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Politique Publié le samedi 22 mars 2014 | AFP

Charles Blé Goudé, proche de l’ex-président Gbagbo, rejoint son mentor à la CPI

© AFP
Des images de Charles Blé Goudé diffiusées par le ministère de l’intérieur via la page Facebook du ministre Hamed Bakayoko
Mercredi 12 mars 2014. Abidjan. Des images de Charles Blé Goudé diffiusées par le ministère de l’intérieur via la page Facebook du ministre Hamed Bakayoko.
LA HAYE - Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a rejoint dans la nuit de samedi à dimanche son mentor au quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale
(CPI), qui l’accuse de crimes contre l’humanité.

L’ex-chef des "jeunes patriotes", un mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, "est arrivé au quartier pénitentiaire de la CPI", a indiqué à l’AFP Fadi el Abdallah, le porte-parole de la Cour, ajoutant que cette arrivée avait eu lieu "un peu avant une heure du matin".

M. Blé Goudé, surnommé "général de la rue" pour sa capacité de
mobilisation, avait été remis à la CPI par les autorités de la Côte d’Ivoire
plus tôt dans la journée.

D’après la porte-parole ajointe du gouvernement, Affoussiata Bamba, jointe par l’AFP, le greffe de la Cour est venu chercher le prévenu à Abidjan.

L’avion "affrété par la CPI" a décollé à 10H03 GMT de la capitale
économique ivoirienne.

Charles Blé Goudé est considéré par ses détracteurs et par les ONG
internationales comme l’un de ceux qui ont le plus contribué aux violences durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011.

La cour l’accuse de crimes contre l’humanité --meurtre, viol, persécution et autres actes inhumains--, commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Nombre d’observateurs craignent qu’Abidjan ne soit tombé dans un "piège" en livrant ce prévenu.

Car des pro-Ouattara se sont également rendus coupables d’exactions pendant la crise postélectorale. Certains chefs de guerre, aujourd’hui aux plus hauts postes des forces de sécurité, seraient visés par la CPI, affirment des connaisseurs du dossier.

"Ce n’est pas la fin de notre travail en Côte d’Ivoire", a affirmé le
procureur Bensouda.

Et d’ajouter : "si la situation le justifie, nous présenterons d’autres
affaires devant les juges de la CPI sans crainte ou sans traitement de faveur, et quel que soit le bord ou l’appartenance politique des auteurs des crimes."

jf/hm/aub/sd/mbr/abl
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