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Politique Publié le samedi 23 mars 2013 | AFP

Côte d’Ivoire: six morts dans une attaque d’hommes armés dans l’ouest (ONU)

© AFP Par DR
Fighters from the Republican Forces rebels walk at the village of Pekanhouebly on the border of Ivory Coast and Liberia
Jeudi 24 mars 2011. Frontière du Libéria. Des soldats des FRCI en patrouille près du village de Pekanhouebly
Six personnes, dont deux civils, ont été tuées samedi dans une nouvelle attaque d’hommes armés dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, région troublée frontalière du Liberia, a annoncé la mission onusienne Onuci.

Les éléments de l’Onuci qui se sont rendus dans le village de Petit-Guiglo,
attaqué au petit matin, "ont rapporté que les assaillants ont tué deux civils
et un +dozo+" (chasseur traditionnel), a déclaré à l’AFP la porte-parole
Sylvie van den Wildenberg. Les "dozo" servent de supplétifs aux Forces
républicaines (FRCI), l’armée ivoirienne.

"Trois assaillants ont été tués" par les FRCI, "qui ont repoussé les hommes
armés", a-t-elle ajouté, faisant état également de "plusieurs blessés".

Une source administrative locale interrogée par l’AFP a évoqué de son côté
"cinq morts, trois assaillants et deux civils", ainsi que "deux blessés" dans
les rangs des FRCI.

"Les assaillants sont venus du Liberia", a-t-elle affirmé, ce qu’ont
confirmé plusieurs sources locales. Les hommes armés ont été mis en fuite au
bout de plusieurs heures, d’après des témoignages.

"La situation est sous contrôle, le calme est revenu", a déclaré le
sous-préfet de Bloléquin, Claude Koffi.

Les assaillants, "lourdement armés", "ont brûlé les habitations des
Burkinabè" installés en nombre dans l’Ouest, région agricole, et "les
villageois on fui dans la forêt", a rapporté un témoin.

"Il n’y a plus personne à Petit-Guiglo, on est tous réfugiés à la mairie et
à la maison des jeunes de Bloléquin", localité située à plusieurs kilomètres
de ce village, a raconté un autre habitant.

L’Onuci a indiqué avoir renforcé ses "patrouilles dans la zone, terrestres
et aériennes", pour appuyer les FRCI et "protéger les civils".

Sept personnes, dont deux militaires, avaient été tuées mi-mars lors d’une
attaque dans le village de Zilébly, première attaque dans cette région après
une accalmie de plusieurs mois.

En proie depuis des années à de graves tensions liées notamment aux
problèmes fonciers, l’Ouest a été la zone la plus meurtrie durant la crise
postélectorale de 2010-2011, qui avait fait quelque 3.000 morts dans le pays.

Après cette crise, la région a été la cible d’une série d’attaques
meurtrières menées par des groupes venus de l’est du Liberia. Dans l’une des
ces attaques, sept Casques bleus de l’Onuci avaient trouvé la mort en juin
2012.

Le régime du président Alassane Ouattara a accusé des exilés fidèles à
l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, mais le camp Gbagbo a nié toute
implication.

ck-tmo/sd
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