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Politique Publié le jeudi 6 janvier 2011 | Le Nouveau Réveil

Tentative de confiscation du pouvoir d`Etat par Gbagbo/“La garde meurt mais ne se rend pas !”

Telle était la devise voire le credo de la garde impériale napoléonienne, la fameuse Vieille Garde. C'était des êtres exceptionnels, une unité d'élite surentraînée, des soldats aguerris auxquels rien ne résistait. Lorsqu'il y avait une difficulté, on faisait donner la garde et elle culbutait ce qui paraissait insurmontable. Ces soldats de la Vieille Garde avaient juré fidélité à l'empereur et ils étaient prêts à mourir pour lui. D'ailleurs dans la grande épopée napoléonienne, les sacrifices qu'ils ont consentis étaient à la hauteur de leur réputation.
Pyramide d'Egypte, Iéna, Solferino, Wagram, Moskowa, etc Voilà citées pêle-mêle quelques grandes batailles et quelques grandes victoires où la garde a toujours brillé par ses hauts faits. On pouvait les comparer à ces "soldats de l'An II chantés avec tant d'élan et d'enthousiasme par le poète :
"Au levant, au couchant, partout, au sud, au pôle,
Avec de vieux fusils sonnant sur leur épaule,
passant torrents et monts,
Sans repos, sans sommeil, coudes percées, sans vivres,
Ils allaient, fiers, joyeux, et soufflant dans des cuivres
Ainsi que des démons.
La liberté sublime emplissait leur pensée…
La tristesse et la peur leur étaient inconnues
Ils eussent sans nul doute, escaladé les nues
Si ces audacieux,
En retournant leurs yeux dans leur course olympique,
Avaient vu derrière eux la grande République
Montrant du doigt les cieux."
Il fallait pour cela être rompu au combat et avoir été sur tous les champs de bataille pour la défense d'une cause juste et surtout noble pour laquelle on donne sa vie sans hésiter. S'agissant des soldats de l'An II, ils défendaient la grande République et lui obéissaient perce que c'était la volonté du peuple. La garde impériale avait juré fidélité à l'empereur à qui elle donnait son sang sans compter parce qu'elle" veillait au salut de l'Empire" comme toute la Grande Armée et parce que " la liberté emplissait leur pensée."
La garde meurt (donc) mais ne se rend pas !
Il parait que chez nous eu Côte- d'Ivoire, certains généraux auraient juré la main sur le cœur qu'ils étaient prêts, avec leurs troupes, qu'ils n'ont nullement consultées, à livrer combat jusqu'au dernier pour sauver et protéger le pouvoir et le fauteuil de monsieur Gbagbo Laurent, fussent-ils usurpés et illégitimes.
Pour ces généraux toutes les institutions de la République se résument en Laurent Gbagbo, ce président messie dont la mission déclarée est de détruire la Côte d'Ivoire !
C'est pourquoi depuis très longtemps, ils ont préparé ce scénario macabre qu'ils mettent à exécution aujourd'hui sachant, comme leur dieu de président, que monsieur Gbagbo, Laurent ne remportera JAMAIS aucune élection juste et transparente en Côte d'Ivoire.
Ainsi ces généraux de la garde républicaine, de la marine et du cecos ont-ils, des mois avant le premier tour de l'élection présidentielle, mis la main sur les poudrières et l'ensemble des armes dont disposent nos troupes pour les remettre entre les mains de fidèles fanatisés, crétinisés et robotisés, de véritables zélotes à qui on fait croire qu'en défendant le pouvoir de monsieur Gbagbo, ils défendraient la République.
Comme on peut le constater, à la Grande République des soldats de l'An II a succédé un individu divinisé par un quarteron d'officiers à qui il a distribué à profusion grades et richesses et qui lui retournent l'ascenseur comme a succédé au salut de l'Empire le fauteuil ensanglanté de monsieur Gbagbo.
Il parait donc que les soldats de la garde républicaine, de la marine et les unités du cecos, créé à cet effet, sont résolus à mourir pour leur président, pourtant vomi par l'écrasante majorité des Ivoiriens !
Nous nous demandons cependant à quel moment ces pauvres hères ont juré fidélité à ce président ainsi que le faisait la Vieille Garde à l'Empereur.
Car il ne suffit pas que trois pelés et deux tondus, parce qu'ils ont la bourse bien garnie et la panse pleine, prennent des engagements vis-à-vis de leur bienfaiteur pour que ceux qui ne verront ni ne sentiront la couleur et l'odeur de cette opulence se sentent embarqués dans une aventure qui n'est nullement la leur.
Les heurts fort brefs mais d'une violence inouïe qui se sont produits à Tiébissou leur ont démontré qu'ils auront à affronter l'enfer si leurs supérieurs s'obstinent à vouloir en découdre avec des forces qui leur sont supérieures en ne comptant que sur le vieux matériel soviétique à eux livré par l'Angola.
Il se raconte que la grande Catherine, impératrice de toutes les Russies fit venir un ancien officier de la Marine américaine, John Paul Jones, pour former les marins russes.
John Paul Jones devait découvrir très rapidement qu'en matière de coup de feu, les marins russes n'avaient jamais entendu que les salves de canon tirées à l'anniversaire de l'impératrice.
Qu'on se souvienne donc de la défaite navale russe face au Japon en 1905 !
Or, qu'ont-ils entendus jusqu'à présents, ces soldats de la garde républicaine, de la marine et du cecos ? Les tirs à balles réelles sur les populations civiles aux mains nues.
On comprend donc aisément les pertes énormes qu'ils ont subies lors de leur bref affrontement avec les Forces nouvelles à Tiébissou.
L'on parle d'une soixantaine de morts dans leurs rangs malgré la propagande officielle de la radio et de la télévision mille collines qui continuent d'affirmer que les affrontements post électoraux n'ont enregistré que 20 morts dont 10 civils et 10 militaires.
Pauvres familles qui ont perdu leurs enfants et qui ne le savent peut-être pas encore et dont elles ne retrouveront sans doute jamais les corps, perdus dans la brousse de Tiébissou, pour leur rendre un dernier hommage.
Pour faire le serment de la Garde Impériale, il fallait être sûr de défendre une cause noble et juste soutenue par un chef qui ne fuit pas lui-même le risque et ne recherche que la grandeur de son pays.
Quelle cause iraient défendre ces jeunes gens qui encerclent l'hôtel du Golf et qui seraient bien en peine de dire pourquoi ils sont là ?
Ils obéissent à des officiers dont le sort est déjà scellé et qui, comme monsieur Laurent Gbagbo, ne veulent pas quitter la scène dans la discrétion mais plutôt après avoir semé deuil, désolation et chaos.
Ces officiers dont l'expérience en matière de combat se limite à décréter des zones civiles zones militaires, savent parfaitement que monsieur Laurent Gbagbo a perdu cette élection dès le premier tour du scrutin et que les arrangements pour forcer le destin au deuxième tour n'ont aucunement changé la donne, nonobstant les valises et les sacs d'argent distribué à tant de communautés pour acheter des consciences et des voix !
Ces officiers savent également que le coup d'Etat international dont parle "l'ex-ancien" président de la République n'est qu'un écran de fumée, un leurre pour abuser les simples d'esprit, le véritable coup d'Etat étant perpétré par eux-mêmes au profit de monsieur Gbagbo qui a mille et une fois reporté les élections parce qu'il voyait partout l'ombre de la défaite malgré des sondages préfabriqués qui le berçaient d'une sinistre illusion !
Ces officiers, si braves sur le papier et dans les déclarations incendiaires et qui savent que les Forces de Défense et de Sécurité ont voté à plus de 70% contre monsieur Gbagbo, gagneraient à retrouver la raison et à rendre les armes plutôt que de détruire le pays avant de partir comme le suggère cette vieille pseudo patriote pour qui le pays ne doit être commandé (?) et dirigé (?) que par monsieur Laurent Gbagbo.
La garde républicaine et les éléments de la marine et du cecos qui la soutiennent doivent donc se rendre plutôt que de mourir en emportant avec eux un nombre indéfini d'Ivoiriens innocents qui ne demandent qu'à vivre.
Ils doivent en effet apprendre que la devise "la garde meurt mais ne se rend pas" a été battue en brèche lors de la bataille de Waterloo où la Garde impartiale a pour la première et la dernière fois tourné le dos et pris la fuite consommant la défaite définitive de Napoléon.
Ces inconditionnels (?) de monsieur Gbagbo doivent pour une fois cesser de jouer les va-t-en guerre jusqu'au boutistes qu'ils ne sont d'ailleurs pas, eux qui sont obligés de s'appuyer sur des mercenaires libériens et angolais pour se convaincre qu'ils existent et qu'ils sont forts et puissants.
Ces officiers, puisqu'ils sont au service d'un historien (?) doivent savoir que l'empire romain, au moment de son écroulement disposait encore de nombreuses légions mais composées hélas presqu'exclusivement de mercenaires et non de citoyens romains.
Car le mercenaire sait jusqu'où il ne peut pas aller lui qui veut tout de même jouir du prix du service qu'il rend à une cause qui n'est pas la sienne.
Nous déplorons déjà trop de morts dont des civils en grand nombre et nous demandons à ceux-là qui se disent nationalistes et patriotes de cesser de faire tuer des innocents pour une cause qui n'en est pas une et même qui n'existe pas.
Si monsieur Gbagbo était le nationaliste, le souverainiste et le patriote qu'il prétend être, il devrait renoncer à ce pouvoir qu'il a perdu à la régulière plutôt que de continuer à faire couler des fleuves de sang.
Il lui a fallu plus de 300 morts officiels et d'horribles charniers pour accéder au pouvoir "dans des conditions calamiteuses" en octobre 2000 après avoir en réalité perdu les élections !
Combien de morts lui faut-il encore pour accepter sa défaite et abandonner ce pouvoir auquel il tente désespérément de s'accrocher à travers un autre coup d'Etat ?
Parce que cette fois personne ne cédera à monsieur Gbagbo qui a toujours pensé à tort que le cynisme, la roublardise, le mensonge et la tricherie font la grande politique alors que ces vices sont la marque de politiciens (???) sans imagination et sans envergure qui ne peuvent survivre que par la cruauté et la terreur !
Monsieur Gbagbo, qui se sait haï par l'immense majorité des Ivoiriens, a fait sienne la pensée de Caligula : "qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent", sait ce qu'il est advenu de Caligula.
Nous ne lui souhaitons pas le sort de Caligula mais qu'il rende compte de tous les torts faits à la Côte d'Ivoire et à son peuple.
Le pseudo serment de fidélité de ce quarteron d'officiers, prêts à sacrifier de jeunes soldats et d'innombrables civils sur l'autel des ambitions de monsieur Gbagbo et de leur propre bien-être, s'envolera très vite au premier coup de fusil parce que le vrai courage et l'héroïsme ne sont pas leurs principales qualités ni leurs principales vertus.
Monsieur Gbagbo et ses soutiens supposés doivent savoir enfin que la messe est dite et qu'il est temps de quitter la scène. Car quel est ce chef d'Etat qui dit avoir été élu et qui est par conséquent aimé par la majorité des Ivoiriens et qui a pourtant peur de sa propre ombre au point de ne pouvoir dormir au même endroit deux nuits de suite tel Staline ?
La garde ici a donc l'impérieux devoir de comprendre qu'il lui faut se rendre plutôt que de mourir…pour rien !
Doubé Binty
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