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Politique Publié le samedi 27 avril 2013 | Notre Voie

Invitation du FPI au rassemblement des forces vives : Le cri du cœur pour sauver les acquis démocratiques de 1990

Au cours de la conférence de presse qu’il a tenue, mercredi dernier, au Qg de campagne du président Laurent Gbagbo, le secrétaire général par intérim du Fpi a réitéré l’appel dudit parti à l’endroit des forces du progrès pour mettre fin à la dictature qui s’est emparée de la Côte d’Ivoire depuis l’installation de Ouattara à la tête de ce pays.

Le secrétaire général par intérim du Fpi, Dr Richard Kodjo, a, au cours de la conférence de presse qu’il a animée, au nom de son parti, mercredi dernier, indiqué que l’appel pour arrêter la dictature qui ronge la Côte d’Ivoire depuis que Ouattara a été installé à la tête de ce pays va au-delà du Pdci-Rda. Cet appel, a-t-il insinué, s’adresse à toutes les forces du progrès qui tiennent à ce pays et aux valeurs qu’il véhicule. C'est-à-dire la paix, le dialogue, la fraternité, l’amour du prochain, l’hospitalité et le partage, pour ne citer que celles-là. Mais aussi à tous ceux qui sont épris de justice et de démocratie.
Pour dire vrai, l’appel du Fpi constitue un véritable cri du cœur à l’endroit de toutes ces forces pour que, dans une union sacrée, peu importe la forme qu’elle prendra, elles sauvent notre pays qui s’effondre sous nos yeux. En utilisant, bien entendu, comme l’a si bien indiqué Dr. Kodjo Richard, les moyens démocratiques.
En effet, en plus de ce que Ouattara a montré qu’il n’est pas capable de rassembler les Ivoiriens autour de la mère-patrie qui sort de la plus grande crise de sa jeune histoire, il est en train de faire voler en éclats tous les acquis démocratiques de plus de trente ans de lutte.

Ouattara ne peut réconcilier les Ivoiriens

La guerre que la Côte d’Ivoire a connue et qui a démarré dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 pour prendre fin le 11 avril 2011 a duré 9 ans. Elle est la plus grave crise de sa jeune histoire. Elle a laissé de graves cicatrices dans les cœurs des uns et des autres. De sorte que ce dont les Ivoiriens ont le plus besoin au sortir de cette crise, c’est d’effacer toutes ces cicatrices. Et cela ne peut se faire que dans le cadre d’une réconciliation vraie qui épouse les valeurs d’humilité, de pardon et de tolérance. Or la réconciliation est toujours enclenchée par celui qui est en position de force au sortir d’un conflit ou d’un affrontement. C’est l’attitude qu’il affiche vis-à-vis de celui qu’il a vaincu qui indique et balaie la voie de la réconciliation. Ce qui n’est pas le cas de Ouattara qui est sorti vainqueur de la guerre en Côte d’Ivoire, aidé de son ami Sarkozy. Il a certes créé une Cadre pour la réconciliation dont il a confié la gestion au Premier ministre Charles Konan Banny, mais il ne fait rien pour donner forme à cette réconciliation. Depuis qu’il est au pouvoir, il n’a posé aucun acte, pas un seul en tout cas qui puisse indiquer qu’il veut réellement la réconciliation. Le président Gbagbo et ses camarades sont encore soit en prison, soit en exil. Leurs biens sont encore gelés et leurs résidences toujours occupées par les Frci et les dozos. Plus grave, encore aujourd’hui, Ouattara continue de traquer ceux qu’il qualifie avec mépris de pro-Gbagbo. Dans les villages, notamment dans les zones forestières et particulièrement à l’ouest, c’est la catastrophe. C’est la désintégration totale. Les forêts de nos parents sont envahies par des Burkinabé qui arrivent par centaines tous les jours sans que cela ne préoccupe le gouvernement. Pendant ce temps, les propriétaires terriens sont pour la plupart contraints à l’exil. A quelle réconciliation peut-on aboutir dans ces conditions ? Tant que cette situation n’aura pas changé, tous les efforts que Banny fait seront vains. Et cela montre l’incapacité de Ouattara à rassembler les Ivoiriens dans le cadre d’une vraie réconciliation.

Les acquis démocratiques en péril

Et comme si cette situation n’était pas suffisamment préoccupante, Ouattara a mis en veilleuse les acquis de 30 années de lutte. Ces acquis ont pour nom la liberté d’association, la liberté qu’ont les partis politiques à organiser des manifestations, les libertés syndicales, la liberté de presse, etc., toutes ces valeurs démocratiques ont été foulées aux pieds par Ouattara. Depuis qu’il est au pouvoir, aucun parti politique ne peut organiser une manifestation publique. Les trois meetings que le Fpi a organisés ont été réprimés dans le sang. Chaque fois que le parti et sa jeunesse annoncent une manifestation publique, les thuriféraires du Rdr crient à la provocation pour justifier la répression sauvage. Et, à défaut de dissoudre les partis, Ouattara a décidé de ne pas leur accorder le financement public auquel ils ont droit de par la loi. Par ailleurs, les sièges de ces partis ont été soit totalement détruits, soit saccagés. Il en est de même pour la liberté de presse qui est mise en difficulté. Des sièges des journaux qui ne caressent pas le pouvoir dans le sens du poils et dit «Journaux bleus» ont été saccagés. Des journalistes ont été emprisonnés quand d’autres sont contraints à l’exil. Ce n’est pas tout ! Ouattara a transformé le Conseil national de la presse en une structure «gendarme» pour les journaux dit bleus. La situation n’est pas contraire du côté des syndicats et autres Ong. Les libertés syndicales, qui jadis faisaient la fierté de la Côte d’Ivoire, sont mises sous l’éteignoir. Les enseignants peuvent en témoigner.
En toute honnêteté, la Côte d’Ivoire est exactement dans la même situation qu’en 1990. Situation qui avait nécessité l’union de toutes les forces du progrès pour arracher le multipartisme au président Houphouet. D’où l’appel du Fpi à l’endroit des mêmes forces vives pour sauver la Côte d’Ivoire en utilisant des moyens démocratiques. Le faisant, le Fpi joue son rôle de leader de l’opposition.

Boga Sivori
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