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Économie Publié le jeudi 12 juillet 2012 | Notre Voie

Apurement des dettes de l’Etat - Les fondateurs du privé laïc roulés dans la farine

Le gouvernement avait promis aux fondateurs du privé laïc (préscolaire, primaire et secondaire) de Côte d’Ivoire de leur payer, avant le démarrage des examens à grand tirage de l’Education nationale, au plus tard fin juin, 15 milliards Fcfa, ce qui représente la seconde tranche de leurs créances (arriérés de paiement des frais d’écolage dus par l’Etat). L’Etat a même pris sur lui de leur payer 15 milliards Fcfa par trimestre. Seulement voilà, l’examen du Cepe et de l’entrée en Sixième a eu lieu le 3 juillet dernier. Les épreuves orales du baccalauréat ont débuté mardi dernier. Les candidats du baccalauréat technique subissent ces épreuves depuis une semaine.
Ces fondateurs constatent donc avec étonnement qu’ils ont été floués puisqu’ils ne voient rien venir jusque-là. La Fédération nationale des établissements d’enseignement privé laïc de Côte d’Ivoire (Feneplaci) a réagi, hier matin, face à cette attitude irresponsable du gouvernement. Face à la presse, Mme Marguerite Messou Kadio, présidente de cette fédération, a interpellé l’Etat de Côte d’Ivoire sur le strict respect de ses engagements. Pour elle, il faut que l’Etat respecte l’échéancier qu’il a communiqué, le paiement de 15 milliards Fcfa chaque trimestre. « La quote-part du premier trimestre a été payée à la mi-mai 2012. Le gouvernement doit nous prendre au sérieux. L’Etat nous doit 43 milliards 680 millions Fcfa. Ces arriérés datent de 2009 à 2012 et les différents mandats sont au Trésor. Si les examens à grand tirage sont perturbés, ce ne sera pas de notre faute. Nous sommes en difficulté vis-à-vis de nos travailleurs, du fisc et de la Cnps. Heureusement qu’une banque de la place nous prête de l’argent pour honorer nos engagements en attendant que l’Etat honore les siens. Mais cette banque ne nous fait pas de cadeau. Il y a les intérêts que nous devons payer. L’enseignement privé laïc, ce sont 600 mille élèves, 80 mille candidats aux examens. Nous nous battons pour ne pas sacrifier l’avenir de ses élèves », a déploré la présidente de la Feneplaci.
Comme on le voit, des perturbations ne sont pas à écarter pendant ces examens de fin d’année.
Charles Bédé

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