Nouveau phénomène du handball masculin ivoirien, il déchaîne les passions par son jeu viril et surtout par ses frappes lointaines en extension. Nous l'avons rencontré.
Vous êtes le capitaine d'une équipe de Kani Stars qui est en train de tout balayer sur son chemin. Quelles sont vos impressions ?
Je me réjouis d'être dans un club comme le Kani Stars pour faire évoluer le championnat national de Côte d'Ivoire.
Faire évoluer le championnat de Handball est-ce battre la SOA et le Red Stars ?
Battre la Soa et le Red Stars, c'est trop dire. Mais nous remarquons qu'au niveau africain, les garçons ne sont pas bien vus. Depuis que j'ai commencé à jouer au Handball, on me l'a inculqué. Mon souhait est donc de bien jouer pour qu'un jour le Handball ivoirien puisse figurer en bonne place au niveau africain en ce qui concerne les hommes. C'est donc un plaisir pour moi de jouer et de faire plaisir au public. Nous n'avons pas participé à la dernière coupe d'Afrique au niveau des hommes et c'est bien malheureux. Nous sommes écœurés nous autres joueurs de savoir qu'on ne peut pas se frotter aux autres au plan africain. Ce n'est qu'en jouant de cette façon que ça ira un jour. En tout cas, je l'espère.
Est-ce à dire que vous vous posez déjà comme ceux-là mêmes qui doivent relever le handball masculin après vos deux brillantes victoires sur la Soa et le Red Stars qui ont du mal à atteindre les sommets sur la place africaine ?
Il y a encore beaucoup de travail à faire par rapport à notre objectif qui reste le titre de champion de Côte d'Ivoire. Nous sommes certes contents de battre le Red stars et la Soa par ce qu'il le fallait pour atteindre notre objectif. Mais il nous faut toujours travailler pour avoir ce niveau et même progresser pour atteindre le niveau africain. Seul le travail nous fera avancer.
Pensez-vous avoir le talent nécessaire pour vous mesurer bientôt aux plus grands d'Afrique après vos victoires sur le Red Stars et la Soa ?
Je pense que nous pouvons nous mesurer à l'Afrique car le Red Stars et la Soa que nous avons battus sont des équipes qui participent régulièrement aux championnats d'Afrique.
N'appréhendez-vous pas le fait que vous ne pourriez plus bénéficier de l'effet surprise pour les prochaines batailles qui seront pourtant décisives?
Nous allons travailler pour être champions. Nous sommes préparés pour cela. Je ne devrais peut-être pas l'évoquer, mais notre seul souci reste le côté financier. Le Président se débat mais ce n'est pas toujours facile. Cela peut-être une source de démotivation. Certes, on joue d'abord pour se faire plaisir. Mais quand tu es blessé, tu es abandonné. Nous lançons donc un appel aux bonnes volontés à venir soutenir le Handball car il peut faire vibrer et donner du plaisir aux Ivoiriens à l'instar du football.
Kani Stars est en train de gagner des galons. Mais aujourd'hui, la grande attraction dans le milieu du Handball masculin c'est un peu Kouadio Junior. Cela ne pèse-t-il pas sur vos épaules quand on sait que c'est à vous qu'il revient désormais de conduire Kani Stars au sacre ?
C'est une lourde responsabilité pour moi. Mais je suis un peu préparé par rapport à ma formation initiale au Sport Plus Promotion de Yamoussokro qui m'a appris tout ce que vous voyez. Il y a aussi mes coéquipiers sans lesquels je ne suis rien.
Alors que votre frère joue en finesse, vous le faites plutôt avec force, quel est votre secret pour être si dynamique?
Aujourd'hui, le sport, c'est comme les études. En classe, on te fait un cours que tu étudies à la maison et que tu as le devoir de mettre en pratique. J'ai ainsi fait mes pas avec l'aide de mon club d'origine qui m'a beaucoup apporté.
Réalisée par
Patrice BEKET
Collaboration
Francis AKE