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Économie Publié le jeudi 2 août 2012 | AIP

Le gouvernement suspend, pour trois mois, les taxes d’importation sur le riz

© AIP Par Nathan Koné
Activités gouvernementales: le nouveau gouvernement a tenu son premier Conseil des ministres
Vendredi 3 juin 2011. Abidjan. Palais présidentiel du Plateau. Premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement. Photo: Bruno Nabagné Koné, Ministre de la Poste et des Technologies de l`Information et de la Communication
Abidjan, Le gouvernement a décidé de suspendre, pour trois mois, les droits et taxes sur l’importation du riz en Côte d’ivoire, afin de "bloquer temporairement" les prix pratiqués sur les marchés, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné.

Selon le ministre Bruno Koné, il s’agit de soustraire ces prix des fluctuations du dollar américain qui connaît, depuis un moment, un accroissement susceptible de renchérir le coût d’importation de cette denrée de grande consommation en Côte d’Ivoire.

"Vu que malheureusement l’accroissement du dollar ne s’arrête pas, il y avait le risque que les mesures prises avec les commerçants soient totalement annihilées", a-t-il expliqué lors de son point de presse hebdomadaire, à l’issue du conseil des ministres de mercredi.

Le porte-parole du gouvernement, dans le cadre des mesures pour infléchir le coût du riz a en outre annoncé le lancement effectif des activités de l’Office national de la riziculture (ONR), en vue de susciter la production, d’ici quelques années, de plus de 900.000 T de cette céréale sur toute l’étendue du territoire, dans le cadre de la concrétisation de l’ambition des autorités ivoiriennes d’atteindre l’autosuffisance en riz dans le pays.

"Il s’agit de faire en sorte que la production nationale se substitue très rapidement aux importation massives", a-t-il expliqué, tout en rappelant que la Côte d’Ivoire importe chaque année quelque 1,5 millions de T de riz pour une production locale d’à peu près 600.000 T.

Reprécisant que la cherté de la vie, dont se plaignent les populations, n’est pas forcément le fait de l’Etat, mais plutôt liée à des mécanismes internationaux qui échappent à son contrôle, notamment les variations des taux de change entre le dollar et l’euro.

Bruno Koné a révélé qu’avec cette mesure, c’est quelque trois milliards de FCFA auxquels le gouvernement renonce.
(AIP)
kg/kp
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