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Politique Publié le mercredi 16 mars 2016 | AFP

Attaque en Côte d’Ivoire: Conseil des ministres extraordinaire à Grand-Bassam

© AFP
Attaque en Côte d’Ivoire: Conseil des ministres extraordinaire à Grand-Bassam
Mercredi 16 mars 2016. Grand Bassam
Grand-Bassam (Côte d’Ivoire) - Le président ivoirien Alassane Ouattara et son gouvernement se sont déplacés mercredi à Grand-Bassam pour un Conseil des ministres extraordinaire afin de "montrer que la Côte d’Ivoire continue sa marche", après l’attaque jihadiste qui a fait 19 morts.

Le corps d’un jeune homme a été retrouvé mardi par des riverains à
Grand-Bassam, faisant passer le bilan de l’attaque jihadiste de dimanche de 18 à 19 morts, a confirmé le porte-parole du gouvernement. "C’est une épreuve pour la Côte d’Ivoire, c’est également le moment de
montrer notre union et notre force, c’est ce que nous démontrons en tenant le Conseil des ministres à Bassam", a affirmé le président Ouattara, après avoir déposé une gerbe de fleurs sur la plage.

La réunion se tient "d’abord à la mémoire des victimes, mais aussi pour
montrer que la Côte d’Ivoire continue sa marche. La Côte d’Ivoire ne sera pas intimidée, nous demeurons un pays, une terre d’hospitalité", a-t-il poursuivi. La Ville de Grand-Bassam, théâtre de l’attaque jihadiste de dimanche dernier, est une station balnéaire proche d’Abidjan.

"Nous voulons dire aux hôteliers que nous devons tout faire pour que la vie
reprenne (...). Je suis sûr que ce week-end les activités hôtelières
reprendront comme d’habitude", a-t-il ajouté.
Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a souligné que le gouvernement
avait débloqué 550 millions de francs CFA (840.000 euros) dans un plan de
soutien d’urgence à la ville. 200 millions (300.000 euros) iront aux
hôteliers, 50 millions (80.000 euros) aux artisans et vendeurs (à raison de
10.000 francs CFA, 15 euros, par vendeur), et 300 millions (450.000 euros) à
la mairie.
Sur le plan de l’enquête, il a précisé que le gouvernement ne disposait pas
encore de l’identité des jihadistes: "toutes les mesures sont en train d’être
prises pour faire des recoupements avec nos propres bases de données
(empreintes, photos, ndlr) mais aussi (...) avec les pays autour de nous".
"Nous ne pouvons pas, comme le font certains, sur la base d’un teint ou
d’un trait de visage décréter une nationalité", a-t-il précisé.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué l’attaque, a affirmé
qu’elle a été menée par trois hommes, "Hamza al-Fulani, Abdul Rahman
al-Fulani, et Abou Adam al-Ansari", sans mentionner leur nationalité.
Le gouvernement a appelé mercredi "la population à plus de vigilance.
Chacun doit être le policier autour de lui" et a annoncé qu’elle organisera
une journée d’hommage national aux victimes dimanche.

Aqmi a assuré dans un communiqué lundi soir que l’attaque était une réponse à l’opération antijihadiste au Sahel menée par la France, menaçant de nouveau Paris et ses alliés.
La Côte d’Ivoire a aussi été visé pour avoir livré quatre membres d’Aqmi
aux autorités maliennes, selon ce communiqué.

La Côte d’Ivoire est un allié historique de la France en Afrique de
l’Ouest. Le pays participe à la force de l’ONU déployée au Mali (Minusma) et près de 600 militaires français sont stationnés dans quatre bases dans les environs d’Abidjan.

pgf-ck/we
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