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Économie Publié le mercredi 15 décembre 2010 | Nord-Sud

Noël : Supermarchés, magasins, discounts … / Des jouets à gogo, des clients au restreint

Les magasins ont changé de look en ce mois de décembre. Presque partout, des lumières artificielles scintillent dans les grandes surfaces. Mais…

Plus qu’une petite dizaine de jours avant les fêtes de fin d’année…et les fameux achats de Noël ! Grandes surfaces, magasins spécialisés, et commerçants mettent tout en œuvre pour que ces moments soient réussis. En attendant le rush des derniers jours, les jouets trônent en bonne place dans les rayons. Avec les incertitudes politiques, ces fêtes s’annoncent plutôt moroses mais les commerçants se montrent assez optimistes. Les grandes surfaces brillent en jetant mille feux et arborent une ambiance relativement belle.

Tout scintille…

En plus des décorations festives, de nombreux commerces exposent des arrivages «Spécial fin d’année». Guirlandes, sapins et jeux de lumières ont ainsi envahi les linéaires. «Nous avons fait des commandes spéciales fin d’année », explique Marguerite Kouassi, responsable de rayons à China Bazar situé à Biétry. On voit surtout des jouets, des biscuits, des sucettes, des jus et autres sucreries pour les tout-petits. Mais aussi des vins, des liqueurs, des champagnes et des produits de soins corporels pour les plus grands. Mais qu’en est-il de la fréquentation au niveau des clients ? «Nous travaillons à flux tendus. Nous n’avons pas de stocks très importants. Nous adaptons nos commandes à la demande. Même pour les jouets, nous essayons de nous adapter aux besoins», fait remarquer Hicham Fawzi, chef de vente chez «Prix choc» à Treichville. «Pour l’instant, on ne vend pas beaucoup, mais on espère que les clients vont affluer à la veille. Tout va se jouer entre le 19 et le 24 décembre», espère-t-il. Cet optimisme cache mal la crainte des commerçants. Et les prémices de la débâcle sont perceptibles. En effet, rappelle Gervais Marian, directeur financier chez «Merveilles d’enfants» à Abobo, les fêtes de fin d’année occasionnent généralement une ruée vers les espaces de vente.

Mais cette année risque de faire exception. C’est la déprime, dit-il. Dans plusieurs magasins, en effet, le même constat : un net ralentissement des activités. Les ventes ne sont pas bonnes. Presque pas de clients. Et les vendeurs se plaignent. A l’intérieur du magasin de jouets «India Bazar » à Cocody-Vallon, le silence est troublé par le bruit des voitures qui passent dans les rues avoisinantes. Des bicyclettes sont étalées devant l’entrée, attendant d’ éventuels clients. Les employés vont et viennent. D’autres plaisantent pour tuer le temps. L’un des responsables indique que les choses sont assez difficiles. «Cette année, il n’y a pas de Noël. Car les gens ne viennent pas acheter des jouets pour leurs enfants. Le ralentissement est clair», note un employé. Certes, plusieurs clients rentrent, donnant un semblant d’animation aux lieux. Mais les visiteurs regardent et ressortent. «Les gens ont tendance à conserver leur argent pour d’autres problèmes plus essentiels», commente Victor Grah, un sociologue. Dans tous les cas, plusieurs autres magasins offrent la même atmosphère. Les vendeuses sont là avec leur bonnet de Noël sur la tête attendant des clients qui ne viennent pas ou qui viennent se rincer l’œil et s’en vont. L’autre raison de la réticence, ce sont les prix. En cette veille des fêtes de noël et de nouvel an, les prix des effets vestimentaires, des jouets et des gadgets pour enfants, des appareils électroménagers ont grimpé. Ils sont passés du simple au double voire au triple pour certains articles. «Les produits coûtent les yeux de la tête », s’offusque un client venu à l’hypermarché Sococé des II-Plateaux.

… mais pas de clients

Pour justifier la hausse, les vendeurs avancent comme principal argument le contexte mondial. « Nos prix demeurent quand même compétitifs par rapport à la conjoncture internationale», se débat une caissière. Qui reconnaît que les clients se rapprochent désormais plus du discount que du très haut de gamme. «On peut parler de consommation régulée », analyse-t-elle, ajoutant que les clients achètent juste ce dont ils ont besoin pour les fêtes. Autant dire qu’on ne rogne pas forcément sur la qualité mais sur la quantité. A l’évidence, Noël 2010 et la Saint-Sylvestre seront raisonnées et raisonnables. Les Ivoiriens sacrifieront en premier lieu le poste-cadeaux en veillant certainement à réduire le moins possible les repas de fête. Assurément, la table de Noël sera garnie, conviviale mais peut-être pas aussi abondante que les années précédentes.

Lanciné Bakayoko
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