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Politique Publié le vendredi 17 janvier 2014 | Nord-Sud

Reprise du dialogue : Affi accroché à ses états généraux

© Nord-Sud Par Atteby
FPI: Cérémonie de passation des charges entre Miaka Ouretto et Affi N`Guessan
Samedi 7 septembre 2013. Abidjan. Le président statutaire du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’guessan a repris les rênes du parti au cours d’une cérémonie de passation des charges avec son intérimaire, Sylvain Miaka Ourétto.
On aurait dit un dialogue de sourds. Les discussions ont repris mercredi entre le Front populaire ivoirien (Fpi) et l’ancien Premier ministre, Jeannot Kouadio-Ahoussou, qui conduit les discussions entre le gouvernement et l’opposition ivoirienne. A leur sortie d’audience, à la Primature, là où l’on s’attendait à un discours conciliateur, les acteurs politiques ont encore exposé leur désaccord de manière insidieuse. Les propos des représentants des parties prenantes aux discussions en disaient long sur la teneur des pourparlers qui se sont déroulés à huis clos. Chaque partie, semble-t-il, est figée sur sa position. Et apparemment, même s’ils disent le contraire, que ce soit du côté du gouvernement ou de celui du Fpi, rien dans les propos ne présage de ce que des concessions vont être faites sur l’épineuse question des états généraux de la République. Pascal Affi N’Guessan, président du Fpi, a réaffirmé son attachement à la tenue de ce forum qui, a-t-il insisté, doit être départi du Cadre permanent de discussions pouvoir-opposition, avec de nouveaux acteurs, en prenant en compte toutes les composantes de la population ivoirienne. « Nous avons dit qu’en ce qui concerne le Fpi, notre démarche en faveur de la réconciliation s’articule autour d’un dialogue politique pour assainir l’environnement et les états généraux pour fonder la recherche de la vérité sur les évènements passés et l’adoption de réformes politiques et institutionnelles qui sont de nature à garantir la non répétition des violences qui se sont produites, lors des élections précédentes », a éclairé M. Affi. Il souhaiterait que tout ce qui touche par exemple à l’organisation des élections, soit discuté dans un cadre différent et avec des différents acteurs du dialogue politique. Sur cette question, le gouvernement a émis un refus, à en croire l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo. « Ils ont fait la séparation entre les questions du dialogue politique et les questions relevant des états généraux. Notre position, c’est que ce sont des questions qui concernent l’Etat de Côte d’Ivoire et elles peuvent être discutées ensemble », a répliqué Albert Toikeusse Mabri, ministre du Plan, qui s’exprimait au nom du gouvernement. Un point de vue soutenu par Jeannot Kouadio-Ahoussou qui estime que nombreux sont les problèmes qui ont été réglés justement à travers ce Cadre permanent de dialogue. Il s’agit notamment du dégel des avoirs des cadres de l’ancien régime, la mise en liberté provisoire de pro-Gbagbo, leur réintégration annoncée dans la Fonction publique ainsi que la régularisation de leur situation administrative, la rétrocession de biens privés… Malgré les positions qui semblent tranchées, il y a cependant lieu d’espérer, dans la mesure où les deux parties ont insisté sur l’importance de se retrouver « tous ensemble » pour discuter des questions impliquant l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Danielle Tagro
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