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Politique Publié le jeudi 2 septembre 2010 | L’Inter

Resurgence de la question identitaire - La société civile tire la sonnette d’alarme

La Coalition de la société civile pour la paix et le développement démocratique en Côte d’Ivoire (Cosopci) a tiré la sonnette d’alarme, hier mercredi 1er septembre 2010 dans une déclaration dont copie nous est parvenue. Par la voix de son coordonnateur, Traoré Wodjo Fini, elle a constaté que plusieurs demandes de radiation ont été rejetées par les tribunaux pour absence de preuve. « Au Tribunal du Plateau par exemple, 13 759 demandes de radiation ont été rejetées tandis qu’à Divo, le tribunal a radié 1230 pétitionnaires.
Sans toutefois citer tous les autres résultats, les chiffres annoncés plus haut sont de nature à attirer notre attention et à nous alerter. Ainsi, tout laisse penser que la question identitaire refait surface dans le processus électoral en cours », a déclaré le coordonnateur de la Cosopci. Qui a donc attiré l’attention de tous les Ivoiriens sur le fait que la nationalité est le lien établi entre une personne et un pays et n’est pas forcément liée à l’origine. « De plus, nous constatons que certains leaders politiques s’adonnent à des déclarations tendancieuses, susceptibles de mettre à mal la paix sociale déjà fragile et le processus electoral en cours. La Cosopci tient à interpeller l’opinion nationale et internationale sur les dérives constatées qui pourraient être à l’origine d’actes de violence », a-t-il noté. Par ailleurs, Traoré Wodjo Fini s’est inquiété de ce que dans le chronogramme relatif à l’organisation de la présidentielle publiée par Cei, il n’est nullement pris en compte la sensibilisation ainsi que l’éducation civique des populations. « Le taux de plus de 20% de bulletins nuls observé aux élections de 2000, témoigne de la non maîtrise de l’utilisation du bulletin unique par les populations ivoiriennes », a-t-il rappelé. Pour le bon déroulement du processus de sortie de crise, la Cosopci a fait des recommandations au gouvernement, à la Cei, aux leaders politiques, à la population et à la communauté internationale. Au gouvernement, elle a demandé la mise à la disposition des structures concernées, les ressources financières prévues à cet effet. A la Cei, Traoré Wodjo Fini a recommandé l’insertion, dans le chronogramme établi, de l’activité de sensibilisation ainsi que l’éducation civique des populations au processus électoral. Il a aussi demandé que soit respecté le chronogramme proposé. Quant aux leaders politiques, la société civile les a invités à respecter le code de bonne conduite des partis politiques qu’ils ont librement signé le 24 avril 2008. Elle leur a demandé de sensibiliser leurs militants sur les notions de nationalité et de non violence en période électorale. « Nous demandons à toute la population de rester calme et sereine et de ne pas s’adonner à des actes de vandalisme susceptibles de mettre en péril le processus de sortie de crise. A la Communauté internationale, nous lançons l’invitation à continuer de soutenir le processus électoral sur le plan financier, logistique et institutionnel », a conclu le coordonnateur de la Cosopci.

Y.DOUMBIA
Légende : Le coordonnateur de la Cosopci souhaite une implication plus active dans le processus électoral
Code ph : Wodjo contre 2

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