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Politique Publié le lundi 5 novembre 2012 | Nord-Sud

Fpi, Lmp, Lider… / Ils attendent l’argent de Ouattara

Des discussions s’ouvriront bientôt sur de l’argent que les partis politiques de l’opposition réclament à l’Etat.


L’argent au cœur de la réconciliation. En sera-t-il le nerf, tel qu’il l’est pour la guerre ? On ne répondra pas d’emblée par oui ni par non. Pour cause, le gouvernement et l’opposition entrent le 22 novembre, dans les «débats de fond(s)», révèlent des sources proches du ‘’dialogue républicain‘’. C’est que, le 25 octobre, l’opposition a déposé sur la table du gouvernement un ‘’avant-projet de loi portant financement des partis politiques et des candidats à l’élection présidentielle‘’. Ce document est censé abroger la loi 2004-494 du 10 septembre 2004. Reste qu’il agrée le gouvernement et soit transmis à l’Assemblée nationale.
Entre-temps, Fpi, Urd, Udcy, Udt-Ci, Lider, Rpci, Rpp, Rpc, Udp, Mnc Alternative, Cap-Udd et Rdp signataires dudit avant-projet attendent de parler argent avec le Premier ministre, Jeannot Ahoussou, en vue de leur financement. Deux raisons principales président à leur démarche, qu’ils énoncent clairement. Primo, ils estiment que la démocratie «encore frêle et fragile» en Côte d’Ivoire «ne peut prospérer» si l’Etat laisse aux seuls partis politiques «la construction de la démocratie». Secundo, ils rappellent que «les partis politiques peuvent recevoir de l’Etat des fonds publics destinés à financer leurs activités ou campagnes électorales». Ce prétexte les a amenés à dépoussiérer la loi en question inspirée de celle intitulée 99-694. Le gouvernement peut-il rechigner à reconduire la législation dont a bénéficié hier l’opposition et le pouvoir jusqu’à l’avènement du nouveau régime ? La question reste entière même si le pouvoir est manifestement réceptif aux discussions sur le sujet. Sinon, pourquoi aurait-il accepté de réceptionner le texte y afférent ? En effet, le Front populaire ivoirien (Fpi) s’est fait le premier l’écho de cette «revendication» au sortir de son tout premier comité central d’après crise postélectorale. Mieux, Sylvain Miaka Ouretto, désigné président intérimaire de la formation politique anciennement au pouvoir, a indiqué que son parti «attend le reliquat» du financement au titre de l’année 2011. Si elle attend donc le un millième (1/1000) du budget annuel du gouvernement, tel que le stipule la loi en vigueur, l’opposition espère aussi une «dérogation spéciale». «Le gouvernement doit effectivement financer les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale mais une décision exceptionnelle a été prise concernant le Rdr qui n’avait pas participé aux élections législatives à l’époque. Le gouvernement d’alors a fait une dérogation spéciale et dit qu’elle prenait fin en 2005. Et, puisque nous sommes pratiquement dans la même situation, il faut alors qu’il y ait cette même dérogation», argumente un officiel du Cadre du dialogue permanent (Cdp). Un autre rappelle que le financement au prorata du nombre de représentants au Parlement doit tenir compte de la simple présence à l’hémicycle. «Des partis politiques ont effectivement participé aux élections, assure-t-il, d’autres ont des représentants à l’Assemblée nationale comme le Cap-Udd, le Rpci, le Rpp». Lui révèle que c’est lors d’un séminaire à Bassam, à l’initiative du National democratic institute (Ndi), qu’ils ont élaboré cet avant- projet de loi. La Commission statut et financement des partis politiques du Cdp produira un rapport sur la situation le 22 novembre.

Bidi Ignace
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