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Société Publié le jeudi 23 août 2012 | Nord-Sud

Pr Ly Ramata présidente de l’Université Félix Houphouet-Boigny de Cocody : “Le tout n’est pas de rentrer en septembre”

© Nord-Sud Par DR
Enseignement supérieur : début des travaux de redéfinition de la politique documentaire de l`Université de Cocody
Jeudi 02 Août 2012. Abidjan. Université de Cocody. Prof. Bakayoko-Ly Ramata (photo), présidente de l`Université de Cocody ouvre l`atelier de redéfinition de la politique documentaire de l`institution
Dans cet entretien qu’elle nous a accordé en marge de l’atelier sur la recherche scientifique, à Grand Bassam, le Pr Ly Ramata Bakayoko, présidente de l’Université Félix Houphouet-Boigny de Cocody, explique les derniers réglages de la rentrée dans son institution.

Combien d’étudiants sont finalement retenus pour l’université Félix Houphouet-Boigny ?
L’université Houphouet-Boigny peut accueillir 6.500 nouveaux bacheliers toutes les trois promotions confondues. Justement pour l’accueil de ces nouveaux bacheliers, nous sommes à pied d’œu­vre. Nous nous organisons pour mieux gérer nos salles. Nous faisons la gestion intégrée des salles, puisque nous aurons un réseau intranet qui va nous permettre de faire une gestion optimale des salles.

Combien d’enseignants ?
Nous avons près de 1.800 enseignants chercheurs, avec plus de 60.000 étudiants.

Est-ce suffisant ?
Nous n’en avons pas suffisamment pour le nombre d’étudiants. C’est pourquoi, je veux parler de la nouvelle méthode d’enseignement, le Lmd. Ca va permettre d’atténuer le problème.

A quand le début des cours ?
La date de la rentrée universitaire est fixée au 3 septembre. Nous avons des séances de travail. Chaque Ufr va élaborer son emploi du temps. Le tout n’est pas de rentrer en septembre. Nous y travaillons d’arrache-pied. L’innovation majeure est que l’université va se doter d’un centre numérique. Là, nous allons pouvoir former encore des enseignants. On aura besoin aussi de formateurs. Nous pensons que le ministère est engagé et nous pensons y arriver.

Comment va se faire la formation avec le nouveau système qui est en place ?
Nous sommes en train de former les enseignants à la mise en œuvre des cours. Pour pouvoir permettre aux étudiants d’avoir accès à des cours même sans être sur le campus, et réduire le temps d’enseignement présentiel. C’est en cela que nous allons renforcer les capacités des enseignements, mais aussi, il faut renforcer les capacités des institutions.
Les conditions sont-elles remplies pour cette nouvelle méthode d’enseignements ?
Le gouvernement s’apprête, après nous avoir donné ce joyau architectural, à nous donner des équipements performants pour nous permettre de renouer avec les travaux pratiques. Et aussi les sorties de terrain et les activités de stage des étudiants en milieu professionnel. Le tout, c’est pour former des étudiants opérationnels sur le marché du travail. Par rapport à une nouvelle manière d’enseigner. Aussi, les étudiants seront les acteurs de leur formation. C’est-à-dire : s’il est prévu 50 heures pour un cours, on va les réduire à 25 heures. Les autres 25 heures seront consacrées à l’étudiant.

Les étudiants ont-ils été préparés à cette nouvelle formation ?
L’étudiant n’est pas habitué à cette nouvelle méthode d’apprentissage. C’est pourquoi, nous allons former des tuteurs pour les encadrer. Un tuteur, c’est un étudiant qui est soit en année de masters 2 ou en doctorat qui va encadrer les nouveaux, afin expliquer les cours aux plus jeunes.

Comment les tuteurs vont-ils procéder ?
La semestrialisation des enseignements est très importante. Nous aurons à nous appuyer sur ceux qui ont les masters et les doctorants. Les doctorants par exem­ple, ils sont en année de thèse, c’est-à-dire qu’ils auront le premier semestre des enseignements, et le deu­xième semestre, ils seront plus libres. Ils s’organisent eux-mêmes. Ça se fait dans d’autres pays, dans les universités modernes. Entre midi et deux, vous voyez des étudiants qui achètent des sandwichs pour venir écouter les tuteurs pour ceux qui viennent d’arriver. Ils ont aussi un rôle d’accueil. Parce que quand les étudiants viennent à l’université, ils sont souvent perdus, notamment les nouveaux bacheliers.

Comment la collaboration entre tuteurs et les institutions universitaires va-t-elle se faire?
Nous avons l’intention d’en former déjà 200. Notre objectif, c’est d’atteindre 400 tuteurs. Ça coûte cher la formation d’un tuteur. En plus, il faut les rémunérer. Nous pensons que c’est une innovation majeure. Nous allons y mettre l’accent.

Comment se fera les inscriptions à l’université ?
Dans le cadre du programme présidentiel d’urgence, il y a plusieurs étapes. Il y a le recensement des étudiants et leur identification. Après la préinscription qui va se faire en ligne, il restera l’inscription qui va se faire incessamment, début septembre. Aujourd’hui, les données ont changé. Avant, quand les étudiants s’inscrivaient, ils pouvaient attendre un an avant d’avoir leur carte d’étudiant. Désormais, les étudiants vont recevoir leur carte à temps.

Qu’est-ce qui va changer réellement au niveau de l’inscription ?
Avant, il était difficile de faire l’inscription administrative et l’inscription pédagogique. Ce qui fait qu’il n’y avait jamais de cohérence au niveau des statistiques. Actuellement, avec ce changement, notre scolarité sera performante. L’inscription administrative va se faire avant l’inscription pédagogique. Cela va aboutir à un meilleur suivi des étudiants. Ce qui fera qu’en temps réel, on peut sortir la situation d’un étudiant. Ce qui est très important dans le cas de la réforme.

Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam
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