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Politique Publié le samedi 21 janvier 2012 | Le Mandat

Sacrifié sur l’autel de la réconciliation

La rencontre entre Hillary Clinton et Ado, mardi, a jeté un pavé dans la mare sur la question des personnes à auditionner dans le cadre de la crise postélectorale. En effet, selon Jeune Afrique, rapportant des sources diplomatiques, le Premier ministre Soro Guillaume et certains de ses proches devraient être entendus par la Cour pénale internationale(Cpi), même en tant que témoins des récents événements qui ont fragilisé l’équilibre du pays au lendemain du scrutin présidentiel de novembre 2010. Une recommandation de Washington qui s’apparente à une injonction, ou, à tout le moins, à une condition de leur « appui et soutien au renforcement de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Bien que voilée, cette sortie de la Maison blanche en dit long sur l’avenir des ex-com’zones de l’ex-rébellion. Car, à y voir de près la grave crise qu’a connue le pays a une origine profonde qui ne daterait pas de l’après-élection présidentielle. La rébellion déclenchée depuis le 19 septembre 2002 en est, à coup sûr, la conséquence directe. Considérant l’inculpation de leur proche trop « sélective et fondée sur une justice de vainqueurs », les responsables intérimaires du Fpi, n’entendaient pas lâcher du lest en multipliant des appels à témoin, tout en pointant du doigt les chefs de guerre et le camp pro-Ouattara. Hillary Clinton a mis les pieds dans le plat. Pour elle, seule compte une ouverture à l’opposition et à un rééquilibrage des poursuites. Désormais, le camp Ouattara et notamment plusieurs des chefs de guerre répondront de leurs actes, en qualité de témoins. Tout cela pour dire que les différents com’zones ou chefs de guerre qui ont fait parler d’eux au plus fort de la crise postélectorale mais aussi dans les moments de braise de la rébellion doivent comparaitre devant la Cpi. En dépit de l’assurance d’une « justice équitable pour tous » promise par Ado, ces hommes et femmes sont donc en sursis, en attente d’être convoqués devant les autorités judiciaires internationales. De ce point de vue, le Premier ministre actuel, Soro Kigbafory Guillaume, à la tête de la Primature depuis mars 2007, risque d’être sacrifié sur l’autel de la réconciliation nationale.
BORIS N’GOTTA
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