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Politique Publié le mardi 4 janvier 2011 | Le Temps

Ces forces et atouts de la Côte d’Ivoire qu’on refuse de connaître

Il y a près de deux semaines que, dit-on, le conseil des ministres de l’Uemoa a décidé, que dorénavant, la signature de M. Ouattara et de celles de ses représentants, seraient les seules reconnues dans la gestion des avoirs de la Côte d’Ivoire, logés sur les comptes de la Bceao. Autrement dit, les signatures de Gbagbo et de ses représentants ne seraient plus reconnues pour les opérations avec la Bceao. Nous pouvons affirmer qu’à ce jour, 30 décembre 2010 seules les signatures de Gbagbo et de ses représentants sont les seules reconnues par la Bceao. Des faits illustrent nos affirmations : Les chèques et bons du Trésor public tirés par l’Etat sur des comptes logés à la Bceao continuent d’être payés ; Le paiement des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, qui se traitent à travers une opération de compensation entre le Trésor public et les banques de la place, via la Bceao, ont été payés ; Les opérations de compensation se déroulent quotidiennement à la Bceao avec la participation active des comptes du Trésor public dont les signatures accréditées sont celles des représentants de M. Gbagbo; Un appel d’offres de 40 milliards Fcfa pour l’émission de bons du Trésor public, initié par le Gouvernement de Côte d’Ivoire, vient d’être lancé par la Bceao au profit du Trésor public de Côte d’Ivoire. On peut donc dire qu’avec la Bceao, rien n’a pour le moment changé dans ses relations avec la Côte d’Ivoire. Nous ne sommes, pour le moment, qu’à l’étape des gesticulations sans fondement et sans lendemain des tenants de la République du Golf Hôtel. La décision du conseil des ministres, si elle devrait être effective, devrait être approuvée à l’unanimité des membres de la conférence des chefs d’Etat de l’Uemoa. A ce jour, la conférence des chefs d’Etat n’a pas encore statué sur le cas de la Côte d’Ivoire. Mais si par extraordinaire, la Côte, qui tient tous les leviers des régies financière locales, devrait connaître ce sort injuste que se passerait il ? Assurément, la zone connaîtrait de fortes perturbations économiques, financières et même sociales. Au 31 août 2010, la Côte d’Ivoire qui prendrait cette décision pour une volonté manifeste de son exclusion, représente 30% des agrégats monétaires intégrés (avoirs extérieurs nets, Crédit intérieur, masse monétaire) de la zone Uemoa, environ 60% des valeurs exportées, et plus de 35% du Produit intérieur brut (les richesses produites dans la zone). Ces statistiques sont très significatives pour la cohésion de la zone monétaire. Si la Côte d’Ivoire, qui doit tout faire pour éviter son retrait, se trouvait dos au mur, elle mettrait en œuvre, sans délai, des solutions alternatives. Il faudrait donc réorganiser profondément toute la zone Cfa de l’Afrique occidentale. Pour sa part, la Côte d’Ivoire y travaille déjà. Ne serait-ce pas le point de départ de son indépendance économique tant recherchée ? La Côte d’Ivoire avec Sem le Président Laurent Gbagbo, a le droit, la force interne et la plus grande partie de la puissance économique, financière et monétaire de la région avec lui. Nous devons garder «la tête sur les épaules»; puis inlassablement, dans l’Union et la Discipline, vaquer, chacun, quotidiennement à notre travail. La libération de la Côte d’Ivoire du joug politique et monétaire français en serait sûrement la contrepartie positive de nos efforts conjugués dans la détermination, pour la réalisation des objectifs bien connus de tous : l’indépendance et le développement économiques durables.

La correspondance particulière de Michel Cyraug
Expert des opérations de banques
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