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Sport Publié le vendredi 19 octobre 2012 | Le Democrate

Interview avec Diaby Laye (Pdt Fédération Ivoirienne de Golf) /« Le golf, un sport aux grandes retombées »

© Le Democrate Par Serges T
Loisir : Cérémonie de lancement du village du père noêl.
03 octobre 2012 - Ivoire golf Club : Cérémonie officielle de lancement du village du père noël qui se tiendra les 15 et 16 décembre 2012 à l`ivoire golf club avec au programme une aire de jeux, une salle de cinéma HD, un zoo miniature, une forêt de sapins, un candy shop.........
Diaby Laye, président de la fédération de Golf de Côte d’Ivoire nourrit de grandes ambitions pour ce sport qui, selon ses dires, a de grandes retombées. Mais cela passe par des moyens financiers. C’est pourquoi, dans cette interview, il demande le soutien de l’Etat et de l’ensemble des golfeurs ivoiriens.

Comment se porte le golf en Côte d’Ivoire ?
Il y a un an, vous m’aurez posé la question que je vous aurais répondu qu’il n’y avait plus de golf en Côte d’Ivoire. Mais depuis le mois de février, par la grâce de Dieu, le bureau de la fédération qui se trouve dans l’enceinte de l’Ivoire Golf Club et qui était occupé par les forces de l’ordre a été totalement libéré. Depuis ce jour, mon équipe et moi nous nous sommes attelés à la tâche. Les perspectives sont très bonnes. Le golf est en train de renaître malgré les difficultés qu’on a eues. C’est l’occasion de dire que le golf, tout comme toutes les disciplines sportives qui ont souffert de la crise les années passées a payé un très lourd tribut. Parce que notre parcours principal de l’Ivoire Golf Club avait été assiégé. Même lorsqu’il y a eu une accalmie, le Golf est toujours resté occupé. Ce qui empêchait la pratique du golf. Ce qui a fait que la fédération de golf n’a pas aujourd’hui de mémoire parce tous nos documents, nos ordinateurs, nos outils et même les équipements sont partis.
Vous disiez tantôt que depuis février, le golf en Côte d’Ivoire est en train de renaître. Quelles sont les activités que vous avez menées depuis cette date?
Nous avons d’abord organisé le 17 février une compétition de golf pour laquelle nous avions informé tous les golfeurs et pour laquelle nous leur avions demandé de se remobiliser pour sauver la discipline qui nous tenait tous à cœur. Après ça, nous avions organisé, à la Pentecôte, une compétition sous -régionale à Yamoussoukro. Comme vous le savez, depuis six (6) éditions, nous avions, chaque année, fait en sorte que Yamoussoukro devienne la capitale sous-régionale du golf. En ce sens que les joueurs ghanéens, togolais, béninois, camerounais, libériens, sierra léonais, pour ne citer que ceux là, se retrouvent, à chaque Pentecôte, lors d’une compétition, à Yamoussoukro. Après cette compétition qui a eu lieu du 23 au 28 mai 2012, nous avions eu à organiser plusieurs compétitions au petit parcours. Et même en ce moment, nous y organisons un championnat.
Qui peut prendre part au championnat ?
Tous les golfeurs peuvent prendre part au championnat et d’ailleurs tous les golfeurs doivent prendre part au championnat car quand on parle de champion, on parle du meilleur de tous. Vous savez, l’un des avantages du golf, c’est que tout le monde part sur le même pied d’égalité. II y a quelque chose qu’on appelle le handicap. Et ce handicap, pour certifier un certain nombre de point ou de coup suivant la formule, on l’attribue à chaque joueur avant le départ .Ce qui veut dire que le plus grand champion peut jouer avec le plus grand débutant à qui on attribue tout suite handicap 36. Ça veut dire que sur chacun des 18tours, il a une avance de deux coups sur le champion qui n’a droit à rien et qui joue handicap 0.
Peut-on savoir le nombre de golfeurs qu’il ya en Côte d’Ivoire ?
Nous avions en période de pic 1200 golfeurs licenciés en Côte d’Ivoire. Mais aujourd’hui, ça oscille entre 250 et 300 golfeurs.
Il y a une baisse drastique de golfeurs ? Quelle politique avez-vous mis en place pour ramener tous ceux qui sont partis ?
La politique que nous avons mise en place est de deux ordres. La première, c’est que nous encourageons aujourd’hui nos frères à venir pratiquer ce sport. Après la crise, il n’y avait que seulement 15% d’Ivoiriens qui pratiquaient ce sport. Et parmi ces 15%, on avait peut-être 5% de dames. Je lance donc un appel aux Ivoiriens car l’Etat a dépensé des milliards pour les infrastructures qui sont d’ailleurs jalousées par la plupart des pays de la sous-région. Parce que les parcours que nous avons à Abidjan et à Yamoussoukro, vous ne trouverez pas ça ni au Ghana ni au Sénégal. J’en appelle particulièrement à nos sœurs parce qu’il n’y a pas de dames. On a besoin de dames parce qu’elles ont toujours su bien faire et très bien faire ce qu’elles entreprennent.

Si quelqu’un veut apprendre le golf, où doit-il se rendre ?
Il doit se rendre à l’Ivoire Golf ou appelez la fédération de golf. Nous avons très souvent et toujours essayé d’organiser des séances d’initiation au golf les samedis matins. Je précise que celles –ci sont gratuites et tout le monde peut y participer. La fédération fait l’effort de prêter du matériel lors de ces séances. Puisque c’est l’autre boulet que la discipline traine. Car certains disent que le matériel de golf coutent chers. Mais il y en a pour toutes les bourses. C’est un peu comme les véhicules. Dans notre politique de vulgarisation, nous prêtons le matériel à tous ceux qui veulent pratiquer ce sport. Nous avions même en son temps initié, et nous allons essayer d’en programmer en cette rentrée, des séances d’initiation à l’intention de la presse. Certes, en Côte d’Ivoire, le golf est un sport mineur mais je dirai aussi que c’est un sport mineur avec des retombées importantes. Parce qu’on a vu des pays où c’est le tourisme golfique qui a sorti le pays du marasme économique. Dans une ville comme Saint Andrews avec 200 cent mille habitants, lorsqu’on y a organisé pour la première fois une compétition de golf et que Tiger Woods y a participé, la ville a reçu sur quatre jours 1 million de visiteurs. A supposer que chaque visiteur laisse au moins 100 dollars, cela fait beaucoup et quand un golfeur arrive, il dépense plus de 100dollars. C’est dire que le golf peut être un vecteur du développement du tourisme et peut même être une locomotive pour tirer le tourisme vers le haut.
Les golfeurs ivoiriens prennent-ils part aux compétitions internationales ?
Cette année déjà, nous avions eu à représenter la sous-région au championnat d’Afrique des jeunes en Namibie. Nous touchons du doigt un problème qui nous tient à cœur. Chaque année, nous avons la possibilité de participer à plusieurs compétitions internationales. Mais quand on présente les dossiers au ministère, cela ne passe pas toujours. Par exemple, nous avions obtenu l’organisation du championnat d’Afrique des jeunes à Yamoussoukro. Mais la crise des années passées a fait que la compétition n’a pu se tenir. Cependant, les années à venir, nous allons défendre ce dossier pour qu’on puisse avoir des compétitions.
Qu’en est –il de la formation des acteurs ?
Nous avons en projet la formation des acteurs. Tout à l’heure, nous disions que les golfeurs étaient absents des parcours. Pour solutionner cela, nous avons déjà discuté et obtenu de l’Oissu que le golf fasse partie des disciplines admises à cette compétition. Nous avons un championnat des jeunes qu’on organise chaque année à Dimbokro qui est la plus grosse pépinière des jeunes. Nous avons un golfeur qui aime le golf et qui s’investit personnellement à Dimbokro pour reprendre le parcours qui appartenait à Utexi. J’ai l’occasion de le féliciter. Il s’appelle Koffi Emmanuel. C’est lui qui entretient le parcours .Il entretient toute une pépinière de jeunes golfeurs pour prendre la relève des professionnels. Nous avons aussi négocié et obtenu de Saint Andrews la mise en place d’une académie au niveau de l’Institut national de la Jeunesse et du Sport (Injs) et c’était presque chose faite mais la crise est survenue. Ce dossier, nous allons le sortir des tiroirs pour approcher les nouvelles autorités de l’Injs. Enfin, nous allons identifier un certain nombre d’établissement en l’occurrence le Lycée Blaise Pascal, le Lycée Classique et le Lycée technique et faire appel à des sponsors pour construire dans l’enceinte de ces établissements, un driving ranch c’est –à dire un terrain d’entrainement parce nous pensons que nous pouvons développer ce sport grâce aux jeunes qui assimilent très vite. Nous avions aussi pour nos professionnels qui sont sur place obtenu des cours de mise à niveau.
Vous avez égrené vos projets, mais dans l’immédiat, que comptez-vous faire ?
Dans l’immédiat, nous sommes en train de programmer un certain nombre de compétitions dans le but de remobiliser les golfeurs. Il y aura, au mois d’octobre, la compétition Kenyan airways qui aura lieu à Yamoussoukro. En novembre, il y aura la compétition Rangold. Aujourd’hui, notre souci c’est de créer l’ambiance, la convivialité qu’il y avait sur les différents parcours. Ensuite aller installer des terrains d’entrainement dans les établissements.
Quel message pouvez-vous lancer aux autorités ?
Je demande aux autorités de nous soutenir pour qu’on puisse sortir cette discipline du groupe dit sports mineurs parce que le golf n’est pas un sport mineur à cause des grandes retombées que ça peut amener à la nation. Je demande aux golfeurs de faire confiance au comité directeur qui n’est pas à sa première crise. Il ya eu une première crise en 2004 où le golf a été saccagé et pillé et cette fois la crise postélectorale durant laquelle nous avions payé un lourd tribut. Mais nous allons pouvoir, avec la même équipe, remonter.

Interview réalisée par Affia Marie
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