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Politique Publié le samedi 5 novembre 2011 | Nord-Sud

Après la réouverture de la Mama Sur les traces des 32 gendarmes transférés

Ils ont rejoint les cellules qui les attendaient. 32 gendarmes, emprisonnés au camp commando de Koumassi et inculpés par le juge d’instruction militaire, ont été transférés, jeudi dernier, à la maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama). Ce jour-là, c’est vers 9h qu’un détachement de gendarmes commandos quitte la caserne de gendarmerie d’Agban pour se rendre à Koumassi. Deux motards, deux minicars immatriculés 23311 et 23312 de couleur beige et deux pick-up Mahindra immatriculés 2100416 de couleur bleue et 2100415 de couleur blanche, font leur entrée au camp commando de Koumassi. Une vingtaine de gendarmes armes au poing descendent des minicars. L’officier qui commande la troupe se dirige au bureau du commandant d’escadron 4/1, le lt Dagnogo Abdoulaye. Après les civilités, l’officier venu chercher les prisonniers remet au lt. une réquisition du procureur militaire, Ange Kessi. Aussitôt, l’ordre est donné aux détenus de faire leurs bagages pour le transfèrement à la Mama, sise au Camp Galliéni, au Plateau. Les 32 prisonniers montent à bord du car. Tout se passe sous l’œil vigilant du lt Dagnogo Abdoulaye, commandant de l’escadron de Koumassi. A 10 heures, le car démarre pour le quartier du Plateau. Les prisonniers sont escortés par des motards et deux pick-up. Après 15 mn de route, ils arrivent au camp Galliéni et les deux minicars foncent sur le portail de la Mama. Les gendarmes de l’escorte redoublent de vigilance pour ne pas qu’un prisonnier se fasse la belle. Les bagnards sont accueillis par le régisseur de la prison militaire, l’adjudant chef Dégni Essoh Emmanuel. A leur descente des cars, les nouveaux pensionnaires de la Mama avaient tous le moral à zéro. Hier, les indélicats soldats ont passé leur deuxième nuit à la prison militaire. Parmi les pensionnaires du camp commando déférés chez le régisseur adjudant-chef Esso, on peut citer entre autres, le colonel Adou Donga, le cdt Séka Séka, le capitaine Roland Yao Kacou Kan, le lt Dorgelès N’Guessan … et les 20 gendarmes arrêtés lors de l’attaque du camp d’Agban le 15 octobre dernier. Le juge d’instruction militaire, le lt. Koffi Roger, les accuse de détournement de deniers et matériels publics, d’achat, de commerce, de détention et de cession illicite d’armes et de munitions de guerre, d’arrestation illégale et séquestration, de meurtres et de recels de cadavres, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de vol en réunion à main armée et de détournement de biens de l’Etat. Le commissaire du gouvernement, Ange Kessi Kouamé Bernard, avait annoncé les couleurs lors de la réouverture de la Mama, le 2 novembre dernier: «nous sommes chargés de faire en sorte que ceux qui gâtent le nom des militaires soient soustraits de ceux qui sont les vaillants et Dieu seul sait combien ils sont nombreux. Quand un militaire commet un acte pour que cet acte ne contamine pas la majorité que porte l’honneur de l’institution. Aujourd’hui (mercredi, ndlr), nous avons 27 éléments des Frci, 32 gendarmes et 8 policiers dont une femme-commissaire de police en attente d’être transférés à la Mama pour purger leurs peines respectives», avait souligné le procureur militaire.
Bahi K
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