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Politique Publié le jeudi 10 février 2011 | Nord-Sud

Eugène Kacou à la cérémonie de passation de charge au Cnp : “Je pars le cœur léger”

“Je pars le cœur léger, de celui qui a le sentiment d'avoir fait œuvre utile et surtout d'avoir accompli sa mission dans le respect formel des textes », s'est exprimé, hier, aux-II-Plateaux, Eugène Dié Kacou président du Conseil national de la presse (Cnp) démis de ses fonctions par une décision arbitraire de Laurent Gbagbo, qui continue de s'accrocher au pouvoir, malgré sa défaite à la dernière élection présidentielle. Tout en dénonçant « la décision de limogeage et les circonstances qui l'ont entourée », le doyen de la communication n'a pas voulu en dire davantage. « L'heure n'est pas à la polémique », a-t-il précisé. Dans une grandeur d'esprit, Eugène Kacou a justifié ce choix.

« Je ne dirai rien par fierté d'abord. Parce que j'ai le sens de l'honneur et du devoir ». Afin que les choses soient claires, une bonne fois pour toutes, pour ceux qui s'interrogent sur cette destitution, l'actuel président de la Fédération ivoirienne de cyclisme (Fic) a rappelé : « J'ai été nommé le 16 mai 2009 président du Cnp pour un mandat irrévocable de 3 ans, lequel mandat n'est pas arrivé à son terme ». Avant de rendre un vibrant hommage au ministre de la Communication, Ibrahim Sy Savané, du précédent gouvernement Soro. « Je voudrais rendre un hommage appuyé à une personnalité pour qui j'ai la plus grande estime et un grand respect, pour l'immense travail abattu en quelques années dans le secteur de la communication et singulièrement de la presse écrite », a-t-il salué. A sa suite comme pour éclairer sur la mission de Déby Dalli, le directeur de cabinet de Ouattara Gnonzié ministre du gouvernement illégitime, Dago Jean-Pierre, s'est étalé. « Le Cnp, à travers vous, a donné de la voix (…) vos cris de cœur en terme s'interpellations, d'avertissements ou de blâmes n'ont rien pu faire », a-t-il sous-entendu pour signifier que le rôle de Déby Dalli ira au-delà de ces prérogatives. Car selon lui, la loi 2004 sur la liberté de la presse bien que découlant de la constitution, ne saurait faire abstraction de la constitution. Pour dire que le rôle du cacique de la confiscation du pouvoir par Lmp, est de « veiller sur la liberté d'une presse qui, en plus de l'éthique et de la déontologie, devrait respecter la constitution et les institutions de Côte d'Ivoire », qui ne sont rien d'autres que le soutien au hold-up électoral engagé par Laurent Gbagbo platement battu à la dernière élection présidentielle. La presse libre indépendante survivra-t-elle à cette mission ? Une interrogation qui a tout son sens, quand on sait que Déby Dalli arrive « l'esprit dégagé ». « J'arrive pour accomplir une mission (…) Je ferai tout pour ne pas décevoir », a-t-il indiqué.

Sanou A.
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