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Politique Publié le vendredi 19 juillet 2013 | Le Patriote

‘‘Affaire Ouattara gaspille des milliards dans les voyages’’ Quand les actes contrastent avec la désinformation

© Le Patriote Par DR
Le Président Ouattara à Lomé pour plaider pour des législatives apaisées
Jeudi 18 Juillet 2013. Aéroport international GNASSINGBE Eyadema. Lomé. le Président de la République, SEM. Alassane OUATTARA, a été accueilli par son homologue togolais, SEM. Faure Essozimna GNASSINGBE.
Encore des affirmations gratuites. Nos amis d’en face, en mal d’inspiration, continuent de servir des informations sans fondement à leurs lecteurs. De quoi s’agit-il ? Un confrère, dans sa parution d’hier, en reprenant l’article d’un autre journal, a cru bon de faire une révélation sur les coûts des voyages du président Alassane Ouattara.
Arguant même que les déplacements du chef de l’Etat, en deux ans, sont estimés à plus de 100 milliards de F.cfa et qualifiés de gaspillage. Mais sur quoi se base ce confrère pour évoquer le gaspillage ou même ce montant ? Rien.
Aucune analyse scientifique, aucune facture pour étayer sa disserte afin de situer davantage son lectorat qui est lui-même resté sur sa faim.
Et qui a constaté de lui-même qu’il ne peut rien tirer de cet article où le journal reconnaît lui-même qu’il est ‘‘difficile aujourd’hui d’avoir le nombre exact de voyages de Ouattara’’.
Si on ne peut quantifier les déplacements, est-il possible de faire une évaluation chiffrée des coûts ? En tout cas, non, à moins que l’on veuille désinformer.
Qu’à cela ne tienne, ce quotidien bleu a continué pour parler de ‘‘gaspiller’’ des milliards de F.cfa. Alors que ‘‘Gaspiller’’, c’est dépenser avec excès inutilement. Lorsqu’on se réfère aux voyages du président Ouattara, le constat est qu’ils ont permis de servir la Côte d’Ivoire et la repositionner sur l’échiquier international, là où ce pays avait été tiré par le bas par le chef des refondateurs qui avait décidé que le pays vive en autarcie. Nul n’est censé ignorer qu’Alassane Ouattara a alors hérité d’une Côte d’Ivoire défigurée, économiquement balafrée, diplomatiquement en déliquescence, et où les voyants étaient au rouge avec un taux de croissance de –4,7%.
Dans ce climat délétère, pas propice à l’investissement étranger, Ouattara, fort de son carnet d’adresse (il faut en avoir avant de se déplacer), prend la décision de faire de la Côte d’Ivoire, un pays à nouveau fréquentable. En point de mire, un pays émergent à l’horizon 2020.
Il se lance alors dans l’Eco-diplomatie, multiplie les forums économiques à l’extérieur du pays, avec comme boussole, le Plan national de développement 2012-2015, qui nécessite plus de 11. 000. milliards de FCFA. Et c’est l’un des nombreux voyages du Chef de l’Etat à l’étranger, qui ont permis d’accélérer l’obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE, par la Côte d’Ivoire, en juin 2012.
Toute chose qui a eu un effet déclencheur. Le financement du projet du pont Riviera-Marcory connaît un coup d’accélérateur avec la signature des conventions de bouclage le 28 juin 2012, à Paris. Dans la même veine, en décembre 2012, Ouattara se rend à Paris, à la recherche de financement pour la mise en ?uvre du PND (Plan national de Développement). Ainsi, du 02 au 05 décembre 2012, il participe à la table ronde des bailleurs de Fonds, en vue de la mobilisation de ressources pour la mise en chantier des grands projets de développement de la Côte d’Ivoire. Les ministères techniques sont même du voyage et les membres du Gouvernement sont appelés à ‘‘vendre’’ le pays. A cette occasion, les partenaires au développement ont confirmé leur engagement à hauteur d’environ 7 milliards d’euros (8,6 milliards de dollars US) soit 4.300 milliards F CFA sur la période 2013-2015, soit plus du double des financements attendus par la Côte d’Ivoire.
Les voyages de celui que ses adversaires appellent Magellan ont favorisé la réalisation ou le début de réalisations de nombreuses infrastructures. A savoir entre autres, les échangeurs de Marcory et de la Riviera 2, la construction du pont reliant la 7ème à la 8ème tranche, la construction de la route Angré-Mahou, la réfection du mythique pont de Bouaflé (septembre 2012), le lancement des travaux de renforcement de l` alimentation en eau potable d`Abidjan à partir de Bonoua, l’accélération de la construction du pont de Jacqueville, le lancement des travaux de l’autoroute de Grand-Bassam, l’accélération des travaux de l’autoroute du nord, etc. Mieux, c’est justement l’un des déplacements du président Ouattara à l’extérieur, précisément en Chine, qui a permis également de boucler des financements pour la construction du barrage de Soubré dont le lancement des travaux a eu lieu en février 2013. Des voyages qui ont permis de booster les investissements directs étrangers (IDE) et donner plus de coffre au secteur privé, pourvoyeur d’emploi par excellence.
Contribuant ainsi à renouer avec une croissance forte en 2012 avec plus de 8%. Mais ce qu’il faut aussi rappeler, c’est que le président Ouattara ne va pas qu’à l’extérieur. Même au plan interne, ces voyages sont utiles, car il y va pour apporter le développement à travers des inaugurations de forages, des mises sous tensions de certaines localités, des véhicules pour les Préfets. Il y va pour s’imprégner des difficultés de ces régions et y apporter des solutions avec le Programme présidentiel d’urgence (PPU). Il s’agit pour le président Ouattara, de mettre fin aux disparités régionales. Les tournées effectuées par le chef de l’Etat, en avion présidentiel, ne sont donc pas pour lui. A l’extérieur, le but est de redorer l’image ternie de la Côte d’Ivoire, vue sous un prisme déformant. N’en déplaise aux pourfendeurs de ce régime, le président Ouattara l’a toujours réaffirmé en ces termes : « C’est pour apporter de l’argent au pays. Je suis Magellan, c’est vrai, mais je suis heureux d’avoir la force physique et de faire ces voyages pour ramener de l’argent à la Côte d’Ivoire. Nous continuerons et nous n’allons pas perdre de temps. Nous voulons transformer le quotidien des Ivoiriens et l’image de la Côte d’Ivoire pendant le mandat que les uns et les autres ont voulu me confier ». Sans commentaire.

Jean Eric ADINGRA
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