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Économie Publié le jeudi 14 octobre 2010 | L’intelligent d’Abidjan

Capacité managériale / Michel Rocard, ex-Premier ministre français - "La corruption freine le développement"

Invité par le ministre de l'Economie et des Finances, M. Charles Diby Koffi à prononcer une conférence dans le cadre du projet ''Miri'', M. Michel Rocard, ex-Premier Ministre français, s'est appesanti sur les maux qui freinent le développement. C'était le 13 Octobre 2010, à l'auditorium de la CAISTAB, au Plateau.

La Puissance publique, un facteur de développement". C'est autour de ce thème que s'est articulé la réflexion de l’ex-Premier ministre français. D'entrée, le conférencier a fait savoir qu'un "Etat qui marche, est une des conditions majeures au développement". Sans toutefois omettre de citer, la corruption comme étant le véritable frein à tout développement. "La grosse corruption freine le développement", a-t-il déclaré. Selon l’ex-Premier ministre français, la transparence dans tous les secteurs d'activités doit conduire à éradiquer "petit à petit" la corruption. Dans le rôle de l'Etat, en tant qu'assureur des besoins de la population, Michel Rocard propose qu'il soit le facilitateur des échanges par des mesures monétaires. Pour y arriver, pense-t-il, il faut axer la réflexion sur l'environnement de la justice et la qualité de la justice. C'est-à-dire poser les jalons d'une stabilité juridique et fiscale afin qu'il y ait une répartition des tâches entre l'Etat, la classe politique et la société civile. Ainsi, un système rationnel permettra aux moyens d’être adaptés à la taille de l'Etat. A la question de savoir, quels sont les secteurs qui peuvent booster le développement et créer une harmonisation entre développement social et développement économique, l'homme d'Etat Français, propose l'agriculture. "Les défis de la comparaison avec le monde, vous assaille. Partout, le développement a commencé par l'agriculture", a-t-il dit. Pour lui, les structures de micro-crédits sont aussi des instruments de développement à prendre en compte ainsi que le monde informel, qui demeure une économie non fiscalisée. Parrain de cette cérémonie, M. Charles Koffi Diby, a traduit l'importance d'une telle plate-forme d'échange pour le renforcement des capacités du personnel des directions du ministère dont il a la charge. "Il est utile en soi que les acteurs du cime de l'administration publique que nous sommes, développions des capacités internes à même de garantir l'équité de traitement, la transparence et l'esprit d'initiative dans un mouvement d'ensemble qui soit bien coordonné. Dans ces conditions, nous devons à nos différents niveaux de responsabilité, réfléchir à la portée de nos décisions. C'est notre rôle individuel et collectif dans le processus de développement économique et social", a-t-il déclaré.
K.Hyacinthe
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