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Politique Publié le jeudi 14 juillet 2011 | Notre Voie

Commission nationale “Dialogue, Vérité et Réconciliation”: Banny va-t-il démissionner ?

« Ce n’est certes pas à l’ordre du jour actuellement mais c’est une éventualité à ne pas exclure. Tout est possible en politique », soutient sous le sceau de l’anonymat, un membre du bureau politique du PDCI-RDA proche de Henri Konan Bédié. A propos d’une démission de l’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny, de la présidence de la commission nationale « Dialogue, Vérité et Réconciliation ». D’autant que « les choses ne semblent pas se passer comme Banny l’avait espéré », poursuit-il. Avant de révéler que « le président Bédié n’a, en réalité, jamais accepté la nomination de Banny à ce poste. Pour lui, Banny n’est pas l’homme de la situation ». Sans infirmer ou confirmer ouvertement ces propos, un proche de l’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny, joint hier par téléphone, ne cache pas l’état d’âme morose de M. Banny au moment où la commission qu’il dirige marque ses deux mois d’existence. En effet, créée le 13 mai dernier par une ordonnance prise par le nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, la commission nationale « Dialogue, Vérité et Réconciliation » totalise deux mois de vie depuis hier, mercredi 13 juillet 2011. Un anniversaire célébré sur fond de frustration et de colère à peine feintes de l’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny, nommé président de cette commission par un décret de Ouattara. Selon ce proche de M. Banny, l’ex-Premier ministre reproche à M. Ouattara de lui avoir donné « une coquille vide ». D’autant que depuis sa nomination, « le Premier ministre Charles Konan Banny n’a pas de textes pour travailler. Alors que cela est nécessaire pour que la commission soit opérationnelle. Il n’y a aucun texte réglementaire qui permette à la commission d’être active. Depuis deux mois, la commission se résume en la personne du président. Ce qui est inadmissible », dénonce-t-il. Avant d’ajouter que promesse avait été faite par Alassane Dramane Ouattara à Banny de doter la commission de textes légaux pour fonctionner. Une promesse qui demeure sans suite depuis deux mois. Le conseil des ministres chargé de proposer les textes donc « la feuille de route » à la commission n’en parle pas. Pourquoi un tel silence radio ? « Nous n’en savons pas les raisons », coupe le proche de Banny. Qui fustige cependant des « intrigues » contre Banny. « Au lieu de chercher à doter la commission d’une feuille de route, on nous abreuve de polémiques inutiles (allusion, par exemple, à l’affaire Commandant Abéhi) tous les jours. Il ne faut pas se leurrer, avant la reconstruction, il faut impérativement faire la réconciliation des fils et filles du pays. Surtout que le pays était confronté à une crise profonde ». Le camp Banny trouve curieuses et dénonce également les missions de paix et de réconciliation qui sont envoyées à l’intérieur du pays par certains responsables du pouvoir Ouattara. « Des préfets et sous-préfets ont même démarré depuis deux semaines des auditions des populations dans le cadre de ces missions. C’est inacceptable puisque ça parait comme doublon au travail de la commission nationale Dialogue, Vérité et Réconciliation », conclut amère la source proche de Banny.


Didier Depry
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