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Politique Publié le mercredi 22 février 2012 | Le Patriote

Hamed Bakayoko aux soldats : “Il y a un relâchement, reprenez-vous”

© Le Patriote Par Prisca
Sécurité: les ministres Hamed Bakayoko et Paul Koffi Koffi s`attellent à la remise des commissariats aux policiers et à la sécurisation du District d`Abidjan
Jeudi 18 aout 2011. Abidjan. Commissariat de police du 6ème arrondissement, zone 3, Marcory. Le ministre d`Etat, ministre de l`Intérieur, Hamed Bakayoko et son homologue de la Défense, Paul Koffi Koffi assistent à la remise des Commissariats de police et de brigades de gendarmeries d`Abidjan Sud, avant de participer à une réunion sur la sécurisation de la ville d`Abidjan, au ministère de la Défense
Mesdames et messieurs, en vos rangs et qualités distingués,
Le lundi 30 janvier 2012, au cours de l’audience qu’il m’a accordé, le ministre français de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, m’a confirmé que la France mettrait, à nouveau, à la disposition de la Police et de la Gendarmerie Nationale des moyens matériels pour leur permettre d’accomplir leur mission. Aujourd’hui, 21 février 2012, cette volonté s’est traduite en actes.
Je voudrais donc profiter de cette occasion, Monsieur l’Ambassadeur, pour vous demander de traduire à Monsieur le Président de la République française nos sincères remerciements et notre infinie gratitude. Le 7 novembre 2011, à l’occasion de sa visite d’amitié et de travail en Côte d’Ivoire, Monsieur Claude Guevant, Ministre français de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités Territoriales, avait remis 34 véhicules, un lot de pièces détachées pour véhicules, du matériel informatique et divers autres équipements à la Police et à la Gendarmerie Nationale. Le bilan de l’utilisation de ces équipements est largement positif car ce matériel a contribué à la réduction du taux de criminalité et à l’amélioration des indicateurs de sécurité. Aujourd’hui encore, la France sensible aux questions touchant à la sécurité des biens et des personnes fait don, à la Police et à la Gendarmerie Nationale de Côte d’Ivoire de :
23 véhicules dont 13 à la Police Nationale et 10 à la Gendarmerie nationale
50 stations informatiques ;
300 chemisettes
150 pantalons droits « été »
150 treillis d’exercice
Monsieur l’Ambassadeur,
Nous savons l’ampleur des chantiers qui incombent au ministère de l’Intérieur ainsi qu’au ministère de la Défense. Nous savons, également les attentes, les espoirs de nos compatriotes de vivre dans une Côte d’Ivoire en paix, réconciliée avec elle-même et débarrassée de la pègre et des bandits de grand chemin. C’est donc avec beaucoup d’humilité et de responsabilité que nous nous emploierons à mettre ensemble nos idées, nos intelligences et nos efforts, en vue de relever le défi de la sécurité publique et de mériter, ainsi la confiance qu’il a plus à la France de place en l’Etat de Côte d’Ivoire. Je voudrais donc vous assurer que la Police et la Gendarmerie de Côte d’Ivoire veilleront au bon usage de ces équipements et ne les utiliseront que pour les besoins de la sécurité des biens et des personnes. Je demande à nos équipes, M. le Directeur général de la Police au et M. le Commandant supérieur de la Gendarmerie, de faire bon usage de ces véhicules. On a entendu la réclame du ver de terre, je vous demande donc d’en tenir compte pour une distribution rationnelle de ce matériel. Et ne vous demande de ne pas lâcher. Vous avez vous-même le Commandant supérieur et le Chef d’état-major fait beaucoup d’efforts pour ramener la situation à la normale. Lorsqu’on voit tout ce se passe en Lybie où après une année de crise la situation est très loin de celle de la Côte d’Ivoire. Des zones comme des ports, des quartiers et des aéroports sont encore occupées par des Chefs de guerre. L’autorité de l’Etat a encore du mal à se mettre en place. Or, ici très rapidement avec doigté et fermeté vous avez redonné la force à la puissance publique et vous avez rétabli l’autorité de l’Etat. Je vous demande cependant de ne pas lâcher. Parce que les Ivoiriens ont apprécié tous ces efforts mais depuis quelques temps ils notent un peu de relâchement. On note que les rackets commencent à revenir. On note que l’arrogance commence à revenir. Je vous demande de ne pas lâcher. Sensibilisez nos hommes. Il faut les rencontrer, il faut leur parler. C’est très important. L’accueil au public est une notion essentielle de notre mission. Quand nous sommes en face d’usagers, de victimes nous devons avoir de la courtoisie, à toute épreuve. Quand nous sommes devant des gens en infraction nous devons rester fermes mais courtois. Je souhaite que nos forces impressionnent les Ivoiriens. Cela passe par une sensibilisation. Il ne faut pas lâcher le morceau. Nous avons bien commencé. Mais je dois avouer que ces temps-ci je note un relâchement. C’est pourquoi, je vous invite à reprendre les choses en main. Car c’est l’habitude qui crée la seconde nature. Il ne faut pas laisser les mauvaises habitudes s’installer durablement. Monsieur l’Ambassadeur, je vous dis encore merci. Nous avons été impressionnés par l’accueil que l’Etat français a réservé à notre Président. Nous y avons vu une marque de considération, de respect entre les deux peuples. Mais aussi nous y avons senti une grande responsabilité. Nous avons compris que la France et le monde nous regardent et attendent beaucoup de nous. Je peux vous dire que nous sentons cela comme un engagement et un devoir et avec nos hommes nous saurons, dans quelques années, capable de dire qu’en Côte d’Ivoire, il s’est passé quelque chose de grand, avec très peu de moyens».

Propos recueillis par K.I.
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