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Politique Publié le samedi 17 septembre 2011 | Le Nouveau Réveil

La leçon d’amour du travail du président Ouattara aux Ivoiriens : On peut quitter Paris le matin, et travailler à Abidjan l’après-midi…

Ceux qui le côtoient de près ou qui l’observent de loin l’admirent et s’inquiètent pour lui en même temps. "Il travaille trop, il ne se ménage pas assez, il risque de craquer à ce rythme-là, surtout qu’il n’a plus 20 ans ou 40 ans" murmure-t-on souvent.
Le président de la République, Alassane Ouattara, après avoir pris part à la grande cérémonie de remise du prix Houphouët-Boigny au siège de l’Unesco, place de Fontenoy, cérémonie qui a duré 3 heures au lieu de deux, s’est envolé le lendemain matin en direction d’Abidjan où, après six heures de vol, il n’a pas jugé nécessaire d’aller se reposer chez lui à la maison.
En effet, dès qu’il a posé les pieds sur terre, les premiers mots du président de la République étaient de dire qu’il vient de participer à une grande et belle cérémonie à Paris à l’Unesco et qu’il était à présent pressé de reprendre le travail. Joignant l’acte à la parole, c’est au palais présidentiel que le cortège a conduit le chef de l’Etat pour honorer des rendez-vous qu’il avait pris depuis la veille. Il recevra ainsi à tour de rôle quatre nouveaux ambassadeurs venus lui présenter leurs lettres de créance. Il s’agit de SE Naceur Bouali (Tunisie), SE Obayuluwa Tuesday (Nigeria), Rogov Leonid (Russie), et SE Karl Prinz (Allemagne).
Par la suite, le chef de l’Etat a accordé plusieurs autres audiences privées avant de regagner sa résidence. Au lieu de s’inquiéter du sort de leur chef, les Ivoiriens, jeunes, adultes et cadres devraient, à notre sens, essayer plutôt de décrypter le message qui se trouve caché dans l’attitude même du premier citoyen ivoirien. A savoir que "le travail n’est pas un vain mot mais un comportement". Combien sont-ils les Ivoiriens qui comprennent ? Il est vrai que les habitudes ont la peau dure comme on le dit souvent. Mais les mauvaises habitudes, il faut s’en défaire à tout prix quand on veut avancer. La Côte d’Ivoire ne peut aujourd’hui se payer le luxe de demeurer dans le laxisme et dans les vilaines habitudes qui plombent son développement. Les élèves, les étudiants, les policiers, les magistrats, les fonctionnaires, tous devront accepter de se mettre au travail sans tricher. Il faut que tous ,nous prenions conscience que sans cet effort, sans sacrifice dans l’union et dans la discipline, nous ne pourrions pas transformer notre pays et en faire un modèle. Personne ne viendra le faire à notre place. Nous avons en réalité un devoir vis-à-vis de notre pays. Il faut, comme le soulignait jadis le père-fondateur, que chacun, en rentrant chez lui chaque soir après le boulot, se pose la question suivante : ai-je fait, bien fait pour mon pays ce que je devrais ? C’est assurément là le point de départ du patriotisme, le vrai.
Qui n’a pas aujourd’hui mal au cœur lorsque nous voyons notre jeunesse s’engouffrer dans les maquis et bars climatisés pour célébrer des messes en l’honneur de Bacchus plutôt que de se diriger vers les écoles ou autres centres de formation pour apprendre un métier pour demain ? Que dire de ces pleurs d’une partie de notre classe politique lorsque l’on détruit les maquis de la Rue princesse construits sur le domaine public ? Que dire d’un quartier comme Yopougon où ces débits de boissons poussent comme des champignons, sans aucune règlementation ? Quelle éducation peut-on donner à nos enfants dans un tel environnement où l’alcool leur est servi au berceau à l’insu des parents ? Quelle société peut-on bâtir lorsqu’on crée les conditions pour ruiner l’âme de notre jeunesse en l’éloignant des salles de classe ? Aux Etats-Unis, la plus grande puissance du monde, on ne sert pas les boissons alcoolisées à n’importe qui surtout aux jeunes. Mais chez nous en Côte d’Ivoire, qui demande l’âge de quelqu’un avant de lui apporter la bière qu’il revendique avec un billet de 1000F. Cfa ? Le Japon est devenu une puissance économique par le travail de ses enfants. Tous les pays développés accordent des budgets colossaux à l’éducation et à la formation. Il faut que nous, Ivoiriens, apprenions à pratiquer le culte du travail. Nous devrions remercier le ciel de nous avoir donné un président qui ne se réveille plus à 11 heures et qui impose une obligation de résultat à ses ministres. A cet âge, si le président Ouattara s’impose un rythme de travail que certains pourraient qualifier de démentiel, c’est qu’il a pris conscience qu’il y a du travail à faire pour sauver notre pays qui revient de loin. Si ceux qui sont les premières autorités du pays donnent le bon exemple, les jeunes cadres doivent suivre. Impérativement. Car après tout, c’est eux qui bénéficieront demain des avancées d’aujourd’hui. Demain, Ouattara s’envole encore pour New-York au siège de l’Onu, là où le devoir de sa charge l’appelle.
Akwaba Saint Clair
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