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Économie Publié le mercredi 13 novembre 2013 | Le Mandat

Secteur minier : Ce que cache le nouveau Code

La Côte d’Ivoire a engagé de nombreuses réformes dans le but de booster son économie. Au nombre de celles-ci, un nouveau Code minier, très attendu par les acteurs du secteur et la société civile.

L’ancien Code minier qui date de 1995 a été amendé en Côte d’Ivoire. Sa relecture a mobilisé au début du mois d’octobre 2013, outre les secteurs privés et publics, la société civile. Ceci dans le cadre d’un processus participatif et inclusif. Le challenge du gouvernement est donc de tirer un meilleur profit de ce secteur, en rehaussant le niveau des investissements privés.

Mais cela passe naturellement par la redynamisation du développement minier dont la faiblesse, jusqu’ici, est principalement due au cadre législatif inadapté aux évolutions du secteur, à l’insuffisance des données géologiques et minières, à l’absence de promotion renforcée du potentiel minier, et à l’inexistence d’une industrie de transformation des minerais en produits semi-finis et finis. Le nouveau Code minier intègre aussi la nécessité de préserver l’environnement pendant et après la période d’exploitation du minerai. Il priorise également les aspects liés aux conditions d’attribution des titres miniers, à la réglementation de l’exploitation artisanale et semi-industrielle...
Le développement progressif d’une industrie de transformation locale fait partie des axes pris en compte par la nouvelle orientation du Code.

De l’avis de nombreux experts, le secteur a tous les atouts pour jouer un rôle prépondérant eu égard à son potentiel et à ses effets structurants et d’entraînement sur les autres secteurs clés de l’économie. En effet, tous s’accordent à dire que le potentiel minier ivoirien est immense. Même si, celui-ci, ne contribue qu’à hauteur de 1% dans le PIB et 3.000 emplois directs. Des gisements importants ont été découverts dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il s’agit spécialement des gisements de fer, de nickel, de nickel, associé au cuivre et au chrome, sans oublier les gisements du groupe du platine, et même de scandium. A l’ouest du pays, se trouvent les gisements de fer du mont Klahoyo-Tia (estimé à 1,2 milliard de tonnes), du mont Gao (1 milliard de tonnes), de nickel latéritique de Sipilou (205 millions de tonnes), pour ne citer que ceux-là.

En ce qui concerne l’or, la Côte d’Ivoire renferme près de 30% du birimien de l’Afrique de l’ouest. A l’instar des ressources aurifères mises en évidence dans différentes régions du pays, le diamant, le manganèse, la bauxite et d’autres minerais le sont également. Autant de potentiels pour lesquelles, le gouvernement ivoirien veut mettre en valeur le sous-sol; bien entendu dans un cadre de partenariat gagnant-gagnant avec un secteur privé très déterminé à faire des investissements sur le court, moyen et long terme. L’Etat a donc compris l’urgence et l’utilité de réadapter le Code minier, vieux de vingt ans, aux exigences de l’Initiative de transparence des industries extractives (Itie).

B. Soro
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