Amnesty International France va déposer jeudi près des l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris 60.000 signatures recueillies en faveur de la protection des droits des femmes violées lors de la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire, indique mardi l'organisation.
En remettant vers 10H45 cette pétition et un collier brisé, symbole de ces "victimes oubliées", Amnesty souhaite "obtenir que les autorités ivoiriennes et la communauté internationale prennent des mesures efficaces afin de respecter et protéger les droits des milliers de femmes qui ont été violées à la suite de la crise politique de 2002 qui a donné lieu à un conflit armé".
La remise de la pétition se fera en présence de la chanteuse ivoirienne Dobet Gnahoré ainsi que de Viviane Kitete et Lucie Nizigama, défenseures des droits humains en République démocratique du Congo (RDC) et au Burundi, précise le communiqué de l'organisation de défense des droits de l'Homme.
Amnesty avait publié il y a un an un rapport intitulé "Côte d'Ivoire, les femmes et les jeunes filles, victimes oubliées du conflit".