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Politique Publié le lundi 23 janvier 2012 | Notre Voie

Apres l’agression de ses militants à Yopougon, samedi dernier : Le Fpi accuse la milice du pouvoir et porte plainte

© Notre Voie Par DR
Activités des partis politiques : Le FPI organise son 1er meeting après la crise post-électorale.
Dimanche 04 septembre 2011 - Place Inch`allah (Koumassi) : A l`initiative du député Jules Yao Yao, le FPI (Front Populaire Ivoirien) organise son premier meeting.
L’attaque sanglante et meurtrière subie par les militants du Fpi, samedi dernier, à la place Ficgayo de Yopougon, n’est pas un acte isolé ou fortuit. C’est la conviction du Fpi exprimée par la voix del’ex-ministre, Michel Amani N’Guessan, président du comité d’organisation de la rentrée politique du Fpi perturbée. «A travers cette attaque, le pouvoir traduit en acte sa volonté de casser le Fpi et d’éteindre la contradiction politique en Côte d’Ivoire», a-t-il regretté hier au cours d’une conférence de presse au siège du Cnrd à Cocody. Selon lui, cette volonté de casser du Fpi a conduit le régime Ouattara à créer une milice spéciale baptisée «armée de réserve ». Qui est composée, poursuit Amani N’Guessan, « de membres de l’ex-rébellion démobilisés et disséminés sur toute l’étendue du territoire national. Ce sont des gens habitués au maniement des armes qui ont pour mission de casser l’opposition ». Pour l’ex-ministre de la défense, il n’y a aucun doute à se faire. Ce sont ces miliciens de Ouattara qui ont agi à la place Ficgayo. La preuve, dira-t-il, c’est que les assaillants manipulaient aisément les armes dont ils disposaient. « Ils dégoupillaient les grenades avant de les lancer vers nos militants. Il nous revient également que le militant Fpi tué l’a été par balles.» Le président du comité d’organisation du meeting a soutenu que les assaillants ont attendu que les militants du Fpi soient très nombreux avant de passer à l’acte.
S’agissant du bilan provisoire de l’attaque, Amani N’Guessan annonce un mort, un disparu, 68 blessés dont 7 cas graves dans les rangs du Fpi. Le militant tué dont les parents ont déjà reçu la compassion de la direction Fpi se nomme Apiéni Innocent. Tout le matériel installé à la place Ficgayo a été détruit ou emporté par les hommes de ouattara. Le Fpi condamne avec énergie cette barbarie et décide de porter plainte contre ses auteurs. Une plainte dont le parti de Laurent Gbagbo n’attend pas grand-chose convaincu qu’il est que « le juge est le commanditaire de l’attaque.» Le conférencier a tenu également à préciser que le Fpi a obtenu l’autorisation de toutes les autorités compétentes. Le maire de Yopougon a été rappelé à l’ordre par sa tutelle à quelques heures de la manifestation. Le Fpi estime que la répression de son meeting est une preuve de la dictature du nouveau régime. Il invite, surtout, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, a avoir le triomphe modeste. « L’onction du peuple ne s’acquiert pas par la force. Ce ne sont pas les kilomètres de bitume et les jeux de lumières qui vont éteindre la douleur des ivoiriens. Ouattara doit avoir le triomphe modeste ». Pour sa part, le parti de Laurent Gbagbo dit rester fidèle à son serment qui est d’œuvrer à la transition pacifique à la démocratie. «L’époque des vandales instrumentalisés passera pour faire place à la démocratie et à la liberté», précise Amani N’Guessan.

Jean Khalil Sella
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