x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Politique Publié le samedi 12 février 2011 | Le Temps

Cérémonie d’hommage au Président Dos Santos - Nyamien Messou, Koné Katina, Damana Pickass crachent des vérités

© Le Temps Par Emma
1er mai - Les travailleurs présentent leurs doléances au président Laurent Gbagbo
Samedi 1er mai 2010. Abidjan, Palais présidentiel du Plateau. Le président Gbagbo assiste au défilé des travailleurs et à la présentation de leurs doléances. Photo: Nyamien Messou
La salle de mariage de la mairie de Yopougon a abrité hier, une cérémonie d’hommages au Président angolais, José Edouardo Dos Santos pour son soutien au peuple ivoirien.

Gbamnan Djidan Jean Félicien, le maire de Yopougon avait hier, toutes les raisons d’être heureux. Parce que la commune qu’il dirige a abrité une cérémonie d’une très grande importance dans cette crise que vit la Côte d’Ivoire. Il s’agit bien de l’hommage au Président angolais José Edouardo Dos Santos qui a décidé de soutenir la vérité, la justice et la légalité. Outre le maire, il y avait le ministre du Travail, Nyamien Messou et celui du Budget Koné Katina. Avec eux, il y a Damana Pickass, conseiller politique du président Affi et bien sûr, Félix Vita assistant de l’ambassadeur d’Angola en Côte d’Ivoire. Dans ce flot de vérités, Damana Pickass a été le premier à prendre la parole. « L’Angola est un pays frère. C’est un vrai frère. La Côte d’Ivoire était isolée, mais Dos Santos a dit non. Quand Gbagbo prêtait serment, il était au Palais. Une manière de dire « si tu dois mourir on meurt ensemble. » Lâche Pickass dans une salle archicomble. Mais mieux, il reprécise ce que ce pays a fait pour la Côte d’Ivoire. « Quand l’Angola a dit non, toute l’Afrique a tremblé. L’Onu a tremblé. Zuma aussi a dit non. Et l’Afrique s’est réveillée. Le plus dur est derrière nous. Nous avons montré aux experts que Ouattara n’a pas gagné l’élection. Je suppose qu’ils nous ont entendus. Dans tous les cas, nous sommes maîtres de notre destin. Tout le monde connaît les décisions, mais on ne va pas vite aller, en besogne. » Le chemin ainsi balisé, le maire Gbamnan ne peut-être qu’à l’aise. C’est pourquoi, il trouve des similitudes fondées dans l’histoire des peuples angolais et ivoiriens. « L’Angola et la Côte d’Ivoire, dit-il, sont des frères jumeaux. Nous attendons José Edouardo Santos pour le célébrer. C’est un grand combattant.» Le ministre du Travail, Nyamien Messou ne dit pas autre chose. L’invité spécial de cette cérémonie a servi un discours de vérités à l’auditoire. «L’Angola symbolise l’Afrique digne.» Lâche-t-il avant de mettre les pieds dans le plat, surtout en parlant de la Côte d’Ivoire nouvelle qui sortira de cette crise. « Nous sommes à la veille de grands changements. Nous n’allons plus jamais faire les choses comme avant. Nous sommes en train de faire ce qui devait être fait, depuis plus de 20 ans. Mais nous avons déjà fait l’essentiel. Il ne nous reste qu’à résister. » Confie le ministre qui reste sur sa lancée. « Après cette crise, nous allons discuter avec des Etats autonomes. Dans 2 à 3 semaines, la Côte d’Ivoire va fêter cette grande victoire. Nous allons fêter ensemble l’Afrique digne. » Ajoute Nyamien Messou dans un tonnerre d’applaudissements. A sa suite, le ministre du Budget Koné Katina explique le soutien de l’Angola à la Côte d’Ivoire, dans ces moments difficiles. « En Guinée-Bissau, le ministre des Affaires étrangers de l’Angola a dit. « Il n’est pas question d’une intervention militaire en Côte d’Ivoire. Celui qui s’y essaie trouvera l’Angola sur sa route. Cette déclaration a sauvé la Côte d’Ivoire.» Révèle-t-il à son tour. Evoquant l’actualité, Koné Katina a fait un tour dans la sous-région, surtout du côté de l’Uemoa pour dire ses vérités à la France. « Nous avons nourri l’Uemoa. On ne peut pas nous chasser. Quand on va partir de l’Uemoa, on ira avec tous nos amis. Nous irons quand nous serons prêts. Nous ne sommes pas prêts à céder un seul iota sur cette question. Et quand on va créer notre propre monnaie, ils vont nous suivre. Personne ne nous imposera quoi que ce soit. On a dit aux experts ce que dit la loi. La Côte d’Ivoire sortira grandie de cette crise. » Annonce triomphalement le ministre du Budget qui n’a pas manquer d’interpeller ses frères du Nord au nom de l’histoire. Pour bien faire les choses, le club des amis de l’Angola, la structure organisatrice de cette cérémonie, et dirigée par Bolla Bi, a souhaité que le Lycée classique de Cocody soit baptisé Lycée José Edouardo Dos Santos.

Guéhi Brence
gb08301660@yahoo.fr
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ