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Politique Publié le lundi 9 août 2010 | Le Patriote

Les deux Gbagbo

Le constat était net. Les Ivoiriens ont vu deux Laurent Gbagbo à l’occasion de cette fête de l’Indépendance et de célébration du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire. Un Gbagbo, dans la nuit du 6 août et l’autre, dans la matinée du 7 août. Avec deux discours qui présentent des divergences flagrantes, notamment du point de vue de la forme. Dans son message à la nation le 6 août, c’est un homme différent, dressé dans ses habits de Chef de l’Etat, qui s’est adressé à ses concitoyens. Un Laurent Gbagbo bien maquillé, campant son rôle de président, a lu un discours écrit et empreint d’une grande courtoisie. Et ce message du 6 août présentait beaucoup plus d’intérêts pour la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens. Car, il s’est agi, à l’occasion, de faire à ses concitoyens, un état des lieux – plus ou moins objectif – de la situation sociopolitique du pays au soir de ses cinquante années d’existence. Avec plus de pragmatisme, il reconnaît que l’avenir commun des Ivoiriens « sera le condensé des voies nouvelles de consolidation de notre indépendance afin de nous engager avec lucidité, audace et responsabilité, dans la voie du progrès ». Se voulant un vrai démocrate, il ajoute qu’au-delà « des divergences politiques qui heureusement consolident les Etats démocratiques, au-delà des divergences d’opinion qui enrichissent les perspectives d’alternative qu’elles offrent, cette responsabilité collective, nous devons l’assumer et à chaque instant, la traduire dans tous nos actes ». Un discours digne de chef d’Etat qui doit se mettre au-dessus de la mêlée.
Malheureusement, c’est un autre Laurent Gbagbo qui s’est adressé le 7 août sur le parvis du Palais présidentiel à ses compatriotes. Pas le chef de l’Etat, mais le candidat qui cherche à se succéder à lui-même. Agressif, l’homme, comme à son habitude, s’est attaqué aussi bien à la communauté internationale qu’à ses adversaires politiques. Dans un langage à peine voilé, Gbagbo annonce le coup de force électoral qu’il pourrait envisager comptant sur l’armée. Sa phrase « Si je tombe, vous (les généraux de l’armée) tombez aussi » veut tout dire, qui restitue la pensée profonde de l’homme qui avait lâché il y a quelques mois à Mama, son village, que pour lui arracher le pouvoir, il faudrait lui marcher sur le corps. Diawara Samou

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