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Sport Publié le lundi 13 mai 2013 | Le Patriote

Il faut en finir avec ces tourments

Dans «Célèbres leçons et fragments» de Jules Lagneau, on apprend que «Par raison nous n'entendons pas un principe d'indépendance, d'orgueil, de retour sur soi, mais un principe d'ordre, d'union et de sacrifice“. L’Africa Sports d’Abidjan, depuis 36 ans a du mal à se défaire de l’image de club violent, club habitué aux crises et aux coups d’Etat. Tous ceux qui se succèdent à la tête du club viennent avec une conviction. Faire de la maison vert et rouge un club exemplaire, avec des résultats probants. Mais au fil des années, ce ne sont les mêmes histoires. Rien ne change. Aujourd’hui, c’est Koné Cheick Oumar qui se trouve dans la situation du petit de la hyène. «La hyène qui veut manger son petit trouve qu'il sent la chèvre» dit le dicton. Moins de 24 mois après avoir été adulé, cajolé, porté en triomphe, il est devenu indésirable. Aujourd’hui il est plus qu’important pour l’Africa de se faire souffrance pour arrêter de souffrir. Koné Cheick Oumar n’est certainement pas celui que la famille Vert et Rouge espérait. Mais il est élu pour un mandat de quatre ans. En acceptant de reconnaître leur tort, le président honoraire et les autres administrateurs qui l’ont débarqué feraient plus de bien au club en accompagnant le PCA élu jusqu’au terme de son mandat. Après ça, ils sont libres de choisir qui ils veulent au terme d’une assemblée générale. C’est cela qu’on appelle «se faire souffrance pour arrêter de souffrir». Pour paraphraser Jules Lagneau, avoir raison comme ils le prétendent, ce n’est ni un principe d'indépendance, d'orgueil, de retour sur soi. Mais juste un principe d'ordre, d'union et de sacrifice. La spirale négative a trop duré. Il faut y mettre un terme pour penser à la construction du club. Quitte à revenir aux cotisations des membres et supporters qui faisaient vivre le club sous Seri Mogador jusqu’à Guy Ayéna. Peut-être que Koné Cheick Oumar ira dans les conditions actuelles. Mais personne ne survivra à l’Africa. Etre un président d’honneur requiert de la sagesse. Et cela ne doit pas manquer à Me Cheickna Sylla. Car «Qui ne sait être fou n’est pas sage». Puisque le sage est présenté comme quelqu'un qui doit savoir prendre ses distances avec ce que tout le monde pense pour avoir une vision à la fois critique et utile. Ainsi il doit savoir, comme le fou, évoluer en marge de la société. Pendant qu’il est temps, il faut le faire et engager le club sur une nouvelle voie où le seul le discours de développement, de construction, prime.

OG
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