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Politique Publié le vendredi 17 janvier 2014 | Le Patriote

Dialogue républicain : de la nécessité du FPI de rentrer dans les rangs

© Le Patriote Par Marc Innocent
Dialogue politique : une délégation du FPI rencontre le RDR
Lundi 09 Décembre 2013. Abidjan. Cocody. Une délégation du Rassemblement des Républicains (RDR, pro-Ouattara) accueille à son siège une dizaine de cadres du Front populaire ivoirien (FPI, pro-Gbagbo). Photo : Pascal Affi N`Guessan
“La main qui demande est toujours en bas », disent les sages. Les propos tenus hier par Affi N’Guessan à la Primature traduisent-ils cette vérité qui veut que celui qui revendique le fasse dans un esprit d’humilité ? Le ton était posé au cours de la rencontre du président du FPI avec le ministre d’Etat auprès du président de la République. Même à la sortie du conclave, Pascal Affi N’Guessan d’habitude volubile et inutilement provocateur, a surpris plus d’un Ivoirien par son discours plein de sens et de sagesse. « Les uns et les autres sont animés de bonne volonté pour que sur toutes les questions, on essaie de voir comment on peut trouver des compromis », a prôné Affi devant la presse. Nouvel état d’esprit ou ruse politique ? Difficile pour le moment de le savoir. Mais toujours est-il que le parti de Laurent Gbagbo a certainement compris que les grandes décisions ne s’obtiennent ni par le chantage ni par la violence. « Asseyons-nous et discutons », aime Affi à paraphraser Laurent Gbagbo ces derniers temps au cours de ses meetings. Mais pour s’asseoir à la table du dialogue, il faut avoir les pieds sur terre. Or le FPI jusqu’ici n’est pas encore descendu de son piédestal. Pascal Affi N’Guessan et ses camarades se comportent comme s’ils étaient encore au pouvoir. Depuis 11 avril 2011, la réalité du pouvoir a changé en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est en train d’avancer et de changer qualitativement avec le président Alassane Ouattara. L’émergence visée par le chef de l’Etat doit se construire avec tous et dans un climat apaisé. C’est la raison pour laquelle le président de la République appelle tous les fils et filles de ce pays autour de la mère patrie pour relever ce défi. Pas par faiblesse. Mais pour la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens qui ont, dans leur majorité, adhéré à cette vision ne peuvent qu’applaudir des dix doigts le retour du FPI à la table de négociation. Le FPI qui n’a pas eu à mettre un revolver sur la tempe du chef de l’Etat pour voir ses desideratas pris en compte. Des prisonniers pro-Gbagbo ont été libérés. D’autres suivront. Le chef de l’Etat lors de son discours du Nouvel an l’a promis. Les maisons et résidences occupées illicitement ont été pour la plupart rétrocédées à leurs propriétaires. Plusieurs milliers d’exilés pro-Gbagbo sont rentrés. Des avoirs et des comptes bancaires ont été dégelés. Au regard de ce qui se fait dans le cadre du dialogue républicain, il est clair que l’arrogance et la suffisance n’ont pas leur place. Si Affi N’Guessan reconnait qu’il y a de « la bonne volonté de part et d’autre », il lui appartient de sortir de la logique belliciste dans laquelle il s’est inscrit depuis sa sortie de prison. Le président Ouattara et son Gouvernement ont tourné la page de la crise postélectorale. Désormais, c’est cap sur le dialogue et le développement. Laurent Gbagbo lui-même, le jour de sa capture, le 11 avril 2011 à l’hôtel du Golf, avait dit ceci : « La crise militaire est terminée, il faut régler la partie civile de cette crise pour que le pays reprenne». Mais la partie civile de la crise ne peut se faire que si le discours de la haine, les invectives et la défiance à l’autorité étatique s’arrêtent. Affi N’Guessan et les siens doivent rentrer dans les rangs. Car, il ne servira à rien de chercher noise à un régime qui depuis belle lurette a tourné le dos à la belligérance. On ne se bat pas seul, à moins d’être un épileptique. Pour se battre, il faut être deux. Au lieu donc d’avoir le comportement de l’épileptique, les dirigeants actuels du FPI doivent comprendre qu’il est temps d’observer le profil bas face à un Gouvernement qui ne veut que les choses avancent dans le bon sens.

Jean-Claude Coulibaly
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