Le calme était revenu mercredi, dans les localités de l’ouest de la Côte d`Ivoire où des militaires de l`armée régulière ont violemment manifesté pendant deux jours, tuant un civil et en blessant au moins sept autres, a-t-on appris mercredi, de sources concordantes. "Tout est rentré dans l`ordre", a indiqué à l`AFP le chef d’Etat-major des armées ivoiriennes (Fanci), le général Philippe Mangou, qui s`est rendu dans l’Ouest après le soulèvement de centaines de militaires à Duékoué, Guiglo et Bloléquin (bien Bloléquin). Le chef des Fanci a confirmé des "tirs de soldats" en colère après la mort d’un des leurs et précisé que les militaires en ont profité "pour faire des doléances en ce qui concerne leur nourriture et leur couchette". Le bilan est d`un mort et sept blessés parmi les civils, a indiqué le général Mangou, sans donner plus de précisions. Les troubles avaient éclaté lundi matin à Duékoué, ville stratégique au carrefour des routes de l’ouest, après la mort dans la nuit d’un soldat, apparemment victime d’un crime crapuleux. Ils ont ensuite gagné les villes voisines de Guiglo et Bloléquin, où des militaires ont également tiré en l`air, selon le préfet de région Alphonse Danon Djédjé, interrogé mardi, par la radio des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci FM). Selon le préfet, un civil a été tué.