Après trois mois d'absence, le Secrétaire général des Forces nouvelles a regagné Bouaké le week-end dernier, pour la fête pascale. Il en a profité pour rencontrer les grands commandements des Forces nouvelles. La rencontre s'est tenue hier mardi 25 mars 2008, au Secrétariat général des Forces nouvelles, en présence des ministres Sidiki Konaté et Youssouf Soumahoro ainsi que du sous-Chef d'Etat-Major des FAFN le commandant Wattao et les commandants de zone. Un seul point était à l'ordre du jour de cette importante réunion : le bilan de l'accord politique de Ouagadougou, un an après sa signature. Pour le Secrétaire général des Forces nouvelles, le bilan est positif car des avancées notables ont été obtenues même si des résultats sont encore attendus. Il s'est félicité des avancées notables constatées dans le processus de désarmement, notamment au niveau du regroupement et du profilage. Concernant ce chapitre, il a insisté auprès des responsables militaires Forces nouvelles afin que : " ce processus soit accéléré dans toutes les zones Forces nouvelles avec un réel désengagement des soldats sur les lignes de front ". Et de poursuivre : "Aucun prétexte ne saurait expliquer un retard ou un retour en arrière. A cet effet, un comité civilomilitaire au sein des Forces nouvelles a été mis en place pour faire avancer le désarmement et suivre l'irréversibilité du processus. Ce comité devra s'attaquer aux questions de racket dans les corridors des zones Forces nouvelles, aux obstacles dans la libre circulation des biens et des personnes ", a fait savoir le Secrétaire général des Forces nouvelles. Le Premier ministre ivoirien a par ailleurs, insisté sur la nécessité de l'unicité de la caisse de l'Etat : " il est urgent que les Forces nouvelles prennent toutes les dispositions afin d'exécuter le plan d'action de l'unicité des caisses dans les délais qui seront fixés par le gouvernement ", a-t-il souligné. Avant de clore ses propos liminaires, le Secrétaire général des Forces nouvelles a appelé tous les responsables de son mouvement à rester engagés dans le processus de paix en cours. "L'accord de Ouagadougou doit être appliqué et respecté. Tout le monde doit se mettre au pas quant à l'application de cet accord. Toute autre voie n'est qu'une aventure que les Forces nouvelles ne sauront cautionner (…) il n'y a pas d'intouchable aux Forces nouvelles ", a lancé le premier responsable du mouvement à l'endroit des cadres politiques et militaires des Forces nouvelles.