Gagnoa a abrité, dans une liesse populaire, les festivités officielles de la 15e édition. Gbagbo! Soro! Gbagbo! Soro!» Le samedi 8 mars, aux environs de 12h 15 au stade Biaka Boda de Gagnoa, des femmes de Côte d’Ivoire, de toutes les régions du pays, de tous les partis politiques et de différentes confessions religieuses, ont ainsi manifesté leur joie d’avoir à leur fête, la Journée internationale de la femme, célébrée cette année à Gagnoa, les deux signataires de l’Accord de Ouagadougou: le Président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Soro Guillaume. La Première dame, Simone Ehivet Gbagbo était également présente, ainsi que des ambassadeurs et plusieurs hautes personnalités de l’Etat. Au nombre desquels, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Amon Ago Marthe, le grand chancelier de l’Ordre national, M. Yssouf Koné, ainsi que le représentant du système des Nations unies, M. Philippe Delane. Le thème national de l’année est: «la consolidation de la paix par les femmes». L’engagement des femmes de toutes les couches sociales s’est traduit par un grand défilé auquel ont pris également part, les femmes des Forces nouvelles qui portaient une banderole sur laquelle on pouvait lire: «les femmes des Forces nouvelles disent oui à l’Accord de Ouaga et au bilan à mi-parcours du Premier ministre Soro Guillaume». Les femmes burkinabè y étaient représentées. Elles se sont distinguées par une parade de motos qui a été appréciée. Mme Zadi Clémentine, qui est intervenue au nom des femmes de Gagnoa, a indiqué que ce rassemblement de femmes, de toutes les contrés du pays, traduit la volonté explicite de celles-ci de prendre toute leur place dans le processus de sortie de crise. Et cela, en mettant en synergie leurs forces et en empruntant d’un pas résolu, le chemin de la paix, éclairé par la tolérance, la concorde et la fraternité. Mme Jeanne Peumond, ministre de la Famille de la Femme et des Affaires sociales, a expliqué que l’escale de Gagnoa, après celle de Ymoussoukro, Bouaké et Korhogo, est particulière pour les femmes de Côte d’Ivoire. «Gagnoa est une escale mémorable historiquement et marquée par la présence d’un public d’une qualité jamais égalée». La présence du Chef de l’Etat n’est, selon elle, pas surprenante, vu l’intérêt qu’il attache à la promotion du rôle social de la femme. Le ministre a, à ce propos, souligné les engagements que le Président Gbagbo a pris pour la Côte d’Ivoire, au travers de la déclaration solennelle sur l’égalité des chances, l’équité et le genre qu’il a bien voulu signer le 21 février 2007. Dans cette déclaration, le Président indique clairement son engagement visant à amener les institutions publiques et privées à l’application d’un quota d’au moins 30% des femmes ivoiriennes dans la gestion des affaires publiques et politiques, notamment lors des échéances électorales, en vue de la parité telle que stipulée dans la constitution ivoirienne. Concernant le Premier ministre, elle a rappelé la décision qu’il a prise d’associer à son action à la tête du gouvernement, les organisations de femmes dans toutes leurs composantes et diversités. De la Première dame, Mme Peuhmond a souligné la constance de l’intérêt remarquable que revêt, pour elle, la célébration du 8 mars, son implication et sa solidarité à l’endroit de ses concitoyennes. Selon le ministre, les femmes ont voulu faire de Gagnoa le lieu où elles viennent enfoncer le clou de la paix et démontrer que «la guerre est finie». Faisant allusion au thème national qui fait référence aux réalités du pays, elle a dit qu’il appartient aux Ivoiriennes de s’engager résolument pour faire entendre leur voix et participer pleinement au maintien de la cohésion sociale. Aussi a-t-elle lancé un appel à toutes les personnes présentes pour soutenir le processus de sortie de crise, par l’organisation d’élections libres avec une participation massive de femmes en vue de l’accès équitable à la prise de décision. Le thème sur lequel les femmes sont amenées à réfléchir au plan international à la faveur de cette journée est: «le financement pour la promotion de l’égalité de genre». A ce propos, Mme Peuhmond a indiqué: «face à une telle problématique, il est évident que la participation des femmes aux instances de prises de décisions et l’allocation des ressources de l’Etat aux préoccupations de genre dans une période post-crise, sont une dimension de grande importance qu’il convient de souligner». Elle estime cependant que la Côte d’Ivoire est en bonne voie et toutes les avancées enregistrées en matière de genre sous l’impulsion du gouvernement attestent que celui-ci, dans la quête d’une société plus équitable et plus prospère, est conscient du rôle prépondérant des femmes dans la reconstruction de la Côte d’Ivoire. M. Philippe Delane, qui est intervenu au nom du système des Nations unies, a indiqué que si les gouvernants veulent atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, ils doivent investir davantage dans les femmes et les filles. «Que nous nous placions du point de vue des droits humains, de la politique ou de l’économie, la conclusion est la même : il est recommandé d’investir dans les femmes. Les bénéfices sont élevés pour les femmes elles-mêmes et pour le monde en général», a-t-il souligné.
Soro Guillaume salue la grandeur d’âme des Ivoiriennes
Le Premier ministre Soro Guillaume était ému, samedi au stade Biaka Boda de Gagnoa devant l’engagement et la détermination des femmes en faveur de la paix et de la réconciliation. Il a dit au Président Laurent Gbagbo que si les femmes de Côte d’Ivoire ont retenu au niveau national le thème : « la consolidation de la paix par les femmes », à l’occasion de la journée internationale qui leur est consacrée, c’est à cause de leur grandeur d’âme et de leur conscience élevée du devoir. Car « en choisissant comme slogan, de cette journée, la guerre est finie, les femmes toujours à l’avant-garde du progrès et de l’apaisement, proclament définitivement la fin de cette guerre qui durant cinq ans a miné nos relations », estime-t-il. Avec beaucoup d’émotion dans la voix, il a ajouté ceci : « Il fait jour, Ivoiriennes, les femmes de Côte d’Ivoire ont décidé d’ouvrir une page nouvelle de fraternité et d’amour ». Puis, il a salué les combattantes pour la paix, avant d’indiquer : « en proclamant que la guerre est finie, je suis persuadé que les femmes sauront le communiquer autour d’elles, à leur mari, à leurs enfants, ainsi qu’aux chefs des partis politiques dont elles sont les sœurs, les épouses, les mères. Afin que nul ne l’ignore et que tous s’inscrivent dans cet élan d’exorcisme collectif».Pour le Premier ministre Soro Guillaume, si la guerre est finie, c’est parce que les femmes de Côte d’Ivoire ont accepté de se rencontrer les 15 et 16 février derniers à Grand-Bassam, pour dire non à l’abîme. Aussi, leur a-t-il fait savoir que le Chef de l’Etat et lui, ont signé l’Accord politique de Ouagadougou et se sont engagés avec détermination et sans faiblesse à sa mise en œuvre effective et concrète. Il a par ailleurs souligné les avancées notables, un an après la signature de l’Accord de Ouaga, dont les sceptiques avaient pourtant prédit la mort. S‘adressant au Chef de l’Etat, il a déclaré: «Nous sommes encore là, après que des courtisans zélés, sont allés vous mettre en garde contre le Premier ministre qui vous endort pour mieux vous porter le coup. Nous sommes là, après que les mêmes courtisans sont venus me dire sous le sceau du secret que vous mûrissiez un plan d’assassinat contre ma personne, nous sommes encore là. M. Le Président, le fait que nous soyons ensemble ici à Gagnoa, est la preuve que l’Accord de Ouaga marche. Un an après, la Côte d’Ivoire fait des progrès significatifs vers la paix, l’organisation d’élections démocratiques et transparentes ». Le Premier ministre a encore expliqué que la célébration de la Journée internationale de la femme à Gagnoa est un autre symbole. Celui de la fin de la guerre, entre filles et fils de la Côte d’ivoire, unis et indivisibles. Faisant allusion à la condition des femmes, Soro Guillaume a dit au Chef de l’Etat que les femmes constituent aujourd’hui un maillon incontournable de toute approche de développement durable des nations du Sud. Cependant elles sont les premières victimes des crises, des mutilations génitales, des mariages forcés et de la privation de certains droits qui constituent autant d’atteintes à leur dignité et à leurs droits fondamentaux. C’est pour cela, estime-t-il que célébrer la femme une fois l’année ne semble pas suffisant. Il a souhaité que la communauté nationale et internationale reconnaisse les mérites des femmes et leur accorde la place qui est la leur. « Refusons que l’on confine uniquement les femmes dans des tâches subsidiaires ou accessoires ». Pour lui, les femmes l’ont si bien compris qu’en l’espace d’un siècle, elles ont conquis l’égalité juridique et législative dans la plupart des pays du monde. Et elles revendiquent désormais à raison, l’équité économique et sociale. Malgré ces avancées, le Premier ministre estime que beaucoup restent encore à faire afin que l’égalité dans les faits ne concerne plus la seule élite, mais qu’elle se généralise à toutes les femmes. Et de souligner la justesse du choix du thème international qui porte sur le financement pour la promotion de l’égalité du genre. Et qui permettra aux femmes de se prendre en charge, de s’assumer pleinement et de contribuer au développement de nos nations respectives.
Marie-Adele Djidje
Envoyée spéciale
Option : Altitude
C’est toujours avec une grande joie que les femmes célèbrent la journée du 08 mars. Elles le démontrent bien avec les cérémonies fastueuses, à Korhogo, Bouaké, Gagnoa. Tribune rêvée d’expression, elle leur sert à ressasser les questions liées aux entraves à leur promotion, notamment, les injustices dans le travail, les mutilations génitales, les violences conjugales, les décès maternels, etc. La journée est encore hélas, depuis le temps qu’elle a été instituée, le moment pour égrener les espérances. Peut-être devrons-nous à présent passer à une sensibilisation des femmes, afin qu’elles se départissent du complexe naturel d’infériorité qui pousse encore certaines à se complaire dans les seconds rôles. Les femmes ne devraient pas attendre des hommes qu’ils leur fassent « la passe ». La Constitution a beau exiger la parité, c’est à elles de prendre en main leur destin. (Pour donner une promotion à une femme, on lui demandera deux fois plus qu’on en demande à l’homme). Au gouvernement, sur une trentaine de ministres, on compte quatre femmes. Au parlement, moins d’une vingtaine de femmes, pour plus de 220 députés. Environ 6 femmes leaders de partis politiques sur 145 partis. Les femmes n’ont pas encore réussi jusque-là à faire le bilan de toutes ces années de fête. Pour les prochaines éditions, pourquoi ne pas poser des actes symboliques, de nature à propulser les femmes ? Par exemple, une campagne de scolarisation des filles, ou du retour des filles-mères à l’école, ou encore la réduction des décès maternels, etc. J’imagine bien des femmes modèles, Simone Gbagbo, Henriette Diabaté, Mariam Dao, Marthe Ago, Angèle Gnonsoa, Ginette Ross…, des femmes de toutes tendances politiques et toutes religions, lever des cotisations, pour scolariser 100 filles à Bondoukou, ou San Pedro, des zones à faible taux. Un comité de suivi sera mis en place. Lequel sera chargé de faire le point un an après, au cours de la prochaine célébration du 08 mars. Ceci permettrait aux femmes de sortir des fêtes sans retombées. La Journée de la femme doit être une occasion pour les femmes de dessiner leur vision de l’avenir. Quelqu’un a dit: «Notre altitude de dépendra de notre attitude». A méditer.
par Marceline Gneproust
Focus :
Le gouvernement félicité pour sa politique en faveur des femmes
La grand- messe de commémoration de la 15ème journée internationale de la femme s’est déroulée le samedi 08 mars au stade Victor Biaka Boda de Gagnoa. En présence de près d’un millier de femmes venues de toutes les régions du pays. Au cours de cette journée dédiée à la femme, le représentant de l’Unfpa, M. Phillipe Delane, a adressé un satisfécit au gouvernement pour ses actions menées en faveur de la promotion de la femme.«Invest ir dans les femmes, c’est investir dans les familles. Dans la communauté des nations, les femmes, qui ont les ressources, les dépensent généralement pour l’éducation et la santé des enfants, afin d’offrir de meilleurs perspectives d’emploi et de vie», a mentionné M. Phillipe Delane, représentant de l’Unfpa. En outre, M. Phillipe Delane a affirmé qu’en Côte d’Ivoire, les attentes sont nombreuses en matière d’adoption des textes de loi en faveur de la promotion de la femme ivoirienne. Pour l’Unfpa, les initiatives du gouvernement sont soutenues par des Programmes qui contribuent à lever des obstacles considérables. «On peut citer parmi celles-ci la création en 1976 d’un ministère de la promotion de la femme, l’adoption d’une politique nationale en matière de santé de la reproduction du planning familial. L’élaboration et l’adoption d’un plan national de la femme, l’adoption du texte de loi de 1998 réprimant certaines formes de mutilations génitales féminines, l’avant-projet de loi sur l’amélioration du statut juridique de la femme. Un document sur l’égalité des chances, l’équité du genre est en cours d’adoption», a-t-il relevé. Toutefois, il a fait remarquer que les efforts entrepris en vue de l’amélioration du cadre institutionnel et juridique en matière de genre, méritent d’être poursuivis et renforcés à travers l’adoption et la mise en œuvre effective d’une politique de la famille, d’un code de la famille et d’une politique de protection sociale. Aussi M. Phillipe Delane a-t-il tenu à saluer le gouvernement ivoirien pour la création en 2006 d’une direction de l’égalité et de la promotion du genre. Cependant, du fait de la situation de crise, que traverse la Côte d’Ivoire, a-t-il noté, les acquis se sont considérablement fragilisés et les attaques négatives sont nombreuses pour des milliers de femmes et de filles. Entre autres attaques, la mortalité maternelle, le viol, la contamination au VIH/SIDA et surtout la pauvreté. Faisant par ailleurs allusion au thème de la consolidation de la paix par les femmes, Phillipe Delane a exhorté tous les acteurs intervenant dans la crise ivoirienne à l’application de la 1325 qui met un accent particulier sur les besoins spécifiques des femmes et des filles en matière de protection en période de conflit et de sortie de crise. Il a également affirmé être persuadé que les actions en faveur de la paix en Côte d’Ivoire doivent davantage impliquer les femmes. Dans la mesure où l’histoire révèle que partout où les femmes ont pris une part active aux sorties de crise, les résultats ont toujours été positifs, avec un retour effectif de la paix et la consolidation du tissu social. Signalons qu’à la faveur de cette journée, comme les éditions précédentes, 22 femmes parmi lesquelles, une ancienne ministre, des opératrices économiques et des actrices de développement ont été décorées. Le grand chancelier de l’Ordre national, le général Yssouf Koné a élevé au grade d’officier de l’ordre national Mmes Albertine Hépié Gnanazan, Degnan Aholio Catherine, Zamblé Lou Irié et Aminata Diarra. Quand Me Kaudjys Offomou a été faite commandant de l’ordre du mérite national. 17 autres femmes ont reçu leur médaille de chancelier du mérite ivoirien des mains du ministre de la Femme, de la Famille et des Affaires sociales Jeanne Peuhmond.
Touré Amidou
Correspondant Régional
SYNASEF-CI : Une sous- section au CHU de Treichville
Les secrétaires fonctionnaires, regroupées au sein du Syndicat national des secrétaires fonctionnaires de Côte d’Ivoire (SYNASEF-CI), ont désormais leur sous-section.
Dont la présidente est Mlle Oura Akissi Lina. Le bureau de la sous-section composé de sept membres a été investi, samedi dernier au sein de la direction des établissements publics nationaux du Chu de Treichville. Cette cérémonie d’investiture s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la femme. Leur objectif «est de revaloriser le métier de secrétaire et défendre leurs intérêts tant professionnels, financiers que sociaux», a exprimé la présidente. A cette occasion, la secrétaire générale du syndicat, Mme Lagui Marcelline a recommandé à Mlle Oura d’avoir un regard très attentif aux problèmes des uns et des autres. Et souhaité que la collaboration entre les membres soit franche. «C’est à travers votre mobilisation et votre disponibilité que le syndicat pourra régler les problèmes de notre corporation», a fait savoir Mme Lagui. Pour le Dr Mondé Aké, représentant le Directeur général de la santé, «le syndicat vient à point nommé dans la promotion du rôle de la secrétaire dans nos entreprises, vu le travail qu’elle effectue». Il les a invitées non seulement «à lutter pour les intérêts des membres, mais aussi à la sensibilisation à la morale de profession».
Grâce Ouattara
UGTCI : Les femmes appellent au respect de leurs droits
Les femmes travailleuses des Centrales syndicales de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), de Dignité et de la Fesaci (Fédération des syndicats autonomes de Côte d’Ivoire) entendent faire valoir et respecter les droits des femmes. Et ce, sur la scène internationale. C’est ce qu’elles ont annoncé samedi dernier, à la Bourse du travail à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme. Célébrée dans le monde entier, cette journée a pour objectif « d’améliorer les conditions de vie et par ricochet, de défendre les femmes et protéger leurs droits », a indiqué Mme Gnionsahé Hélène, présidente de la Coordination des femmes de l’UGTCI. Car, selon elle, les problèmes qui touchent à la vie et aux droits des femmes ne sont pris en compte que partiellement. Alors que les femmes «constituent la frange la plus importante et vulnérable qu’il faut protéger par tous les moyens». A cette occasion, Mme Gnionsahé, a tenu à témoigner de sa reconnaissance à l’OIT (l’Organisation internationale du travail) pour ses actions d’envergure en faveur de l’émancipation et de la protection de la femme. Notamment pour l’adoption d’une convention pertinente, la C183 portant sur la protection de la maternité. Elle a par ailleurs sollicité le ministère de la Fonction publique et de l’Emploi afin qu’il s’implique pour «l’équité salariale à la pension du veuf». Au cours de cette journée, deux résolutions ont été prises. La première, relative à la création d’un cadre formel d’unité d’action des femmes syndicalistes. Et la seconde, au rôle de la femme et à son plein épanouissement dans la société.
G. Ouattara
Cocody
Les enseignantes se mobilisent pour la paix
Les institutrices de l’Inspection de l’enseignement primaire (IEP) 2 de Cocody ont célébré la Journée internationale de la femme ce 8 mars à l’Hôtel communal de Cocody. C’était en présence du Député de la commune, Assoa Adou.
Au menu de cette fête qui a démarré par un défilé, des prestations artistiques, sensibilisation aux droits de la femme et au rôle «incontournable de l’institutrice dans l’édification de la paix». Mme Ouraga Eugénie, inspecteur de l’IEP 2 de Cocody, a fait comprendre aux enseignantes qu’elles doivent se mobiliser pour la paix. Car, de par leur profession qui consiste à inculquer des valeurs et normes aux enfants, elles doivent faire de l’école «un catalyseur de paix». En prélude à la Journée internationale de la femme, les enseignantes de l’IEP 2 de Cocody ont offert des pagnes à leurs sœurs hospitalisées au service de gynécologie du CHU de Cocody. La remise de ce don estimé à près de 200.000 francs s’est déroulée vendredi dernier.
Nimatoulaye Ba
Repères
Émeute.
Wattao a créé l’émeute au quartier Babré où il était allé prendre son dîner dans un maquis. Les jeunes gens ont envahi la route, empêchant la circulation. Blé Goudé était également à Gagnoa et a été aperçu en compagnie de Wattao.
Accueil.
De nombreuses femmes, venues du pays profond prendre part à cette journée, ont été obligées de passer la nuit à la belle étoile, faute de chambres d’hôtel.
On a eu recours au home hospitality.
Un contingent de femmes policières venues de Divo a passé la nuit dans un night club à Garahio.
Affaires.
Les opérateurs économiques du Fromager ont fait de très bonnes affaires à cette journée. Ils ont renfloué leur caisse. Maquis, bars-climatisés, restaurants, hôtels, boîtes de nuit, ont même refusé du monde.
Banderole.
Sur une des banderoles au stade, on a pu lire: «notre parti, notre religion, notre ethnie, à tous ivoiriens, c’est la Côte d’Ivoire». Sans commentaire.
Fin de la guerre.
Les femmes du Fromager ont prouvé samedi que la guerre est finie. Nous les avons vu danser, comme elles savent le faire le sourire aux lèvres; et ovationner Gbagbo et Soro, sur qui elles comptent pour le retour définitif de la paix .
Défilé.
La famille Yacouba Sylla a également pris part au défilé du 8 mars. Elle, dont l’histoire se confond avec celle de la ville de Gagnoa, n’a pas voulu manquer ce rendez-vous.