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Politique Publié le mercredi 17 août 2011 | Le Nouveau Réveil

Rumeurs de déstabilisation de la Côte d`Ivoire : Koffi Koffi Paul présente le dispositif anti-coup d`Etat / Les colporteurs de fausses rumeurs seront traqués

Les questions liées à la Défense nationale, à la sécurisation des frontières ivoiriennes, au retour des soldats exilés, à la collaboration entre les ex-forces belligérantes au sein de la nouvelle armée ivoirienne, et d'autres sujets d'intérêt militaire, étaient au centre des échanges d'un déjeuner de presse qui a réuni hier dans un hôtel au Plateau le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, et les journalistes. Cette rencontre-débat qui a enregistré la participation du ministre de la Communication, Coty Souleymane, de l'ambassadeur de Côte d'Ivoire aux Nations-Unies, Youssouf Bamba, du procureur militaire, Ange Kessy Kouamé, et surtout des officiers supérieurs récemment rentrés d'exil, a permis au ministre Koffi Koffi Paul de faire le bilan de ses deux premiers mois à la tête du très sensible département de la Défense avant de rassurer et d'afficher son optimisme quant à la normalisation définitive de la situation.
Pour le premier patron de la Défense, l'opération de contrôle des effectifs des troupes, initiée par le ministère de la suite des innombrables appels à la reprise du travail, affiche des statistiques plutôt satisfaisantes et rassurantes. Ainsi, a-t-il indiqué "Au niveau de la marine nationale, de l'armée de l'air et de la gendarmerie, nous avons un taux de pointage des effectifs de l'ordre de 99%, voire plus. Au niveau de l'armée de terre, le taux de présence est estimé à 89%. Globalement, c'est bon. Nous sortons d'une crise armée. Il ne faut pas oublier cet aspect des choses. Les Ivoiriens ont compris que nous devons tourner le dos au passé pour rebâtir ensemble notre pays. Et au niveau militaire, ce message du chef de l'Etat et du Premier ministre semble avoir été très bien entendu", a déclaré le ministre Koffi Koffi Paul qui reconnait toutefois que "beaucoup d'effort reste à faire pour anéantir toutes les poches d'insécurité". Pour autant le ministre délégué a une fois de plus profité de cette tribune pour dénoncer la propension de certains journaux à se faire l'écho de manœuvres de déstabilisation ou de complot imaginaires. Car pour lui, si l'on peut comprendre parfois les motivations de telles publications faites pour alerter l'autorité, "l'usage abusif des complots fait parfois beaucoup de mal à notre économie en ce sens qu'il fait fuir les investisseurs potentiels de notre pays". C'est pourquoi, à l'avenir et sans remettre en cause le principe fondamental de la liberté de la presse, il a annoncé que "des journalistes pourraient être entendus" par la brigade de recherche de la gendarmerie sur l'origine de certaines rumeurs de coup d'Etat. Sur la question, le commissaire du gouvernement, Ange Kessy Kouamé, est également intervenu pour préciser qu'il ne s'agit pas d'une poursuite pouvant conduire à une inculpation du journaliste mais une audition pour les nécessités d'enquêtes éventuelles. Relativement justement à la question des complots et des déstabilisations, le ministre Koffi Koffi Paul a rappelé les efforts entrepris par le gouvernement en relation avec des pays comme le Liberia, la Sierra-Léone ou la Guinée pour protéger ses frontières des incursions des bandes armées : "Un dispositif a été mis en place avec les Etats de l'union du Mano River. Nous avons des rencontres régulières, les états-majors de nos états sont impliqués, les forces onusiennes présentes dans ces pays également. Vous savez que l'Onuci a établi 8 casernes à Ouest pour participer à cette opération de surveillance de notre frontière ouest. Le Premier ministre, ministre de la Défense est en contact permanent avec les autorités libériennes. Une centaine de miliciens ivoiriens arrêtés au Libéria sont en instance d'extradition vers la Côte d'Ivoire", a indiqué le ministre de la Défense délégué.

Retour soldats exilés
Koffi Koffi Paul a en outre profité de ce déjeuner de presse pour mettre des points sur les "i" en ce qui concerne le retour des soldats exilés. Ces derniers, a-t-il reprécisé, n'ont jamais été inculpés, ni inquiétés d'une manière ou d'une autre. "Ils sont tout à fait libres de leurs mouvements". D'ailleurs sur le chapitre, Koffi Koffi Paul a rappelé que des négociations ont été menées et que des engagements réciproques ont été pris pour permettre le retour des soldats exilés. Et le gouvernement n'a pas l'intention de remettre en cause les garanties qu'il a offertes aux soldats rentrés d'exil. Il a aussi ajouté que ces négociations se poursuivent avec l'aide de certaines autorités traditionnelles comme les rois de l'Indénié et du Djuablin à qui il a été demandé de convaincre certains exilés de rentrer chez eux.
Parlant de la promotion en grade de certains Com-zones, acte qui heurterait le bon sens de certaines personnes, le ministre de la Défense a rappelé le combat qu'ils ont mené pour la restauration de la démocratie. Aussi, même si on les accuse d'avoir violé les droits de l'homme, on n'a pas encore prouvé qu'ils sont coupables. Donc on ne saurait se baser sur des rapports des organisations des droits de l'homme pour les maintenir dans le statu-quo.
Relativement à l'occupation de certains commissariats par les Frci, le ministre Koffi Koffi a dit que cette situation va évoluer. "En matière de sécurité, il ne faut pas faire place au vide". Il a aussi rassuré que le redéployement de la gendarmerie et de la police est en cours. Environ 30.000 hommes sont à redéployer dans les zones Cno. Les dozos retourneront dans leur confrérie d'origine. Et bientôt, on ne verra plus des hommes circuler dans la ville, arme de guerre en bandoulière.
AKWABA SAINT-CLAIR
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