup d’Ivoiriens ont acheté le jugement de leur maman.

Qu’est-ce qui prouve que moi, ma maman n’a pas été achetée? Il faut donc aller voir dans les villages si ma maman est ivoirienne. Cela va mettre au moins deux ans. A ce rythme-là, les élections n’auront lieu qu’en 2015. La position du camp présidentiel est de ne pas aller aux élections. Moi, je suis un homme du terrain. Je suis de Gagnoa. Mais, le FPI n’a jamais cru aux élections. Il a toujours donné des mots d’ordre à ses militants pour leur dire qu’il n’y aura pas d’élection. Ils ont boudé les audiences foraines. Ils ont boycotté les audiences foraines. Le FPI avait annoncé que tous ses militants avaient des jugements et que ce sont les autres qui n’en avaient pas. Nous sommes tous en Côte d’Ivoire. En vertu de quoi, les Bété peuvent-ils avoir plus de jugements que les Baoulé, ou les Agni ou les Sénoufo? Nous sommes les mêmes Ivoiriens. Cela été leur première erreur. Suivez un peu les meetings des partis politiques. Le FPI, pendant ses meetings, n’a jamais dit à ses militants d’aller se faire enrôler. C’était la même chose durant l’inscription sur le listing électoral. Voici le vrai problème de Gbagbo. Aujourd’hui, si on fait les élections à Gagnoa, sans empêcher qui que ce soit de voter, on bat le FPI à la Présidentielle, aux municipales, aux législatives, aux Conseils généraux. Dans le pointage qu’on a fait, beaucoup de militants FPI ne se sont pas inscrits dans les villages parce qu’ils n’avaient pas de jugements supplétifs. Le Président Gbagbo est allé donner de l’argent dans le Guébié pour l’enrôlement. Ils ont établi 300 jugements pour 20 millions de FCFA qu’on leur a donnés. Au moment où les jugements arrivaient, l’opération était terminée depuis un mois. S’ils ne sont pas sur la liste, à qui la faute?

LP: Face à cette situation, que fera le RHDP?

MKG: Le RHDP est en train de réfléchir.

LP: Lors du bureau du 4 mars dernier, les quatre leaders du RHDP avaient dit que la période de ’’fin avril-début mai’’ était le dernier report. Est-ce que c’étaient des paroles en l’air?

MKG: Je ne saurai le dire. Je veux aller plus loin pour dire qu’à cette occasion, ils sont allés plus loin pour dire qu’ils suspendaient leur mot d’ordre. Le mot d’ordre n’a pas été levé. Ils ont, pour cela, demandé à leurs militants de continuer à se mobiliser. Demain, s’ils se retrouvent et qu’ils activent leur mot d’ordre de grève, on le reprend.

LP: Qu’avez-vous dit à la mission de l’ONU qui était récemment en Côte d’Ivoire?

MKG: Ce sont des missions périodiques qui ont été envoyées. C’est parce que la crise s’est accentuée qu’on a l’impression qu’il s’agit de quelque chose de spéciale. Sinon souvent l’ONU envoie des missions pour faire l’état des lieux et voir si elle peut diminuer son personnel ou l’augmenter. Ils sont venus nous écouter pour voir comment les choses avançaient sur le terrain. C’est ce qui sera dit à la suite de cette mission au Conseil de sécurité qui sera important.

LP: Il y a un autre rapport de l’ONU qui s’inquiétait de la reprise des hostilités. Cela vous inquiète?

MKG: Beaucoup, puisqu’on ne va pas aux élections. On ne sait pas pourquoi les gens bloquent les élections. Est-ce qu’ils ont des plans B ? On ne sait pas. Nous sommes inquiets. Parce qu’on ne vit pas bien. Aucun Ivoirien ne vit. Vivre, c’est être libre dans sa tête. C’est faire une programmation des projets. Un homme normal fait des projections tous les cinq ans. Après ces cinq ans, il évalue ses projections. La Côte d’Ivoire a eu l’habitude de fonctionner sur les plans quinquennaux. Alors que depuis 10 ans, personne ne fait de plans. On vit au jour le jour, quand on a la possibilité de vivre. C’est une situation intenable. Il faut aller aux élections pour normaliser la situation. Aujourd’hui, nous avons tous vieilli de 10 ans. Il y a des gens qui avaient 25 ans, qui ont eu les diplômes et qui ont aujourd’hui 35 ans. Bientôt, ils vont aller à la retraite sans avoir travaillé. Ce n’est pas normal. S’il y a des gens qui se complaisent dans cette situation, c’est qu’ils n’ont rien compris à la vie. On s’inquiète de tout.

LP: Le Président et son Premier ministre donnent pourtant des garanties d’apaisement avec une balade lagunaire…

MKG: Si vous voulez suivre le Président et son Premier ministre, on ne peut pas parler de guerre actuellement. Ils ont déjeuné ensemble, ils ont eu une promenade de plaisance. Maintenant, si c’est pour dire qu’il faut endormir l’adversaire pour l’abattre, c’est très hypocrite. Mais c’est aussi cela, la politique. Parce que Affi N’Guessan a dit que c’était une promenade d’adieu. On observe.

LP: A quand un meeting avec les quatre leaders du RHDP?

MKG: Ils le font déjà. Les deux réunions des bureaux politiques élargis qui se sont tenues les 19 février et 3 mars derniers, étaient des meetings d’ensemble et en salle. Dans le cadre des activités, c’est prévu. Le problème, c’est le lieu. Il nous faudra alors obtenir le stade Houphouët-Boigny. Parce qu’en dehors du stade Houphouët-Boigny, je ne vois pas un cadre qui peut accueillir un tel meeting. Pour terminer, je voudrais dire que l’anormalité de la Côte d’Ivoire est à son comble. Dans le monde entier, c’est le seul pays où la liste des candidats a été publiée par le Conseil constitutionnel sans l’affichage du listing électoral et la fixation de la date de la tenue des élections. Cela devrait nous faire réfléchir.

Interview réalisée par Yves-M. ABIET
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ