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Politique Publié le lundi 7 décembre 2015 | APA

Affaire Michel Gbagbo: le mandat d’arrêt contre Soro délivré en ‘’méconnaissance des pratiques et usages diplomatiques’’ (Avocats)

© APA Par PRISCA
Coopération ivoiro-francaise : Une délégation de l`Assemblée nationale française offre des présents au Président Soro Guillaumee
Vendredi 19 octobre 2012. Assemblée Nationale, au Plateau. Le président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume reçoit une délégation de députés français
Abidjan - Les avocats du Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro, ont estimé, lundi soir, que le mandat d’arrêt contre leur client a été délivré par la Juge d’instruction au Tribunal de Grande instance de Paris, Sabine Khéris, en ‘’méconnaissance des pratiques et usages diplomatiques admis et reconnus’’.

Dans un communiqué transmis à APA, Me Jean-Paul Benoît et Me Jean-Pierre Mignard, Avocats à la Cour d’appel de Paris, rappellent que M. Soro ’’est l’un des représentants officiels de la Côte d’Ivoire à la Conférence sur le climat (COP21) dûment mandaté par le Président de la République de Côte d’Ivoire et par l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire’’.

« Ce mandat est délivré en méconnaissance des pratiques et usages diplomatiques admis et reconnus », soulignent-ils, faisant observer le caractère ‘’choquant’’ de la démarche. Les avocats du chef du parlement ivoirien affirment avoir pris contact à plusieurs reprises avec la Juge d’instruction pour s’interroger sur le cadre dans lequel il pouvait et devait coopérer avec la justice française.

‘’ Les faits allégués, minimes, restent à prouver. Monsieur Michel Gbagbo s’est plaint des conditions de son arrestation le 11 avril 2011 à Abidjan alors que sur résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, les forces onusiennes ont délivré le Président Alassane Ouattara pour lui permettre d’exercer son pouvoir légal et légitime’’, ajoute le communiqué.

Pour le Conseil de M. Soro, ‘’aucune preuve de violences physiques n’a pu être établie lors de cette arrestation. Il a été, à la suite de celle-ci, jugé et condamné par la Cour d’assises d’Abidjan, laquelle a rejeté tous les motifs de nullité soulevés sur les conditions de son arrestation’’.

A l’époque des faits, explique le texte, ‘’M. Soro était Premier Ministre, Ministre de la défense. C’est à ce titre qu’il est abusivement visé par une plainte ainsi que plusieurs chefs militaires ivoiriens. Cette plainte entend donc insidieusement contester le processus électoral visant au rétablissement du pouvoir en 2010’’.

Le Parquet de Paris avait classé sans suite la première plainte de M. Michel Gbagbo. ‘’Dans les limites des usages diplomatiques et dans ces limites seulement, il coopérera avec la justice française qu’il saisit de son côté d’une plainte en dénonciation calomnieuse contre M. Michel Gbagbo et tous autres’’, conclut le texte.

LS/APA
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