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Politique Publié le jeudi 29 juillet 2010 | L’expression

Droit au but : Entre idées et mots

© L’expression Par DR
Politique nationale - Le député Mamadou Koulibaly, président de l`Assemblée nationale de Côte d`Ivoire
Photo: Mamadou Koulibaly, député FPI
Ce qui porte le monde, ce sont les idées. Une vérité répétée par le professeur Mamadou Koulibaly et ses invités mardi dernier à Grand Bassam. Dans l’ancienne capitale du pays, l’économiste, porteur sur les fonts baptismaux de « Audace institut Afrique », s’est insurgé contre les individus et les systèmes pour qui tout est argent et compte en banque. Sans citer directement ses amis politiques, le clin d’œil était tout de même parlant. La refondation au pouvoir en Côte d’Ivoire s’est précipitée sur le capital physique et financier existants. La prouesse réussie en quelques années fut de passer des maisons en bande aux châteaux. Des wôrô-wôrô aux limousines les plus pimpantes. En un clic, les sans le sou sont devenus milliardaires. Une métamorphose à mille lieues de l’état économique et social du pays. La Côte d’Ivoire a périclité. C’est le moins que tout le monde constate au quotidien. Le pays est dans cette situation parce que justement au niveau des nouveaux maîtres, ils se comportent comme tels, l’on a confondu idées et mots. Dans l’opposition, le parti de Laurent Gbagbo parlait. Il promettait et avait solution à tout. Les difficultés de l’université ? « Avec dix milliards, je règle cette affaire », ne cessait de dire le président du Front populaire ivoirien. Les problèmes du monde paysan ? Pas de panique ! Le kilogramme de café comme celui du cacao sera payé à trois milles Fcfa. Les planteurs rouleront carrosse. Quant à la santé, plus personne ne dira qu’il ne peut se soigner. La trouvaille, l’Assurance maladie universelle. Et tout allait au mieux dans le meilleur des mondes... Sauf que le sort des Ivoiriens est aujourd’hui pitoyable. Chaque jour est un combat désespéré pour survivre. La raison, ceux qui ont le gouvernail n’ont pu élaborer les idées salvatrices et impulsé de mouvement dynamique à l’économie. Ils se sont contentés des mots. Rien que du verbiage.

D. Al Seni
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