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Société Publié le lundi 27 juin 2011 | Le Nouveau Réveil

Situation sécuritaire à Duékoué/Binjamin Effoli (préfet de Duékoué) : “300 personnes armées se trouvent dans la forêt classée du Mont Péko”

© Le Nouveau Réveil Par Emma
Le dernier bastion des patisans de Gbagbo tombe: soldats, miliciens et mercenaires libériens déposent les armes aux pieds des Forces républicaines, à Yopougon
Vendredi 29 avril 2011. Abidjan, commune de Yopougon. Des dizaines d`anciens éléments de la BAE, de la Garde républicaine, de miliciens ivoiriens et des mercenaires libériens (photo) déposent les armes au cours d`une cérémonie placée sous l`égide de l`Onuci. Les généraux Philippe Mangou et Gueu Michel, ainsi que les commandants Chérif Ousmane, Morou Ouattara et Ben Laden rassurent les hommes de Eugène Djué et Magui-le-tocard...
"Nous avons ici une forte colonie de personnes fortement armées qui n`ont logiquement pas le droit de porter les armes. Si celles-là ne sont pas désarmées, il serait difficile d`aller à la paix. Les gens cachent des armes et détiennent des armes par devers eux. Il faut craindre beaucoup d`attaques à main armée et de braquages". Le préfet de Duékoué, Benjamin Effoli, a fait le point de la situation sécuritaire de sa circonscription le samedi 25 juin dernier. C`était à la faveur d`une visite d`une délégation du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire(Pnrrc) venue sensibiliser les autorités administratives et militaires sur l`identification des éléments des Forces Républicaines à l`intérieur du pays. Le préfet a mentionné la forte présence de dozos (ndlr : chasseurs traditionnels) et la présence d`éléments armés dans la forêt classée du mont Péko. "La sécurité n`est pas totale. Nous avons une forte présence de dozos dans notre circonscription. Si vous prenez l`axe qui va à Man, vous rencontrerez beaucoup de dozos. Ici, on a des dozos baoulé, des dozos burkinabé, de dozos de toutes les ethnies. Alors que nous savons qu`initialement, les dozos sont confinés dans une ère géographique qui est le nord de la Côte d`Ivoire. Ce sont peut-être des planteurs qui veulent se protéger mais ils représentent aujourd`hui une menace pour les populations autochtones. Je ne suis pas en train de dire qu`ils agressent, mais tous les déplacés vous diront que leur présence ne leur permet pas de retourner dans les villages. L`information m`est parvenue que dans la forêt classée du mont Peko, il y aurait 300 personnes armées. Des gens qui sont présents dans cette zone depuis le début de la guerre. Il faut canaliser tout ce monde. C`est un danger réel si le problème n`est pas réglé définitivement" a-t-il ajouté. Face à ce tableau sombre, le préfet Benjamin Effoli craint pour les élections locales. "Je ne peux pas garantir la tranquillité des élections locales. Il faut que le problème de sécurité soit réglé avant ces échéances" propose-t-il. Le Commandant Frci de Duékoué, Koné Daouda, reconnaît, lui aussi, que les armes circulent toujours à Duékoué. "Il y a encore des armes qui circulent. Nous avons découvert plusieurs caches d`armes. Dans un village, nous avons découvert 18 armes dans un cimetière" a-t-il soutenu. En ce qui concerne l`identification des Frci, le chef de la délégation du Pnrrc, M. Djouha Kéi Edouard, a eu l`adhésion des autorités de Duékoué afin qu`elle connaisse un véritable succès. San Pedro et Tabou constituent les prochaines étapes du périple de la délégation du Pnrrc.

Jules Claver Aka
Envoyé spécial à Duékoué
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