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Politique Publié le jeudi 21 octobre 2010 | Islam Info

Les élections, le religieux, la politique, ou la problématique de la responsabilité du leader

© Islam Info Par Emma
Religion / Méga Qadr 2010 - Tariq Ramadan, invité spécial de la Nuit du Destin, au Palais de la culture
Dimanche 5 septembre 2010. Abidjan. Palais Bernard Binlin Dadié. Le célèbre islamologue suisse Tariq Ramadan (ext. g.) anime une conference publique sur le theme "L`Islam et les défis actuels", en présence du chef de la communauté Musulmane, Cheick Boikary Fofana (centre), et de nombreux membres du gouvernement
Le 31 octobre 2010, comme annoncé, les élections présidentielles marqueront un tournant décisif pour l`avenir non seulement des ivoiriens, mais aussi de tous ceux qui habitent ce beau pays. Quel que soit le vainqueur, ce que tout le monde veut, c`est un pays et un président définitivement guéris des maux qui nous rongent depuis presque deux décennies. Un pays et un président qui tournent définitivement les pages tristes de notre histoire pour en ouvrir de nouvelles vers l`avenir radieux dont nous rêvons tous. Un pays où tous les habitants se sentent en paix, en sécurité, et vivent dans une relative aisance morale, spirituelle et matérielle.

Mais, pour en arriver là, on pourrait se demander, qui ou quel candidat peut nous conduire à cette porte du bonheur partagé ? Si le citoyen LAMDA peut donner automatiquement sa réponse à cette question intérieurement et publiquement, Il en va tout autrement des leaders religieux. Et pour cause! Car dans les temples, les églises et les mosquées, il y a toutes les opinions politiques, donc tous les partis politiques. Cette position unique et privilégiée des leaders religieux, leur confère une plus grande responsabilité, en temps de crise en particulier. Cette responsabilité est tellement lourde à porter que parfois, il faut bien les aider dans leurs démarches. Et c`est là justement le rôle des hommes politiques et des spécialistes des médias. Suivre les activités des hommes de Dieu, c`est normal. Mais, leur en donner chaque fois des significations politiques sans se donner suffisamment le temps, peut entrainer l`effet contraire de ce qu`on est en droit d`attendre les hommes religieux. Car d`une part, ces derniers sont tellement soumis à des pressions contradictoires, et d`autre part face aux nombreux besoins et divers de leur fidèles, ils sont amenés en conséquence à avoir des rapports corrects avec toutes les tendances politiques mais en particulier, avec celles qui exercent le pouvoir d`Etat. Cela oblige les leaders religieux non seulement à une certaine prudence mais aussi, à une certaine ouverture avec tout le monde. Cette double attitude apparemment contradictoire doit être perçue comme un moyen mais pas une fin aussi bien pour le leader religieux que pour ses fidèles ainsi que les observateurs.
C`est pourquoi, en voyant tous les religieux de Côte d`Ivoire main dans la main, chapelet et croix côte à côte, boubou et soutane collés, au chevet de la mère patrie, dans un contexte électoral tendu, on mesure à juste titre l`importance des Religieux dans une société en crise. D`autant plus que pour les dernières échéances électorales notamment sur le référendum et les élections présidentielles, les religieux étaient en ordre dispersé autant que les hommes politiques.
Mais peuvent-ils être écoutés, si ces religieux n`ont pas des rapports corrects, courtois et civilisés entre eux et avec tous les acteurs politiques sans exclusive? Peuvent-ils être écoutés ces religieux, s`ils tiennent des langages partisans ou perçus comme tels ? Ces religieux peuvent ils être écoutés entendus et respectés s`ils ne donnent pas d`eux-mêmes une image de personnes unies, tolérantes et fidèles à leurs engagements ?

C`est donc heureux et encourageant, de voir nos religieux main dans la main autour de la déclaration de circonstance du 09 septembre à la Primature et la demande aussi à tous les ivoiriens de jeûner les 20, 21 et 22 octobre 2010, sont autant de paris sur l`avenir de la Côte d`Ivoire. Il faut noter par ailleurs qu`à la différence des élections de 2000, tous les leaders politiques significatifs, cette fois, sont dans le starting-block avec presque les mêmes chances apparentes si l`on en juge, par le nombre et la diversité des affiches qui ont envahi Abidjan, la réforme du programme de la Rti et surtout, la présence de la communauté internationale à tous les niveaux.

On peut d`ores et déjà croire que les prières des religieux tous confondus pour une élection apaisée et des résultats acceptables sont en voie d`être acceptées par le un mot comme en cent, aujourd`hui plus que jamais, et les leaders politiques, et les leaders religieux regardent dans la même direction pour le 31 octobre 2010. Espérons qu`il en soit de même pour l`après 31 octobre 2010.

A la semaine prochaine IN CHA ALLAHOU.

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